Ce voyage a été pour ma part un voyage intérieur, une façon de cultiver le moment présent.
Ces iles sont une parenthèse, presque un univers parallèle. Elles sont rudes et magnifiques, apaisantes et déchainées au gré de la météo. Elles peuvent être accueillantes et austères l’instant d’après. Elles se méritent, elles se respectent, elles se ressentent.
Un grand merci à mon chéri qui a assuré tout au long de ce road trip et nous a ramené à bon port malgré les singles tracks roads et les routes Galloises qui valent leur pesant d’or. Moi qui ne suis pas malade en voiture, il m’a fallut quelques arrêts pour reprendre mon souffle.
Un p’tit Preik incroyable et qui s’est adapté à tout, un vrai golden trotter., chouchoutté tout au long du trip par les Écossais, juste incroyable.
A ma maman à qui je dédie ce voyage. Tu as été présente tout au long de ce périple et je suis certaine que tu aurais adoré ces paysages et cette mer omniprésente.
Je ne sais pas encore où nos pas nous mènerons dans le futur, juste à côté, plus loin, peu importe… nous aurons sans doute encore des tas de choses à vous partager, à vous tous qui prenez de votre temps pour nous lire un grand merci.
« Voyager vous laisse d’abord sans voix, avant de vous transformer en conteur. » – Citation d’Ibn Battuta
Pour commencer et avant le bilan, quelques mots du retour depuis le dernier épisode. Nous avons passé quelques jours à Arran, belle petite île que nous avions découvert rapidement à l’aller et qui, en plus de nous faire éviter la zone de Glasgow, méritait un peu plus de temps de découverte, et nous n’avons pas été déçus : de beaux paysages, un camping charmant, des cerfs, un petit resto sympa, une distillerie (ok, j’avoue on la connaissait déjà mais on a ramené un petit souvenir aussi au retour…).
On a ensuite rejoint l’Angleterre au niveau de Gretna, pour la quitter à nouveau un peu après Liverpool, pour rejoindre le Pays de Galles. La traversée rapide sur 2 jours de ce 3ème pays de la Grande-Bretagne (composée de l’Écosse, l’Angleterre et donc du Pays de Galles) nous a permis de découvrir des routes un peu plus larges que celles d’Écosse, mais où ils prétendent pouvoir passer à 2 de front, avec des végétaux et des murs ou murets de chaque côté au raz des voies… La passagère a souvent fermé les yeux ou poussé des cris variables suivant la taille de ce qui arrivait.
NB : le volant étant à gauche sur notre véhicule, la position de droite se trouve sur ces petites routes un peu au milieu de la voie… bref, que d’émotions… toutes les chances étaient réunies pour y laisser un rétroviseur mais non, on a plutôt opté pour les griffures de végétaux sur le côté gauche.
En dehors de ces aspects routiers, nous avons découvert des paysages avec beaucoup plus de relief que nous ne le pensions… comme on le dit souvent, ça monte, ça descend, ça tournicote… et on adore ! La côte vers Barmouth est pleine d’espèces de villages vacances où on trouve quelques centaines de mobil-homes. On nous a expliqué plus tard que c’est la côte la plus accessible pour les habitants de Liverpool et Manchester, il y a donc pas mal de monde à cibler ce coin là…
Dès qu’on sort de ces zones balnéaires, on retrouve la campagne, les virolos et les petites routes, qui nous ont amené ensuite à Cardiff, belle et agréable capitale du Pays de Galles.
Le séjour dans ce pays au dragon rouge (sur le drapeau) aura été court mais nous donne envie d’y revenir pour découvrir en particulier les pointes sud ouest et nord ouest (avec Anglesey), que nous n’avions pas le temps de visiter cette fois-ci, mais le trajet aura été beaucoup agréable que de l’autoroute…
Pour finir nous avons rejoint Poole en faisant toute une boucle jusqu’à Studland puis en prenant le tout petit ferry qui permet de traverser la sortie du port de Poole et rejoindre la ville.
Passons au bilan de ce voyage… merci tout d’abord à ceux qui ont répondu au petit questionnaire… merci pour ce que vous avez apprécié, désolé pour ce que vous avez moins aimé (sur certains aspects ça dépend des goûts, des trucs techniques plaisent aux uns et moins aux autres par exemple…) et on a essayé de tenir compte de vos attentes pour ce qui suit.
Quelques chiffres d’abord :
28 jours de voyage
4853 km (ce qui fait un peu plus de 3000 miles) dont 1566 dans les Hébrides, environ 96 heures de conduite
3 pays visités (Angleterre, Ecosse et Pays de Galles, je passe sur la Normandie que certains tentent de faire passer pour un pays…)
14 ferries pour un total d’environ 24 heures, très pratiques et bien organisés, faciles à réserver et modifier en ligne, ponctuels, pas chers (environ 20 euros pour 2 personnes et un fourgon pour les traversées d’une heure), toujours à manger à bord (sauf 1 qui était en remplacement d’un autre en panne)
11 îles visitées (Arran, Mull, Vatersay, Barra, Eriskay, South Uist, North Uist, Berneray, Lewis & Harris, Skye, Scalpay) et on en oublie peut-être…
16517 caresses pour Preik
Environ 56 gâteaux ou scones et autant de Lattes (café au lait)
Une dizaine de douches
1 lessive en laverie, mais on ne va pas revenir sur cet épisode…
6 nuits en camping, 5 nuits en spot avec honesty box et 16 nuits dans la nature
Sur le fourgon :
Beaucoup de plaisir à le conduire sur les petites routes, on apprécie d’avoir un L2 (5m41) et pas un L3 ou L4…
Les derniers aménagements apportent un confort évident (tiroirs placards et lumières dont une avec usb) et la table top
La gestion de l’eau a été facile (2 bidons de réserve, 1 bidon d’évier et un bidon d’eau potable), on a consommé peu et trouvé assez facilement
Gestion électrique facile, même avec des tout petits kilométrages la charge en roulant a été suffisante et les petits plus au panneau solaire ont donné de la marge en plus (Batterie yellow 75 Ah avec chargeur dcdc victron 18A + solaire 100w suffisant pour pc, drone, 2 appareils photo, téléphones , frigo, ventilation, lampes, pompe à eau, charge la plus basse le matin avant de rouler 75%, il y a de la marge)
Le frigo (Glacière KINGS 35L) est très bien dimensionné pour 2, consomme peu et fait peu de bruit
On apprécie beaucoup notre lanterneau / ventilateur (MAXXAIR Maxxfan Deluxe) qui nous permet de faire entrer ou sortir de l’air, à différentes vitesses et qui peut rester ouvert quand on roule et quand il pleut…
Conso 8,7 litres aux 100km, mieux que le pickup avec cellule (15l) ou sans cellule avec tente de toit (12l)
Moteur très bien, ça se comporte mieux qu’en allant en Norvège (normal, on l’a changé…)
Wc boxio à séparation très bien
Auvent super en fin d’après-midi et soirée pour se protéger du soleil ou des petites gouttes de pluie (Fiamma F80S + kit tempête pour fixation au sol)
Conso gaz ridicule, bouteille gpl qu’on peut remplir mais on a encore sans doute 80% de remplissage
Parfois des midges mais système de moustiquaire fait maison assez efficace
Plus globalement :
Plutôt bien mangé, préparations sur la plancha, dans le wok, dans le four Omnia
Écosse et Pays de Galles top avec un chien, Karine reviendra sur ce sujet
Ils prennent la carte partout mais besoin de monnaie pour honnesty boxes et douches dans certains camping
Écossais très agréables, beaucoup d’échanges
Globalement facile de trouver en camping sauvage, aucun soucis dans les Hébrides extérieures, plus difficile à Skye à cause du monde, parfois avec un peu d’aide sur Park4Night, parfois sans…
Pas mal d’animaux vus : phoques, cerfs, fous de bassan, dauphins, baleine, hiboux, highland cows, moutons++, écureuil, chiens ++, oies++, midges
Whiskies sympas et variés, ça mérite de tester et savoir ce qu’on aime
Beaucoup de sortes de chedar
Très beaux châteaux
Des plages de sable blanc incroyables (Hebrides extérieures)
Un drone idéal au niveau voyage, superbes images et facile à mettre en œuvre, quand il fonctionne
Météo : aucun vrai jour pourri, comme toujours il fait beau plusieurs fois par jour, pas de grosse chaleur mais jamais froid (sans chauffage et avec juste une couette simple + petite couverture laine)
On a de la chance d’avoir un passeport français, facile de voyager et de passer les frontières, pour les anglais maintenant c’est 3 mois maxi en dehors de leur pays, retour pour au moins 3 mois avant de repartir… les règles pour les chiens sont plus difficiles pour les anglais depuis le Brexit (bilan de santé de 14 pages et 200 livres à payer au moins à chaque sortie du territoire)
Vous l’avez demandé, voilà le budget :
840 euros de carburant
1000 euros de nourriture (en comptant tout : les courses, les lattes/gâteaux, les Scottish breakfast et autres fish and chips, sandwich au homard ou au crabe, salade de crevettes, … bref, en se faisant plaisir…)
211 euros d’hébergement (6 campings à 25/30 euros et 5 honesty boxes à 5 ou 10 livres)
Pas de chiffre précis pour les souvenirs et activités, ça dépend de ce que vous faites…
On ne chiffre pas ici non plus bien sûr ce qui a été fait sur le fourgon avant le voyage et ce qui est à faire après (vidange)
On a beaucoup aimé ce voyage et en particulier la beauté et le calme des Hébrides extérieures. Les plutôt faibles kilométrages ont permis de se poser assez tôt et de se balader avec notre loulou, ou de le faire très souvent en journée. Les contacts provoqués par la présence d’un chien ont été très nombreux, tout comme les échanges avec d’autres voyageurs.
