
Nous arrivons à 10h au petit port d’Ardmhor pour quitter Barra vers Eriskay. Le ferry est à 11h10, nous avons donc le temps de profiter d’un latte avec gâteau au citron dans le petit coffee shop du port.


Une petite fille joue avec Preik, c’est le premier chien à visiter le « doggy play park » qu’elle s’est inventé.

Le petit ferry embarque la quinzaine de véhicules qui attendent et nous voilà partis pour une courte et belle traversée. Nous sommes entourés de petites îles, le ciel est bleu, superbe !



Débarquement dans un tout petit port, tout le monde part à gauche, on file à droite pour découvrir les 3 routes de cette toute petite île.
Eriskay est très mignonne avec ses maisons éparpillées, les baies magnifiques, quelques phoques qui se prélassent.
Il y a quelques maisons abandonnées, dont une qui nous conviendrait très bien au niveau vue… on achète 😀 Les touristes ne doivent pas être légion, aucune infrastructure, parfait pour être au calme…


Le passage entre Eriskay et South Uist se fait par une longue digue.
On avance un peu sur cette nouvelle île, en découvrant plusieurs belles plages sur la face ouest de l’île.

Le drone s’envole pendant que Preik et sa maîtresse partent faire une grande balade sur le sable fin et dans l’eau (pour Preik).
Repas du midi face à la mer, pas facile la vie de voyageur !
Nous remontons un peu plus au nord pour visiter un site archéologique très intéressant : Cladh Hallan. Le site a été occupé par l’homme à partir de 2000 ans avant JC et présente la particularité d’être composé de maisons et de sépultures spécifiques. Une appli locale (UIST Unearthed) permet de visualiser le village en réalité augmentée. On voit les maisons, on peut y entrer et cliquer sur certaines zones pour avoir plus de détails. Il y a en particulier les sépultures de 2 chiens, qui vivaient visiblement avec les humains. Le chien était déjà le compagnon de l’homme… tiens d’ailleurs il est où le nôtre pendant ce temps ? Monsieur a remarqué la multitude de trous dans les collines et les occupants à grandes oreilles viennent le narguer puis se sauver bien vite quand la furie blanche arrive à l’entrée du terrier pour creuser… Il reviendra bredouille et bien fatigué.




Nous faisons un rapide passage au port de Lochboisdale où le ferry depuis Oban arrive, mais ce serait dommage de ne pas arriver par Barra tant cette petite île est superbe.
On rejoint Kildonan Beach, qui pourrait être une plage bretonne, des rochers assez similaires, avec une immense plage de sable à côté et surtout quasi personne et aucun soucis pour trouver où se poser pour notre bivouac… ça change des panneaux d’interdiction et autres limiteurs de hauteur… bien sûr il y a moins de monde… d’ailleurs pour que ça dure, ne venez pas… en fait c’est moche, il pleut tout le temps et… pfff je peux pas… troooooop beau tout ça !
On se pose donc avec la plage à 10 mètres. Petit creux donc Karine prépare un gâteau avec le four Omnia.



Pendant ce temps Stéphane vient de repérer des phoques sur un rocher en face de nous. Le drone va leur rendre une petite visite, sans trop de proximité pour ne pas les effrayer. Ceci dit ils semblent assez peu sensibles à ce petit insecte de 249 grammes.


Karine termine l’article du blog sur Barra et le panneau solaire garde la batterie bien chargée malgré le pc branché et les batteries de drone qui chargent.

Belle nuit on dort vraiment ici comme des cailloux… Pas de bruit, pas de stress, un rythme qui se limite à « wouaou c’est beau », « j’ai faim », « promenade » et « dodo ». Avec bien sûr la recherche de site où se poser, mais comme je le disais on retrouve le même esprit que ce que nous connaissons en Norvège, il est donc facile de trouver un site de bivouac.


Nous sommes malgré tout contents de n’avoir qu’un L2… Le peugeot Boxer dans cette dimension fait 5m41, ce qui permet des demi tours faciles et des manœuvres simples. La conduite du fourgon est agréable, l’isolation en Armaflex 32mm permet d’amortir beaucoup de sons parasites et les amortisseurs pneumatiques ajoutés cette année donnent une bonne stabilité à l’ensemble, même bien chargé et parfois en dévers… Le moteur se porte bien et on espère que ça va durer car c’était le gros changement de l’année écoulée… (lien)

Le petit dej pour une fois pas trop matinal se fait entre observation de phoques en chasse et prise de photos de hérons cendrés.


Nous faisons une très belle balade à Arinaban Woodland (infos), plantation d’arbres bien boisée au début, puis on passe dans la lande, avec de très jolis points de vue sur la mer en contrebas.






Par contre il y a beaucoup, beaucoup de tiques ! Ces petites bestioles adorent les bruyères et le site en regorge… Rien que sur Preik nous en enlevons plus de 30 à la fin de la promenade + 3 sur Stéphane. Ils n’ont pas le temps de se planter heureusement et ils sont faciles à repérer sur un chien blanc… Nous signalons les bestioles à un couple de promeneurs avec un chien qui en revient aussi : 5 tiques sur leur loulou… Au delà du côté désagréable de se faire piquer, ces petites bêtes peuvent porter la maladie de Lyme (pour l’humain) et autres cochonneries pour les animaux, il faut donc éviter au maximum de les laisser s’implanter… en plus elles gonflent.. beurk…




Pendant cette même promenade le drone nous a fait une blague pas sympathique : plus aucun lien entre la télécommande et le drone lui-même… malgré un bon temps de recherche (posés à côté du Loch Druidibeag pour avoir du réseau..) sur les solutions avec la télécommande, le PC (logiciel dédié DJI), le reset usine (n’existe pas sur ce modèle sauf quand il est connecté à la télécommande ou au PC, ce qui justement ne fonctionne pas…), bref, pour l’instant il ne peut plus voler… C’est mieux qu’en Norvège où nous l’avions perdu (maladresse du pilote) sur un site inaccessible après avoir rencontré un arbre… mais le résultat est le même : plus d’images aériennes… On va demander au support DJI s’il y a une solution.

Nous prenons la direction de Wizard pool, très joli site avec des vues sur mer et îles, les restes d’un ancien ponton et dans les hauteurs des chevaux dont un tout jeune qui vient faire la connaissance de Karine.



Nous en profitons aussi pour inscrire notre nom sur une nouvelle géocache, qui nous fait découvrir une vue que nous ne serions pas venus chercher. C’est souvent le petit plus de ces boîtes cachées un peu partout dans le monde, elles nous amènent à des endroits insolites ou inconnus.


Nous décidons de rester pour la nuit sur ce site où un emplacement permet à 3 véhicules de se garer. Nous sommes seuls, le vent se lève et du coup les midges, qui étaient assez présentes, disparaissent…

La journée suivant commence, après quelques kilomètres de route (les distances sont toujours très courtes), par une grande balade sur la plage sous un soleil radieux.

Un arrêt aussi dans l’Hebridean Jewellery (très bel établissement) pour… chut, ça on garde pour nous… mais vous pourrez zoomer sur les photos de Karine et regarder ses doigts si vous êtes curieux…
On enchaîne sur des courses au Lovats Supermarket de Carnan, petit mais avec plein de produits que nous n’avons pas en France… et pas trop cher.
Ces quelques provisions faites nous reprenons la A865 pour passer la digue qui nous mènera à l’île de Barbecula… à suivre dans quelques jours !
NB pour les fans d’électricité en van : nous avons fait un test d’éolienne en 2 MW, ça donne bien mais définitivement trop gros à transporter, on l’a démontée… 😉

