Nous voilà donc à Oban, joli port où nous allons passer 2 fois : une en partant ce jeudi vers Mull, puis au retour de Mull pour enchaîner sur un ferry vers Barra.

Après avoir observé un superbe voilier qui arrive, nous grimpons à bord du Loch Frisa pour cette traversée d’une heure vers Craignure, sur l’île de Mull. Le trajet permet d’apercevoir l’île de Kerrera à bâbord et Lismore à tribord, puis nous avançons vers Mull en passant le phare de Lismore, perché sur un îlot. Une fois passé le Duart Castle sur bâbord, qui nous accueille sur Mull, nous rejoignons le petit port de Craignure.


Une courte pause pour que notre boule de poils se remette de la traversée (ça va il supporte bien mais est parfois énervé par les bruits) et des multiples rencontres canines (il y a des chiens partout ici, et donc dans les bateaux aussi, installés dans les salons ou dehors).


Nous n’avons pas repéré de points spécifiques donc nous partons longer la côte sud de Mull, un peu au hasard mais avec un itinéraire créé sur notre fidèle garmin (qui a connu les trips moto en Albanie, Norvège et aussi 4×4 en Islande.. ) avec pour objectif de sortir rapidement des routes principales.
La route principale, parlons-en… elle devient rapidement single track road, large quand même pour sa catégorie mais single quand même, parsemée de passing places permettant de croiser les quelques véhicules ayant l’idée bizarre d’aller dans l’autre sens… il y a du relief, des virolos, très sympa…

Nous faisons quelques kilomètres puis tournons à gauche à Ardura, puis à gauche encore un peu plus loin direction Croggan. Je donne les noms comme s’il s’agissait de ville mais il y a tout au plus quelques habitations. La route est maintenant vraiment single track et il faut vraiment se mettre sur le bas côté des zones de croisement pour éviter de toucher les autres. Ça monte, ça descend, ça virevolte avec des paysages superbes pour nous accueillir ! Ce sont en tout cas les paysages que nous venons chercher dans ces endroits perdus : la mer, la côte découpée, rocheuse, des animaux partout (des oies, des moutons, des vaches, quelques cerfs, …), très peu de monde, avec une température qui reste sous les 20 degrés et un niveau d’humidité élevé, le paradis on vous dit !


La route se termine à une ferme où nous faisons connaissance avec les superbes vaches (il y a un monsieur aussi dans le troupeau…).



Ensuite, demi tour direction Lochbuie où nous tombons sur une zone de camping très agréable en bordure de la mer, avec un café tout proche où se trouve l’honesty box permettant de laisser une donation pour notre passage. Nous décidons de nous poser à cet endroit pour notre première nuit à Mull. Il est 14h, nous déjeunons puis prenons le temps de gérer quelques actions de logistique (renouveler les copeaux du wc sec, remplir les bidons d’eau, installer le panneau solaire…infos plus techniques en fin d’article) avant d’écrire l’article du blog concernant la remontée jusqu’à Oban (Karine). Une éclaircie (oui, il pleuvait un peu en arrivant…), vite, on en profite pour un petit vol de drone. Petite balade pour découvrir les alentours : le petit café, la box pour y déposer 5 livres, des ruines de château, quelques moutons, dans l’eau un phoque qui pêche…


Le repas du soir est cuisiné sur notre réchaud 2 feux dont un est pour l’occasion mis en plancha, super pratique.

Le mer est montée et se trouve à quelques mètres du fourgon quand nous mangeons.
Très bonne nuit, nous nous réveillons bercés par la marée haute suivante et avec les bêlements de moutons qui se baladent autour de notre spot.
Nous reprenons la petite route de la veille en sens inverse, toujours aussi étroite et avec des travaux de fauchage, ça passe juste une fois chacun bien serré dans un coin adapté.
La route principale (single track quand même) qui va vers l’ouest est superbe. On enchaîne bord de mer, petite montagne et lochs… un premier arrêt drone s’impose pour capter ces points de vue avec un peu de hauteur.