A faire dans un prochain voyage en Écosse :
Retourner à Arran et dans les Hebrides extérieures 🙂
Voir quelques Hébrides par encore visitées : Jura, Islay, Rum, Canna, Coll, Tiree, voir le site Unesco de St Kilda ?
Retourner aux Orkneys
Découvrir les Shetlands
Refaire la route 500 qui fait tout le nord de l’Écosse
Hors Écosse mais proche : l’île de Man
Et d’autres aventures en réflexion pour 2024… mais c’est une autre histoire…
Nous voilà maintenant sur l’île de Skye, où nous avions fait un passage il y a 7 ans avant de fuir à cause d’une grosse tempête.
Vous voyez bien après les épisodes précédents notre quotidien de vadrouilleurs en fourgon aménagé, avec les diverses actions logistiques et nos nombreuses pauses latte / gâteau… on va donc se concentrer ici sur les points visités sur Skye.
La première impression, en arrivant à Uig et en cherchant un emplacement pour dormir, c’est le choc de la foule qu’on trouve ici. On longe la côte d’abord vers le nord, puis on commence à redescendre, tous les sites sont pris d’assaut, avec plusieurs véhicules serrés dès que c’est décemment possible… On trouve une bande d’herbe assez large pour notre véhicule, le long de la route, dans un coin sans vue mer mais avec une belle vue sur la montagne. La proximité de la route ne pose pas de problème, aucune circulation durant la nuit.
Le lendemain nous passons devant le « old man of store », série de pics rocheux qu’il faut aller voir à pied pour bien profiter du panorama. Là c’est vraiment un choc pour nous. Nous avions vu ce site presque vide, avec un petit parking en bas et nous étions peu de monde sur le site. Il y a maintenant de grands parkings, y compris pour les bus, un bâtiment et on apperçoit la procession qui monte admirer le site comme des petites fourmis qui se suivent… beaucoup trop de monde pour nous qui arrivont des hébrides extérieures où nous étions souvent seuls au monde sur des spots incroyables. Bref, le « old man of store » c’est à voir mais allez-y tôt le matin, là il était 8H30 environ et tout était rempli… donc disons trèèès tôt… ou hors saison…
Petit arrêt au camping de Portree où nous avions encaissé une belle tempête il y a 7 ans. Pas de place malheureusement pour nous accueillir, nous faisons le plein d’eau et poursuivons la route, mais ça rappelle beaucoup de souvenirs… y compris la gamelle de Stéphane à moto en arrivant après une bonne journée de roulage.
Parlons maintenant de Portree, ce charmant petit port aux maisons colorées… tiens, au loin un bateau qui semble faire des aller retour… on avance vers la ville (on est garés un peu en dehors) et… on découvre un gros bateau de croisière… les aller-retour amènent un flot de visiteurs, très bénéfiques pour le tourisme local, un peu moins pour l’authenticité des lieux. On ne sait pas si c’est tous les jours comme ça mais Portree rejoint pour nous la liste des lieux à éviter si on veut être au calme. Mais c’est mignon, c’est pour ça qu’ils viennent tous et nous aussi 🙂
Autre site dont Karine a lu beaucoup de commentaires sur les réseaux sociaux et sur lequel nous craignons la foule : le phare de Neist Point. Au final la route, annoncée compliquée avec les véhicules à croiser sur des petites single track road, se passe sans encombre (avec quelques manoeuvres quand même, mais pas de soucis) et nous profitons du lieu magnifique. La vue est très belle en se décalant assez loin sur la droite, en haut des falaises. La marche jusqu’au phare est assez physique car avec beaucoup de relief. Au bout il y a un champ de cairns qui rappelle celui du passage du cercle polaire en Norvège. Un promontoire permet aussi de dominer le site.
Nous allons ensuite sur une petite route qui passe devant le château de Dunvegan, prévu pour le lendemain, et amène à Coral Beach. Beaucoup de monde sur cette petite route et surtout tout au bout. On met un certain temps à y accéder puis à faire demi-tour pour en repartir sans aucune chance d’y séjourner. On trouve au retour un spot sympa qui donne sur le loch qui borde le château un peu plus loin.
Le lendemain nous visitons le château de Dunvegan comme prévu. En arrivant pour l’ouverture nous trouvons une grande file d’attente déjà formée mais ils sont bien organisés et ça passe vite. Beaucoup de visiteurs viennent uniquement pour le château lui-même, nous bifurquons vers les jardins, qui à eux seuls valent le détour. Des espaces dans les bois, en dehors, en rond ou dans les murs, tout est fait avec soin et les végétaux sont superbes. La serre est aussi un petit bijou.
On termine par le château qui est en bon état, avec des pièces meublées et de nombreux tableaux aux murs qui retracent la lignée des Mac Leod.
Avant de quitter Skye nous passons par la distillerie Talisker pour compléter notre chemin du whisky. C’est la plus vieille de Skye, on ne pouvait pas passer à côté (on repère au passage une bouteille qui ne viendra pas rejoindre notre collection…).
Nous passons le pont qui relie Skye à la partie principale de l’Écosse pour un passage au château d’Eilean Donan, où Karine avait perdu un bonnet du cap nord 7 ans avant… les objets trouvés partent dans une asso de charité au bout d’un an, il n’est donc pas là… mais le château est toujours aussi beau !
Retour à Skye par le pont pour rejoindre la distillerie de Torabhaig, qui est la plus jeune de Skye, on ne pouvait pas passer à côté 🙂
Nous rejoignons le terminal ferry d’Armadale et enchaînons vers Malaig directement, par chance il y a de la place et notre billet peut être modifié.
La recherche de spot est par contre compliquée une fois arrivés à Malaig. Nous avons repéré une plage proche avec des possibilités pour la nuit. Au final nous ne sommes pas du tout du tout les seuls à avoir eu cette idée donc aucun moyen de s’y arrêter, en sauvage ou dans les 3 campings croisés, tous complets… On continue donc vers Glenfinnan et son fameux viaduc bien connu pour les fans d’Harry Potter ! On le trouve dans plusieurs scène des films et le Poudlar express est en fait le Jacobite, un train à vapeur qui relie Fort William à Malaig (fait il y a 7 ans, superbes vues et belle expérience, prévoir les billets bien à l’avance…).
Un grand parking est disponible à Glenfinnan, mais interdit la nuit (ils ferment le site), on continue donc… les kilomètres s’enchaînent, la fatigue et la nuit arrivent… les quelques zones en bordure de voie express ne nous rassurent pas, nous arrivons donc à Fort William où le parking proche du lidl permet de se garer pour la nuit moyennant quelques livres. Aucun service mais pratique et très calme malgré l’affluence.
On termine le lendemain la descente via Oban (arrêt petit dej) jusqu’à Claonaig où nous anticipons à nouveau le bateau et rejoignons Arran où nous allons nous poser quelques jours. La mer est très agitée suite à un fort coup de vent. On ne voit pas comment le bateau va pouvoir accoster et pourtant il finit par arriver… il s’installe et on nous fait signe de monter, sur une passerelle qui monte et descend avec les vagues… Karine chausse ses lunettes anti mal de mer et se réfugie dans le lit du fourgon (avec l’accord du gars du bateau, en général on doit descendre…). Stéphane profite du spectacle, les belles vagues qui viennent se fracasser contre le bateau, Le bord qui s’éloigne et Arran qui approche…
La boucle des Hébrides intérieures (Mull et Skye) et extérieures (Barra, South Uist, North Uist, Lewis & Harris) est bouclée, on va se poser un peu, digérer tout ça et continuer la descente qui nous mènera à Poole pour rejoindre Cherbourg et notre camp de base à Riantec.
Un petit bilan de tout ça dans le prochain épisode…
Pour commencer, un détail sur Lewis & Harris : il s’agit d’une seule île, mais séparée en 2. Nous avons trouvé un plan qui donne la limite, globalement Lewis au nord est composée de plaines et de tourbières tandis qu’Harris au sud est montagneuse et escarpée.
Le réveil est très matinal (5 h 30), hop, une petite balade pour Preik afin d’éviter les midges… Départ à 6h30 sans p’tit déj, on verra sur la route. Comme nous ne pouvons pas repousser le bateau (tout est complet), on va essayer de profiter au maximum de cette île. Après quelques kilomètres, on se range sur le bord de la petite route pour aller voir les Mangersta Sea Stacks. Une balade par la plage semble possible également.
On remonte ensuite vers le nord et on enchaîne, toujours de bon matin, avec un des cercles de pierres dressées (Callanish stones circle). Un droniste est sur place, avec un superbe mavic 3 pro ciné, petite machine incroyable, très silencieux, avec un capteur d’une excellente qualité… mais ça se paye… une fois le drone parti nous profitons également du site vide pour faire quelques photos…
Sur la suite de la remontée nous arrivons à un magasin installé dans une ancienne école. C’est à la fois une épicerie, un coffee shop et un magasin de souvenirs/ galerie d’art… p’tit dej entouré de fauteuils en tweed que Karine ramènerait bien a la maison (pas la place…) et de tableaux dont un avec trois vaches qu’on ramènerait bien aussi (pas le budget… ça doit être fait par un descendant de Matisse ou Picasso (pour le prix, pas pour le style). On trouve notre bonheur avec quelques souvenirs locaux.
Toujours plus au nord, une fois passée la route un peu longue et monotone, nous arrivons à un phare imposant sur une côte découpée, le Butt of Lewis lighthouse. Très jolie promenade à faire.
A quelques kilomètres, le petit port de Ness est un enchantement, avec un petit air de Bretagne, de Groix même dirait Karine. Très protégé, on sent que les vagues doivent être violentes… Le petit restaurant nous sert un superbe fish and chips (à noter qu’ici il faut toujours commander et payer au comptoir, puis ils amènent la nourriture quand elle est prête).
Nous prenons le café et un dessert dans un improbable coffee shop tellement dog friendly qu’on se demande si ce n’est pas Preik qui promène ses humains… (distributeur à croquettes sur la droite…)
Un autre arrêt en sortie de ville pour quelques courses dans une épicerie spécialisée dans la viande et le black pudding (boudin noir, en grosse tranche).
La route se poursuit, dans un paysage plat et sans intérêt majeur…
On passe Stornoway (on y retourne le lendemain) et on va directement au phare de Tiumpan Head, qui s’avère être un site d’observation de dauphins et baleines.
Nous cuisinons l’excellente viande achetée plus tôt puis la nuit un peu en retrait du phare est très calme.
Au matin, Karine, toujours malade, arrive quand même à voir une grosse bête qui tape de la queue et saute. Probablement une baleine à bosse d’après la forme et d’autres personnes en avaient vu la veille au soir.
Nous revenons vers Stornoway, très agréable port et ville la plus grande que nous ayons vu sur les Hébrides.
Nous profitons des douches du port puis nous allons dans quelques boutiques incroyablement dog friendly. On se précipite pour câliner le fier golden retriever blanc… parfois on lui donne une friandise… il arrive même qu’on prenne le temps de saluer l’humain qui est à côté 😀
Ok, bien sûr, un port donc un café avec un gâteau… miam… et toujours très accueillant pour les boules de poils…
Quelques courses à la coop puis on poursuit la descente pour aller à un dernier lieu avant de quitter Lewis & Harris… toute petite route (encore une) puis marche de 2km et nous arrivons au phare « Eilean Glas Lighthouse ». On ne va plus avoir droit à ces adjectifs à force de les utiliser, comment dire… superbe !
Une dame plutôt âgée tient un coffee shop dans le bâtiment qui est en cours de réfection. Voyage dans le temps… mais oui, on ne résiste pas aux gâteaux… on a marché pour venir… si si…
Cette pépite va clôturer notre tour de la plus grande île des Hébrides extérieures. Nous rejoignons Tarbert pour nous mettre dans la file d’attente pour prendre le ferry qui va nous amener à Uig, sur l’île de Skye.
Petit tour à la distillerie située sur le port en attendant… ils ne font actuellement que du Gin, leur Whisky sera lancé le 23 septembre… pas moyen d’en avoir une bouteille en avant première, ils gardent le secret jalousement, il faudra le commander pour y goûter…
Hop, le bateau arrive, 9eme épreuve du voyage pour Karine… et on vient d’en ajouter 3 pour la descente… à suivre…
Nous traversons depuis Berneray jusqu’à Leverburgh, sur Harris.
Le ferry est du même genre que les autres, une ouverture de chaque côté pour éviter aux véhicules d’avoir à faire demi tour pour sortir (on avait eu ça sur un tout petit ferry en Norvège…).
Ce qui change sur cette ligne, c’est qu’au lieu du trajet plus ou moins rectiligne habituel, il fait une succession de zig zag entre les rochers et bouées… On laisse les rouges à tribord et vertes à bâbord, normal on sort du port… ça dure, on tourne et retourne pour éviter les rochers visibles ou pas… à mi chemin, marquage spécifique et on inverse, nous sommes maintenant dans une arrivée vers un port, bouées rouges à bâbord, vertes à tribord… jamais vu un accès pareil… ça doit être quelque chose en hiver…
On débarque en milieu d’après-midi au port de Leverburgh, déjà plein de beaux paysages dans les yeux pendant l’approche… comme d’habitude on ne prend pas la route principale, on file vers l’est par une petite route qui s’annonce sympathique… et là nous avons un choc tellement nous trouvons les paysages magnifiques, exactement ce que nous aimons… ça virevolte, ça monte et ça descend sur cette belle single track… la mer a droite avec une côte découpée, des petites montagnes à gauche avec des vues magnifiques dès qu’on prend un peu de hauteur… un arrêt proposé un peu avant Finsbay met à disposition des tables à picnic. Nous prenons un peu de hauteur en allant marcher vers les petites colines alentours… vue vers la mer… vue vers les lacs… wouaou…
On remarque une moto qui tourne vers une toute petite route qui coupe par le centre de l’île… hop nous y voilà… pas grand monde ne doit y passer… mais quels paysages !
On remonte ensuite la côte ouest, plus plate et agricole mais pleine de charme et qui donne sur la pleine mer avec des plages exceptionnelles… Nous nous arrêtons pour profiter de la vue sur un parking qui au final va devenir notre spot de bivouac du soir (petit panneau qui indique que nous sommes les bienvenus pour y passer la nuit… on aimerait voir plus souvent ça chez nous). Le coucher de soleil est superbe, la nuit est bonne, top !
Nous repartons tranquillement vers le sud, Northon et la pointe où se situe un vestige de chapelle nommé The Temple. Superbe plage, belle promenade au milieu des pâturages remplis de moutons, les sommets tout autour… magnifique !