Nous continuons notre trajet vers l’ouest et arrivons sur un blocage de la route : un bus et un semi remorque ne peuvent pas se croiser, un certain temps sera nécessaire pour faire reculer d’un côté, se ranger où c’est possible, se serrer tant bien que mal et finalement ouf, le semi passe et tout le monde est libéré.

Nous rejoignons le port de Fionnphort où se trouve le ferry vers l’Île de iona juste en face. Nous n’avons pas prévu de traverser mais nous profitons de la vue et de 2 latte. Il y a une très belle plage avec des rochers qui font penser à la côte de granite rose.

Nouveau vol de drone pour quelques photos aériennes… Le DJI mini 3 pro est vraiment rapide à mettre en œuvre, surtout si on utilise la télécommande avec écran intégré. On enlève le cache, on allume le tout et 1mn après il peut décoller, souvent sans le poser au sol, depuis la main. Idem pour le récupérer, on le place à proximité, assez bas pour l’attraper dessous mais sans l’avoir à hauteur de yeux et hop, on le prend, on l’incline et les moteurs se coupent. Avant de repartir on met la batterie du drone à charger pour éviter d’avoir à le faire à l’arrêt, on profite du coup de l’alternateur… (NB : nous avons fait les démarches d’autorisation de vol au Royaume Uni avant de partir, le drone est étiqueté conformément à la règle et on vérifie avant chaque vol sur le site dronesafetymap.com s’il n’y a pas d’interdiction)

On continue la remontée ouest de Mull par une scenic road qu’un panneau indique. Le souvenir des autres s’estompe et on apprécie la découverte, mais c’est sans doute une des plus belles route que nous ayons fait, des paysages superbes à chaque virage, ça tournicote, ça monte et descend fort, parfois ça tournicote en montant pas longtemps mais fort… Le tout avec un très beau temps !

Nous faisons une courte halte à une box boulangerie, dans un hameau. C’est une boîte en bois avec des denrées à l’intérieur et l’argent des ventes précédentes. Il n’y a plus de pain mais il reste un cinemon roll, bien apprécié un peu plus tard.
Au détour d’un virage nous tombons sous le charme d’une vue magnifique, arrêt pour le 3eme vol de drone de la journée.

Nous arrivons ensuite à la plage de Calgary, au nord de Mull. Il y a un peu de monde à se baigner et quelques vans sur l’espace où il est autorisé de se poser (si on a un véhicule pas trop gros… le passage est très étroit, on passe en Peugeot Boxer H2L2 en pliant un rétro).

Des chiens partout, notre loulou est énervé… mais la balade sur la plage lui fait du bien : baignade et course dans tous les sens au programme ! Nous installons le fourgon et Karine teste pour la première fois le four Omnia. Improvisation avec les ingrédients dont nous disposons, le résultat est un genre de quiche aux peperonni, excellent !



Nous jouons un peu (Schotten Toten et Welcome to the moon) mais assez vite la fatigue de fait ressentir, il est quand même 20h 😀

Plus sérieusement nous ressentons une certaine fatigue liée aux changements permanents de lieux, à la conduite sur route un peu exigeante et globalement au rythme d’une journée très active qui nous détend totalement.
Bref, chacun se pose un peu pendant que le soleil se couche : écriture pour Stéphane, lecture pour Karine et repos blotti au fond de son espace pour Preik.

Lever en pleine forme à 6h, nous allons sur la plage pour que loulou se défoule avant la journée.

Départ 7h, nous voilà sur les single track road du nord de Mull, quasi seuls à cette heure là (pas foule non plus en journée ceci dit). Nous apercevons quelques spots occupés par un ou 2 vans, mais pas la « foule » que nous avons connu à notre dernière virée aux Lofoten…
Arrêt petit dej avant d’arriver à Tobermory, céréales et Ricorée, faudra tester le Scottich breakfast un de ces jours 😀

Bon, finalement nous trainons un peu une fois arrivés à Tobermory. C’est un port animé, avec de belles maisons colorées, une distillerie (hop, un souvenir) et des magasins tout le long du quai. Nous ne résistons pas au coffee shop installé dans une ancienne église. Ce n’est plus un petit déjeuner mais le Scotich Breakfast est là (oeuf, bacon, boudin noir en grosse tranche, saucisse carrée, galette de pomme de terre), accompagné de son café latte.