Le retour se fait sous une bonne pluie, anticipée par Karine qui avait pris son blouson, un peu moins par Stéphane qui avait misé sur la chance… espèce de touriste ! Hé bien touriste trempé, ça rappelle les belles journées de moto que connaissent bien nos amis qui ont choisi la facilité cette année en allant à moto se prélasser en Albanie et en Italie ! 😀
Bref, très belle balade, on recommande et lui aussi !
On repart vers le nord, belles routes, une nouvelle immense plage (plutôt une baie…) et on pique dans les montagnes. L’aspect minéral rappelle vraiment la Norvège, chaque virage permet de voir un nouveau paysage au moins aussi beau que le précédent…
Petite pause repas chaud et on profite de l’accalmie du soleil liquide pour faire sécher tout ce qui en a besoin…
On enchaîne par la golden road… non, aucun lien avec notre golden, juste une route qui porte ce nom, c’est celle que nous avions commencé la veille par hasard, magnifique, … une toute petite single track comme on les aime, qui monte, descend, tournicote dans tous les sens avec des choses à voir partout où le regard se pose… des lacs, de la bruyère, la mer, au loin ou tout près, des maisons disséminées, des phoques si on est observateur, des moutons un peu partout et qu’on essaye de ne pas avoir sous les roues… top ! En fourgon, à moto ou à vélo, à faire !
On rejoint ensuite Tarbert qui sépare la partie sud de Lewis and Harris (qui ne forme qu’une île, malgré une ligne de séparation entre les 2 zones, cf. le plan ci-dessous) de la partie nord beaucoup plus grande. Cette partie sud nous l’avons bien explorée, les superbes plages de l’ouest, la golden road avec le littoral découpé de l’est, l’aspect très minéral de la route qui la traverse au centre… hop, on passe à la suite… Nous pensions trouver une douche accessible au port de Tarbert, c’est raté, il faut aller au terminal aux horaires d’ouverture…
On continue direction Ushinish à l’ouest. De superbes points de vue et quelques virages plus tard, nous trouvons un point de bivouac sur le parking de la randonnée qui mène à un point d’observation d’aigles (et de cerfs)… on verra ça après la nuit, si on a de la chance… Karine entend le cri des aigles avant de dormir, ils sont bien là…
On commence à se dire qu’il va falloir repousser le bateau qui doit nous ramener des Hebrides vers skye si on veut avoir le temps de faire le tour de Lewis and Harris… (au final on ne le fera pas, tous les ferries sont pleins, aucun passage possible avec un fourgon sur les 5 jours qui suivent, il faut vraiment réserver à l’avance…)
Au matin petit rituel : sortir Preik. C’est en général un moment calme, plus ou moins au lever du soleil, quand la nature se réveille. Sur ce spot comme les autres, elle se réveille, sauf que cette fois, ils sont là ! Les yeux pas encore tout à fait ouverts, j’essaye de les voir… Non, pas les aigles ou les cerfs majestueux, non …, les midges !!!!! Et par dizaines, centaines, légions… ça fait une nuée quand on avance… ça vrombit dans les oreilles, ça pique partout… vite Preik, vite… on renifle, on leve la pate, … non, on ne se roule pas par terre maintenant, on ne joue pas… vite, aux abris… hop, ouverture de porte du fourgon, on monte, on ferme… tac paf pof, on ecrase ceux qui ont suivi… trop nombreux… pfff quel réveil…
Une photo pour voir ce que ça donne (source : ce site)
Du coup pas de rando pour voir les aigles à cette heure ci, on continue vers Ushinish. Encore une très joli route, qui nous amène sur un troupeau de Highland cows accompagné du grand mâle… pas rassurant, on profite, on prend quelques photos et on passe doucement…
Un petit parking / camping nous accueille au bout de la route, avec une plage juste en face, la baie est très apaisante, le bruit des vagues nous berce, parfait pour un petit dej et une douche chaude (dispo, prévoir comme souvent ici des pièces de 1 livre).
On continue les diverses tâches : remplissage des gourdes en eau potable grâce à notre jerrican lifesaver (pas de risque en Ecosse avec l’eau du robinet mais on peut prendre l’eau n’importe où avec ça), ménage de notre petit intérieur, séchage, remplissage des bidons, évacuation des déchets et des WC (secs, pas chimiques donc plus faciles a evacuer car tres peu de sites dédiés ici), niveaux du véhicule (huile hop on en ajoute un peu, liquide de refroidissement ok, pression des pneus ok, …).
On se met ensuite en quête d’une laverie pour faire (enfin) une lessive. On nous en indique une 30km plus haut, à Balallan. Nous trouvons sans problème le bâtiment, qui propose une laverie, une tea room, un petit musée et des toilettes.
Nous mettons tout le linge sale dans la machine après avoir demandé des pièces de 1 et 2 pounds à l’accueil du musée. Une (bonne ?) idée de dernière minute de Stéphane : tiens, je vais mettre aussi les vêtements que je porte, je me change rapidement… petit coup d’oeil, caché derrière les machines personne ne peut voir, hop, on change tout discrètement… mais ça, c’était sans compter sur la caméra de surveillance qu’on découvre juste après dans un coin du plafond… oups…
La gentille dame de l’accueil du musée, qui a accès aux images en direct (on a vérifié), était en pause lunch… bref, la machine tourne, on passe à la tea room judicieusement placée juste au dessus pour occuper notre attente d’1H. Soupe du jour, bacon & egg rolls, café et thé, parfait ! Un coup de sèche linge et nous revoilà opérationnels pour un bon moment.
Nous prenons la route en direction des Magersta sea stacks, sans nous y arrêter directement, la route étant en cul de sac nous allons jusqu’au bout en se disant que nous verrons ces rochers le lendemain. Nous avons vu sur Park for Night qu’un bivouac est possible tout au bout de la route… vraiment tout au bout… route de plus en plus petite, avec de moins en moins de passing places pour se croiser… et on y arrive… imaginez une musique genre « alleluia » et la lumière divine qui éclaire le paysage… ok, je m’emporte, mais c’est vraiment beau et on s’empresse de s’installer.
Karine est un peu malade et se repose mais trouve quand même la motivation pour faire un gâteau avec le four Omnia. Excellent !
Petite balade du bout de la route et on retourne dans le fourgon à l’arrivée de la tournée de midges du soir… aux abris ! Preik en est couvert !
Et voilà, la vitre, juste à gauche quand je tape ces mots, donne quand même sur la mer à 10 mètres et les rochers tout autour… on ne se lasse pas de ces paysages !
La suite de Harris & Lewis au prochain épisode !
NB : Merci aux participants pour la question posée dans le dernier article (combien de km…) ! Bravo à Sarah qui à proposé la valeur la plus proche : nous avions en effet dépassé les 2000 km à la fin du dernier épisode…
Nous traversons Benbecula afin de rejoindre North Uist dont on nous a vanté les paysages.
Petit pause au Coffee shop musée (Ceann na h-Airigh, post office, coffee, shop, boat museum) où nous finissons par rester manger. L’endroit est calme avec son petit coin canapés poêle et ses quelques tables qui attendent qu’on y déguste le plat du jour. Pour nous ce sera quiche maison à la fêta, poivrons et piment. Nous conseillons ce petit arrêt fort sympathique et accueillant y compris pour les chiens qui y sont les bienvenus.
Peu de kilomètres aujourd’hui on rejoint le point dodo que Karine a trouvé sur Park for night. L’emplacement vraiment chouette face à l’océan mais on se rend vite compte que le vent est intense. Des gerbes de sables se soulèvent et viennent nous picoter les jambes quand on s’y balade. Preik en prend plein les yeux. Le vent s’intensifie et on imagine bien que ce soir y dormir sera un peu compliqué.
On cède volontiers notre place à un couple d’allemands en fourgon qui arrive. Stef trouve un emplacement de l’autre côté de l’ile, sans doute moins venteux. Un petit parking gravillonné avec une honesty box (10 livres) tout au bout d’une petite route en cul de sac près de Lochmaddy nous attend. L’endroit est vraiment très joli et nous avons la chance de récupérer l’emplacement qui se trouve face à la mer.
Petite rando et traversée d’un très joli pont « Sponish suspension bridge » à la solidité douteuse qui amène a un petit abris rond tout en pierre du nom « hut of the shadows ». L’architecture intérieure de cette petite hutte est en forme d’escargot avant d’y atteindre son centre. Une fois dans la petite salle principale il faut s’asseoir et observer le mur. Un système de camera obscura permet d’y voir se refléter la mer comme un tableau.
Nous continuons notre balade cette fois-ci en nous dirigeant vers le port où un ferry vient d’accoster. Nous cherchons une nouvelle géocache qui nous amène a un maquereau en mosaïque dans les 2 mètres de long échoué sur les rochers.
Retour sous le soleil. Et si on tentait une douche. Ni une ni deux Stef prépare le campa geyser. Personne à l’horizon. Chacun son tour on fait le guet. La flemme de sortir la cabine pour la douche surtout avec ce vent. La toilette est vivifiante mais l’eau est chaude. L’expérience nous rappelle qu’il faut entourer le campa geyser du parre-vent métallique qui sert en général pour les plaques. L’année dernière on s’était fait avoir, Karine avait commencé une douche et le Kampa s’était mis en sécurité. Plus d’eau chaude. Ben quand il fait 10 degrés à peine qu’il y a du vent et que tu as commencé ton shampooing et que l’eau devient glacée, ça peut t’amener à quelques jurons. Donc s’il y a du vent soit on sort pas le Kampa soit on le protège (ne pas l’utiliser en intérieur car il y a les gaz de combustion).
Douche, apéro sur la table à pique nique, différents appels téléphoniques aux proches, bon petit repas au wok bref une soirée comme on les aime.
Ce matin grand beau et un levé un peu tardif suite à une nuit très agitée, le vent a soufflé très fort. Ce sera un Scottish breakfast maison pour se réveiller et partir faire le tour de l’île de North Uist via les singles tracks.
Nous découvrons les lochs entourés d’abers. Le temps est très changeant et nous prenons un gros grain sur le coin du nez. Ces variations de météo nous offrent une luminosité toute particulière qui rend encore plus fabuleux les paysages.
Petite pause latte au « the wee cottage kitchen », petit food truck au nord ouest de l’ile face a une magnifique anse de sable blanc. Quelques chaumières longent la baie aux eaux turquoises avec leurs toits de chaumes où de grosses pierres sont attachées les unes aux autres afin de lester les toitures. Changement de décor en à peine quelques kilomètres c’est impressionnant.
North Uist est une île vraiment superbe avec de multiples facettes, plages, Land, collines, abers, lochs, Highland cow, moutons.
Nous terminons la journée tout au nord: l’ile de Berneray, très agricole et protégée. De grandes étendues de pâtures bien vertes. Si vous décidez d’y faire un saut ce ne sera que pour y prendre le ferry vers Harris et Lewis. Des panneaux nous indiquent presque partout l’interdiction de camper pour la nuit. Nous discuterons avec une habitante qui trouve cela dommage mais un privé aurait fait l’acquisition de pas mal de parcelles et en interdit l’accès. Autre version d’un habitant c’est qu’après le confinement il y a eu beaucoup de vans à venir et beaucoup d’abus.
Nous finissons par retourner sur North Uist où nous trouvons un petit coin à l’abri du vent près d’une cale pour la nuit. Les grandes marées sont pour bientôt, ce qui explique en partie ce changement de temps.
Ce matin réveil sous le déluge, petit dej express et nous allons directement au ferry en espérant y trouver un coffee shop pour pouvoir avancer un peu sur notre récit.
Rien de rien, nous repartons bredouille et trouvons le seul coffee shop de Bernerey où les chiens ne sont pas acceptés. Une première pour nous durant ce périple. Berneray fourgons pas acceptés pour la nuit, chiens pas acceptés dans le coffee shop donc demi tour. Nos rejoindrons finalement notre chouette food truck « the wee cottage kitchen » pour une grande balade sous le soleil. Midi arrive à grands pas et nous en profitons pour un sandwich au crabe pour Karine et au homard pour Stéphane accompagné de la soupe du jour au butternut et chili. Décidément ce petit endroit nous réserve de belles surprise.
La pluie pointe à nouveau le bout de son nez, je termine mon article tranquillou avant de partir vers le ferry qui va nous amener à Harris et Lewis pour de nouvelles aventures.
Pour ceux qui sont allés jusqu’au bout, une question à laquelle vous pouvez répondre en commentaire : combien de kilomètres avons-nous parcouru depuis le départ de Riantec jusqu’à la traversée de Berneray vers Haris & Lewis ?
Nous arrivons à 10h au petit port d’Ardmhor pour quitter Barra vers Eriskay. Le ferry est à 11h10, nous avons donc le temps de profiter d’un latte avec gâteau au citron dans le petit coffee shop du port.
Une petite fille joue avec Preik, c’est le premier chien à visiter le « doggy play park » qu’elle s’est inventé.
Le petit ferry embarque la quinzaine de véhicules qui attendent et nous voilà partis pour une courte et belle traversée. Nous sommes entourés de petites îles, le ciel est bleu, superbe !
Débarquement dans un tout petit port, tout le monde part à gauche, on file à droite pour découvrir les 3 routes de cette toute petite île.
Eriskay est très mignonne avec ses maisons éparpillées, les baies magnifiques, quelques phoques qui se prélassent.
Il y a quelques maisons abandonnées, dont une qui nous conviendrait très bien au niveau vue… on achète 😀 Les touristes ne doivent pas être légion, aucune infrastructure, parfait pour être au calme…
Le passage entre Eriskay et South Uist se fait par une longue digue.
On avance un peu sur cette nouvelle île, en découvrant plusieurs belles plages sur la face ouest de l’île.
Le drone s’envole pendant que Preik et sa maîtresse partent faire une grande balade sur le sable fin et dans l’eau (pour Preik).
Repas du midi face à la mer, pas facile la vie de voyageur !
Nous remontons un peu plus au nord pour visiter un site archéologique très intéressant : Cladh Hallan. Le site a été occupé par l’homme à partir de 2000 ans avant JC et présente la particularité d’être composé de maisons et de sépultures spécifiques. Une appli locale (UIST Unearthed) permet de visualiser le village en réalité augmentée. On voit les maisons, on peut y entrer et cliquer sur certaines zones pour avoir plus de détails. Il y a en particulier les sépultures de 2 chiens, qui vivaient visiblement avec les humains. Le chien était déjà le compagnon de l’homme… tiens d’ailleurs il est où le nôtre pendant ce temps ? Monsieur a remarqué la multitude de trous dans les collines et les occupants à grandes oreilles viennent le narguer puis se sauver bien vite quand la furie blanche arrive à l’entrée du terrier pour creuser… Il reviendra bredouille et bien fatigué.
Nous faisons un rapide passage au port de Lochboisdale où le ferry depuis Oban arrive, mais ce serait dommage de ne pas arriver par Barra tant cette petite île est superbe.
On rejoint Kildonan Beach, qui pourrait être une plage bretonne, des rochers assez similaires, avec une immense plage de sable à côté et surtout quasi personne et aucun soucis pour trouver où se poser pour notre bivouac… ça change des panneaux d’interdiction et autres limiteurs de hauteur… bien sûr il y a moins de monde… d’ailleurs pour que ça dure, ne venez pas… en fait c’est moche, il pleut tout le temps et… pfff je peux pas… troooooop beau tout ça !
On se pose donc avec la plage à 10 mètres. Petit creux donc Karine prépare un gâteau avec le four Omnia.
Pendant ce temps Stéphane vient de repérer des phoques sur un rocher en face de nous. Le drone va leur rendre une petite visite, sans trop de proximité pour ne pas les effrayer. Ceci dit ils semblent assez peu sensibles à ce petit insecte de 249 grammes.
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Karine termine l’article du blog sur Barra et le panneau solaire garde la batterie bien chargée malgré le pc branché et les batteries de drone qui chargent.
Belle nuit on dort vraiment ici comme des cailloux… Pas de bruit, pas de stress, un rythme qui se limite à « wouaou c’est beau », « j’ai faim », « promenade » et « dodo ». Avec bien sûr la recherche de site où se poser, mais comme je le disais on retrouve le même esprit que ce que nous connaissons en Norvège, il est donc facile de trouver un site de bivouac.