Quelques petites courses à l’épicerie, quelques souvenirs complémentaires pour Karine et en route vers Craignure, au sud est de Mull, où nous sommes arrivés il y a 2 jours.
Nous voulons être proche du ferry pour le lendemain matin donc nous essayons le camping qui se trouve sur le port de Craignure. 31 livres pour l’emplacement van avec électricité, ok ce sera pratique et c’est notre premier camping payant. Une fois le auvent installé, la personne de l’accueil vient nous voir en expliquant que c’est plus cher (nous ne connaissions pas ce détail tarifaire…) et que nous ne pouvons pas être sur cet emplacement car cela va cacher la vue (???). Bref, nous rangeons tout, bougeons et commençons à nous installer à nouveau au nouvel emplacement indiqué, dans un angle du camping. Nouveau contre ordre, l’emplacement vient juste d’être loué mais la personne ne le savait pas… il faut bouger à nouveau… Preik en a marre et dit avec son meilleur anglais qu’on peut nous rembourser, nous allons voir ailleurs si on ne gêne pas… d’autant que durant ces épisodes nous avons constaté qu’être sur le port veut aussi dire avoir le va et vient des ferries avec les sirènes, les annonces et autres cris…

Un peu plus loin (15km) au nord nous revenons à un charmant petit camping au bord de la plage (Pennygown), tarif identique sans supplément pour le auvent et bien organisé. (NB : les douches sont gratuites ici contrairement aux camping Norvégiens, nous avions prévu de la monnaie au cas où…

Il y a même quelques vaches à côté de notre emplacement !


Il n’est pas tard, nous profitons de l’après-midi pour ranger, nettoyer, se doucher, remplir les réserves d’eau et charger tout ce qui se charge (drone, appareils photo, lampes, téléphones, …), faire la lessive…



Nous avons fait un très beau tour de Mull. Nous sommes vraiment tombés sous le charme de cette île.

Dimanche matin nous reprenons le ferry vers Oban avant d’enchaîner avec un long trajet (4h45) vers l’île de Barra, première Hebride Extérieure que nous allons visiter.
Fin de l’article pour ceux que l’aspect électricité n’intéresse pas… avec Preik nous sommes prêts à nous mettre en route !

Petite complément / rappel (pour ceux qui ont lu les vieux articles) concernant l’équipement électrique :
Le matériel :
Batterie OPTIMA YELLOW TOP YTS 5.5 de 75 Ah (moins chère qu’une batterie au lithium, performance très proche, capacité à accepter une décharge forte ce qui donne 50 ou 60 Ah disponibles contre 20 maxi sur une 100 Ah au plomb…, de plus ce modèle accepte les vibrations, nous l’avions pris pour ça pour le 4×4 et peut aussi servir en décharge rapide pour démarrer le véhicule par exemple) + Victron smart shunt pour connaître l’état de la batterie en bluetooth

Boîtiers Victron x 3 : Orion smart 12V 12V 18A (pour charger avec l’alternateur quand on roule) + Blue smart (chargeur 220v quand on est branchés par exemple dans un camping) + Smartsolar MPTT 75 15 (contrôleur panneaux solaires quand on reste sans 220V et sans bouger plusieurs jours)
Tout de la même marque et connectés entre eux pour avoir le voltage et la température de la batterie, ce qui permet d’optimiser. L’appli Victron donne accès à tous les équipements et paramètres associés, très pratique.

Panneau solaire 100 w pliant (pas de fixe pour le moment, nous bougeons beaucoup et si on s’arrête dans un pays où il y a vraiment du soleil, on va à l’ombre… donc le pliant qu’on place en fonction de la position du soleil est top)
En gros si on roule 2h par jour la batterie est chargée à 100%. Si nous nous arrêtons tôt (vers 13 ou 14h), le panneau solaire doit prendre le relais pour compenser la consommation du frigo. On essaye de charger au maximum en roulant (PC, drone, …).