Nous sommes malgré tout contents de n’avoir qu’un L2… Le peugeot Boxer dans cette dimension fait 5m41, ce qui permet des demi tours faciles et des manœuvres simples. La conduite du fourgon est agréable, l’isolation en Armaflex 32mm permet d’amortir beaucoup de sons parasites et les amortisseurs pneumatiques ajoutés cette année donnent une bonne stabilité à l’ensemble, même bien chargé et parfois en dévers… Le moteur se porte bien et on espère que ça va durer car c’était le gros changement de l’année écoulée… (lien)
Le petit dej pour une fois pas trop matinal se fait entre observation de phoques en chasse et prise de photos de hérons cendrés.
Nous faisons une très belle balade à Arinaban Woodland (infos), plantation d’arbres bien boisée au début, puis on passe dans la lande, avec de très jolis points de vue sur la mer en contrebas.
Par contre il y a beaucoup, beaucoup de tiques ! Ces petites bestioles adorent les bruyères et le site en regorge… Rien que sur Preik nous en enlevons plus de 30 à la fin de la promenade + 3 sur Stéphane. Ils n’ont pas le temps de se planter heureusement et ils sont faciles à repérer sur un chien blanc… Nous signalons les bestioles à un couple de promeneurs avec un chien qui en revient aussi : 5 tiques sur leur loulou… Au delà du côté désagréable de se faire piquer, ces petites bêtes peuvent porter la maladie de Lyme (pour l’humain) et autres cochonneries pour les animaux, il faut donc éviter au maximum de les laisser s’implanter… en plus elles gonflent.. beurk…
Pendant cette même promenade le drone nous a fait une blague pas sympathique : plus aucun lien entre la télécommande et le drone lui-même… malgré un bon temps de recherche (posés à côté du Loch Druidibeag pour avoir du réseau..) sur les solutions avec la télécommande, le PC (logiciel dédié DJI), le reset usine (n’existe pas sur ce modèle sauf quand il est connecté à la télécommande ou au PC, ce qui justement ne fonctionne pas…), bref, pour l’instant il ne peut plus voler… C’est mieux qu’en Norvège où nous l’avions perdu (maladresse du pilote) sur un site inaccessible après avoir rencontré un arbre… mais le résultat est le même : plus d’images aériennes… On va demander au support DJI s’il y a une solution.
Nous prenons la direction de Wizard pool, très joli site avec des vues sur mer et îles, les restes d’un ancien ponton et dans les hauteurs des chevaux dont un tout jeune qui vient faire la connaissance de Karine.
Nous en profitons aussi pour inscrire notre nom sur une nouvelle géocache, qui nous fait découvrir une vue que nous ne serions pas venus chercher. C’est souvent le petit plus de ces boîtes cachées un peu partout dans le monde, elles nous amènent à des endroits insolites ou inconnus.
Nous décidons de rester pour la nuit sur ce site où un emplacement permet à 3 véhicules de se garer. Nous sommes seuls, le vent se lève et du coup les midges, qui étaient assez présentes, disparaissent…
La journée suivant commence, après quelques kilomètres de route (les distances sont toujours très courtes), par une grande balade sur la plage sous un soleil radieux.
Un arrêt aussi dans l’Hebridean Jewellery (très bel établissement) pour… chut, ça on garde pour nous… mais vous pourrez zoomer sur les photos de Karine et regarder ses doigts si vous êtes curieux…
On enchaîne sur des courses au Lovats Supermarket de Carnan, petit mais avec plein de produits que nous n’avons pas en France… et pas trop cher.
Ces quelques provisions faites nous reprenons la A865 pour passer la digue qui nous mènera à l’île de Barbecula… à suivre dans quelques jours !
NB pour les fans d’électricité en van : nous avons fait un test d’éolienne en 2 MW, ça donne bien mais définitivement trop gros à transporter, on l’a démontée… 😉
(Nous avions fait une tentative en 2016 pour atteindre les Hébrides extérieures mais une tempête nous avait stoppé dans notre périple. Tous les ferries étaient à quai et notre nuit en camping fût titanesque. Cette tempête avait même envoyé à la côte une plateforme pétrolière : lien)
Ce matin départ du camping Pennygown direction le ferry. Superbe temps et petit Scottish breakfast au soleil face à la mer. Très belle Traversée sur une mer d’huile avec le brouillard qui s’enroule autour des montagnes environnantes.
A notre arrivée à Oban nous n’avons qu’une heure avant le prochain départ pour Barra, juste le temps de s’arrêter déjeuner sur le port : salade de crevettes fraiches pour Karine et fish and chips de haddock pour Stef.
Il est déjà temps d’embarquer et un petit stress monte pour Karine à l’idée des 4h50 de traversée, même si les lunettes magiques sont dans le sac à dos.
Les 2 premières heures nous longeons des îles et apercevons un rorqual.
Les deux heures restantes nous sommes pleine mer et Karine termine allongée par terre à côté de Preik.
Pas malade mais allongée c’est encore mieux… 15 min avant l’arrivée hop direction le pont et là quel émerveillement. Barra et Mull étaient des pépites et là on monte encore d’un cran.
Dès notre sortie du ferry nous serpentons sur une petite route pour rejoindre l’île de Vatersay qui est rattachée à Barra par une digue. Une sensation de bout du monde, eau transparente et sable blanc, on se croirait presque en Polynésie, les palmiers et les degrés en moins. Nous trouvons un petit parking déjà bien rempli indiqué par Park for night (si vous ne connaissez pas : le lien). Nous nous y installons faute de mieux, bon ok on devient difficile parce que l’endroit est magnifique, coincé entre deux plages de sable blanc. Petit tour à pieds au bout de la route où une petite cabane rose attend qu’on vienne y acheter un gâteau ce que nous faisons bien entendu.
Nous partons ensuite découvrir la première plage afin que Preik se dégourdisse les pattounes et Stef en profite pour y faire un survol avec le drone.
Nous retournons tranquillement vers le fourgon lorsque l’on s’aperçoit que le parking juste avant le notre s’est libéré. Et hop on part s’y installer nous serons 3 vans avec de l’espace entre chaque tout ce qu’il nous faut.
Une fois bien installés nous allons déposer le montant (10 livres) pour avoir accès à ce spot qui est équipé d’une douche (1 livre la minute un peu cher quand même) et des sanitaires. Un espace restauration est sur place ce qui facilite la vie des nombreux cyclotouristes qui ont leur tente plantée à deux pas dans la lande.
Au passage nous sympathisons avec un couple de Nantais en 4×4 tente de toit. Ils sont en réflexion pour un van 4×4 et nous leur proposons de venir voir notre installation c’est toujours mieux de voir en réel ça donne du grain à moudre.
Petit verre installés tous les 4 dans Phareweizh et discussions sur les voyages car eux aussi ont pas mal baroudé et c’est toujours chouette d’apprendre des autres. Petit hello de notre voisin de van qui arrive avec une assiette de noix de St Jacques qu’il a lui même pêché et cuisiné. Elles sont énormes et succulentes on se régale. Le grand luxe whisky noix de st jacques, ça n’arrive pas tous les jours. Welcome to Bara ça commence bien.
Après le repas on décide d’aller faire un tour sur l’autre plage en allant encore une fois remercier nos voisins pêcheur. Après quelques minutes de discussion celui-ci nous indique où se trouve le lieu où les pêcher mais chut, cela restera secret .
Arrivée sur l’autre plage, c’est la cerise sur le gâteau sable blanc et fin, eau transparente et phoque qui s’amuse dans l’eau. Wouahhhhh. Baignade pour Preik et hop retour au fourgon des paysages plein la tête une bonne nuit s’annonce…
Petit réveil matinal et balade sur la plage pour loulou, le kiff total pour pépère.
Bon c’est pas le tout mais le frigo se vide et la COOP n’est pas très loin, un petit plein s’impose (haggis, black pudding fruits et légumes) et départ vers le nord de Barra. Kilométrage prévu aujourd’hui 27 km…
Sur notre route nous passons devant « le seul aéroport au monde à lignes régulières où les avions atterrissent sur la plage »
Nous poussons jusqu’au bout de l’ile pour y découvrir un super camping où nous décidons de nous poser face à la mer et aux iles avoisinantes. Nous sortons le canapé gonflable… bref, elle est pas belle la vie ?
Ce sera du Haggis ce midi et franchement c’est pas mal du tout (on vous passera le détail des ingrédients).
Le soleil étant au rendez-vous on en profite pour faire une longue balade de plus de deux heures, rien qu’en empruntant la plage. Si il y a un paradis pour les chiens, c’est ici qu’il se trouve !
Retour bien fatigués au campement après cette belle marche quasi les pieds dans l’eau et avec une petite géocache en prime (333ème cache, avec dépôt d’un travel bug).
Rinçage de Preik à l’eau douce et petite séance de jeu avec ses deux nouvelles copines Flat coat retriever.
Ding ding, c’est l’heure du » tea Time » : scone et marmelade de gingembre, on s’adapte comme on peut. Dodo de bon heure et demain est un autre jour.
Nous avions programmé le réveil pour 9h en prévision du ferry mais dès 7h toute la petite troupe est réveillée bon forcement quand on se couche tôt et ben après on se lève tôt. Petite balade dans les collines qui bordent le camping dans la lande Écossaise, avec ses trous, ses bruyères en fleurs bref ça réveille le bonhomme comme on dit mais ça ouvre aussi l’appétit.
Un petit-dej et hop, en route vers la découverte de nouvelle îles…
Nous voilà donc à Oban, joli port où nous allons passer 2 fois : une en partant ce jeudi vers Mull, puis au retour de Mull pour enchaîner sur un ferry vers Barra.
Après avoir observé un superbe voilier qui arrive, nous grimpons à bord du Loch Frisa pour cette traversée d’une heure vers Craignure, sur l’île de Mull. Le trajet permet d’apercevoir l’île de Kerrera à bâbord et Lismore à tribord, puis nous avançons vers Mull en passant le phare de Lismore, perché sur un îlot. Une fois passé le Duart Castle sur bâbord, qui nous accueille sur Mull, nous rejoignons le petit port de Craignure.
Une courte pause pour que notre boule de poils se remette de la traversée (ça va il supporte bien mais est parfois énervé par les bruits) et des multiples rencontres canines (il y a des chiens partout ici, et donc dans les bateaux aussi, installés dans les salons ou dehors).
Nous n’avons pas repéré de points spécifiques donc nous partons longer la côte sud de Mull, un peu au hasard mais avec un itinéraire créé sur notre fidèle garmin (qui a connu les trips moto en Albanie, Norvège et aussi 4×4 en Islande.. ) avec pour objectif de sortir rapidement des routes principales.
La route principale, parlons-en… elle devient rapidement single track road, large quand même pour sa catégorie mais single quand même, parsemée de passing places permettant de croiser les quelques véhicules ayant l’idée bizarre d’aller dans l’autre sens… il y a du relief, des virolos, très sympa…
Nous faisons quelques kilomètres puis tournons à gauche à Ardura, puis à gauche encore un peu plus loin direction Croggan. Je donne les noms comme s’il s’agissait de ville mais il y a tout au plus quelques habitations. La route est maintenant vraiment single track et il faut vraiment se mettre sur le bas côté des zones de croisement pour éviter de toucher les autres. Ça monte, ça descend, ça virevolte avec des paysages superbes pour nous accueillir ! Ce sont en tout cas les paysages que nous venons chercher dans ces endroits perdus : la mer, la côte découpée, rocheuse, des animaux partout (des oies, des moutons, des vaches, quelques cerfs, …), très peu de monde, avec une température qui reste sous les 20 degrés et un niveau d’humidité élevé, le paradis on vous dit !
La route se termine à une ferme où nous faisons connaissance avec les superbes vaches (il y a un monsieur aussi dans le troupeau…).
Ensuite, demi tour direction Lochbuie où nous tombons sur une zone de camping très agréable en bordure de la mer, avec un café tout proche où se trouve l’honesty box permettant de laisser une donation pour notre passage. Nous décidons de nous poser à cet endroit pour notre première nuit à Mull. Il est 14h, nous déjeunons puis prenons le temps de gérer quelques actions de logistique (renouveler les copeaux du wc sec, remplir les bidons d’eau, installer le panneau solaire…infos plus techniques en fin d’article) avant d’écrire l’article du blog concernant la remontée jusqu’à Oban (Karine). Une éclaircie (oui, il pleuvait un peu en arrivant…), vite, on en profite pour un petit vol de drone. Petite balade pour découvrir les alentours : le petit café, la box pour y déposer 5 livres, des ruines de château, quelques moutons, dans l’eau un phoque qui pêche…
Le repas du soir est cuisiné sur notre réchaud 2 feux dont un est pour l’occasion mis en plancha, super pratique.
Le mer est montée et se trouve à quelques mètres du fourgon quand nous mangeons.
Très bonne nuit, nous nous réveillons bercés par la marée haute suivante et avec les bêlements de moutons qui se baladent autour de notre spot.
Nous reprenons la petite route de la veille en sens inverse, toujours aussi étroite et avec des travaux de fauchage, ça passe juste une fois chacun bien serré dans un coin adapté.
La route principale (single track quand même) qui va vers l’ouest est superbe. On enchaîne bord de mer, petite montagne et lochs… un premier arrêt drone s’impose pour capter ces points de vue avec un peu de hauteur.
Nous continuons notre trajet vers l’ouest et arrivons sur un blocage de la route : un bus et un semi remorque ne peuvent pas se croiser, un certain temps sera nécessaire pour faire reculer d’un côté, se ranger où c’est possible, se serrer tant bien que mal et finalement ouf, le semi passe et tout le monde est libéré.
Nous rejoignons le port de Fionnphort où se trouve le ferry vers l’Île de iona juste en face. Nous n’avons pas prévu de traverser mais nous profitons de la vue et de 2 latte. Il y a une très belle plage avec des rochers qui font penser à la côte de granite rose.
Nouveau vol de drone pour quelques photos aériennes… Le DJI mini 3 pro est vraiment rapide à mettre en œuvre, surtout si on utilise la télécommande avec écran intégré. On enlève le cache, on allume le tout et 1mn après il peut décoller, souvent sans le poser au sol, depuis la main. Idem pour le récupérer, on le place à proximité, assez bas pour l’attraper dessous mais sans l’avoir à hauteur de yeux et hop, on le prend, on l’incline et les moteurs se coupent. Avant de repartir on met la batterie du drone à charger pour éviter d’avoir à le faire à l’arrêt, on profite du coup de l’alternateur… (NB : nous avons fait les démarches d’autorisation de vol au Royaume Uni avant de partir, le drone est étiqueté conformément à la règle et on vérifie avant chaque vol sur le site dronesafetymap.com s’il n’y a pas d’interdiction)
On continue la remontée ouest de Mull par une scenic road qu’un panneau indique. Le souvenir des autres s’estompe et on apprécie la découverte, mais c’est sans doute une des plus belles route que nous ayons fait, des paysages superbes à chaque virage, ça tournicote, ça monte et descend fort, parfois ça tournicote en montant pas longtemps mais fort… Le tout avec un très beau temps !
Nous faisons une courte halte à une box boulangerie, dans un hameau. C’est une boîte en bois avec des denrées à l’intérieur et l’argent des ventes précédentes. Il n’y a plus de pain mais il reste un cinemon roll, bien apprécié un peu plus tard.
Au détour d’un virage nous tombons sous le charme d’une vue magnifique, arrêt pour le 3eme vol de drone de la journée.
Nous arrivons ensuite à la plage de Calgary, au nord de Mull. Il y a un peu de monde à se baigner et quelques vans sur l’espace où il est autorisé de se poser (si on a un véhicule pas trop gros… le passage est très étroit, on passe en Peugeot Boxer H2L2 en pliant un rétro).
Des chiens partout, notre loulou est énervé… mais la balade sur la plage lui fait du bien : baignade et course dans tous les sens au programme ! Nous installons le fourgon et Karine teste pour la première fois le four Omnia. Improvisation avec les ingrédients dont nous disposons, le résultat est un genre de quiche aux peperonni, excellent !
Nous jouons un peu (Schotten Toten et Welcome to the moon) mais assez vite la fatigue de fait ressentir, il est quand même 20h 😀
Plus sérieusement nous ressentons une certaine fatigue liée aux changements permanents de lieux, à la conduite sur route un peu exigeante et globalement au rythme d’une journée très active qui nous détend totalement.
Bref, chacun se pose un peu pendant que le soleil se couche : écriture pour Stéphane, lecture pour Karine et repos blotti au fond de son espace pour Preik.
Lever en pleine forme à 6h, nous allons sur la plage pour que loulou se défoule avant la journée.
Départ 7h, nous voilà sur les single track road du nord de Mull, quasi seuls à cette heure là (pas foule non plus en journée ceci dit). Nous apercevons quelques spots occupés par un ou 2 vans, mais pas la « foule » que nous avons connu à notre dernière virée aux Lofoten…
Arrêt petit dej avant d’arriver à Tobermory, céréales et Ricorée, faudra tester le Scottich breakfast un de ces jours 😀
Bon, finalement nous trainons un peu une fois arrivés à Tobermory. C’est un port animé, avec de belles maisons colorées, une distillerie (hop, un souvenir) et des magasins tout le long du quai. Nous ne résistons pas au coffee shop installé dans une ancienne église. Ce n’est plus un petit déjeuner mais le Scotich Breakfast est là (oeuf, bacon, boudin noir en grosse tranche, saucisse carrée, galette de pomme de terre), accompagné de son café latte.
Quelques petites courses à l’épicerie, quelques souvenirs complémentaires pour Karine et en route vers Craignure, au sud est de Mull, où nous sommes arrivés il y a 2 jours.
Nous voulons être proche du ferry pour le lendemain matin donc nous essayons le camping qui se trouve sur le port de Craignure. 31 livres pour l’emplacement van avec électricité, ok ce sera pratique et c’est notre premier camping payant. Une fois le auvent installé, la personne de l’accueil vient nous voir en expliquant que c’est plus cher (nous ne connaissions pas ce détail tarifaire…) et que nous ne pouvons pas être sur cet emplacement car cela va cacher la vue (???). Bref, nous rangeons tout, bougeons et commençons à nous installer à nouveau au nouvel emplacement indiqué, dans un angle du camping. Nouveau contre ordre, l’emplacement vient juste d’être loué mais la personne ne le savait pas… il faut bouger à nouveau… Preik en a marre et dit avec son meilleur anglais qu’on peut nous rembourser, nous allons voir ailleurs si on ne gêne pas… d’autant que durant ces épisodes nous avons constaté qu’être sur le port veut aussi dire avoir le va et vient des ferries avec les sirènes, les annonces et autres cris…
Un peu plus loin (15km) au nord nous revenons à un charmant petit camping au bord de la plage (Pennygown), tarif identique sans supplément pour le auvent et bien organisé. (NB : les douches sont gratuites ici contrairement aux camping Norvégiens, nous avions prévu de la monnaie au cas où…
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Il y a même quelques vaches à côté de notre emplacement !
Il n’est pas tard, nous profitons de l’après-midi pour ranger, nettoyer, se doucher, remplir les réserves d’eau et charger tout ce qui se charge (drone, appareils photo, lampes, téléphones, …), faire la lessive…
Nous avons fait un très beau tour de Mull. Nous sommes vraiment tombés sous le charme de cette île.
Dimanche matin nous reprenons le ferry vers Oban avant d’enchaîner avec un long trajet (4h45) vers l’île de Barra, première Hebride Extérieure que nous allons visiter.
Fin de l’article pour ceux que l’aspect électricité n’intéresse pas… avec Preik nous sommes prêts à nous mettre en route !
Petite complément / rappel (pour ceux qui ont lu les vieux articles) concernant l’équipement électrique :
Le matériel :
Batterie OPTIMA YELLOW TOP YTS 5.5 de 75 Ah (moins chère qu’une batterie au lithium, performance très proche, capacité à accepter une décharge forte ce qui donne 50 ou 60 Ah disponibles contre 20 maxi sur une 100 Ah au plomb…, de plus ce modèle accepte les vibrations, nous l’avions pris pour ça pour le 4×4 et peut aussi servir en décharge rapide pour démarrer le véhicule par exemple) + Victron smart shunt pour connaître l’état de la batterie en bluetooth
Boîtiers Victron x 3 : Orion smart 12V 12V 18A (pour charger avec l’alternateur quand on roule) + Blue smart (chargeur 220v quand on est branchés par exemple dans un camping) + Smartsolar MPTT 75 15 (contrôleur panneaux solaires quand on reste sans 220V et sans bouger plusieurs jours)
Tout de la même marque et connectés entre eux pour avoir le voltage et la température de la batterie, ce qui permet d’optimiser. L’appli Victron donne accès à tous les équipements et paramètres associés, très pratique.
Panneau solaire 100 w pliant (pas de fixe pour le moment, nous bougeons beaucoup et si on s’arrête dans un pays où il y a vraiment du soleil, on va à l’ombre… donc le pliant qu’on place en fonction de la position du soleil est top)
En gros si on roule 2h par jour la batterie est chargée à 100%. Si nous nous arrêtons tôt (vers 13 ou 14h), le panneau solaire doit prendre le relais pour compenser la consommation du frigo. On essaye de charger au maximum en roulant (PC, drone, …).
Petit tour au parc avec loulou et hop, direction la côte avec une très jolie petite route équipée de cattle grid* à l’entrée et a la sortie de celle-ci (* rouleaux au sol pour éviter que les animaux ne passent).
La route a un petit air de celle qui longe notre beau Mont Saint-Michel avec ses moutons et vaches de prés salés. Des panneaux nous informent que l’eau peut monter à 2 feet de hauteur soit 60 cm lors de forts coefficients de marée.
Pause petit déjeuner et direction le castle dont la barmaid du pub nous a parlé…
A notre arrivée dans la ville de Carlisle nous trouvons tout de suite un parking. Après quelques hésitations sur le mode de paiement nous installons l’application sur le téléphone afin de régler en ligne et ajouter du temps si besoin (4perk car MiPermit n’est pas directement téléchargeable pour les Français). Petit passage devant le château de Carlisle (pour information nos poilus y sont acceptés).
Puis direction la cathédrale… Elle est faite de brique rouges et son clocher carré à créneaux nous fait penser à un château fort. La cathédrale de Carlisle date de 1133, de style Gothique et Normand. Elle vaut vraiment le déplacement. L’orgue et le plafond peints sont de toute beauté. Des transats ont été installés sous la voute céleste afin de profiter d’un autre point de vue.
Nous terminons la visite sous le soleil et les jardins fleuris de la cathédrale. L’ancien cloitre s’est transformé en coffee shop ou l’on déguste un courgettes cake au citron vert accompagné de lattes (café au lait…).
Nous partons ensuite à la découverte de la ville pour terminer par quelques courses: marmelade, scones aux cheddar et classique, saucisse au garlic et 2 portions de bœuf tandoori.
Quelques kilomètres au nord de Carlisle, nous entrons en Ecosse !
Sur la route qui nous mène au ferry pour Arran nous nous arrêtons au château de Drumlanrig. Le stationnement est de 2,5 livres et nous permet de déjeuner dans un très bel endroit avec vue sur le château. Le vol de drone est soumis à une autorisation préalable que nous n’avons pas, il reste donc rangé.
Le ferry pour Arran (Adrossan vers Brodick) est à 18h, ce qui nous permet de faire quelques courses complémentaires au supermarché avant d’embarquer.
Arrivée sur l’ile d’Arran, où nous découvrons une petite pépite. La côte est magnifique et nous roulons vers le sud où nous avions noté un endroit pour dormir avec vue sur Pladda lighhouse et l’ile en pain de sucre Ailsa Craig. Le spot est parfait quand on a un chien car c’est un départ de balade avec son petit chemin qui mène vers les hauteurs, bordé de bruyères en fleurs.
Nuit très paisible une fois encore.
Le matin nous longeons la côte et apercevons notre première Highland cow. La route est étroite et nous mène vers le port de Blackwaterfoot. L’endroit est propice à un arrêt pour ceux qui veulent se ravitailler en frais car on y trouve une voiture poissonnerie qui s’ouvre à l’arrière pour découvrir un étalage bien fourni. On ne sait pas si celle-ci passe tous les jours mais nous y étions un mercredi. Dans le village derrière l’hôtel il y a également une mini boulangerie en bois de palette où les gens font la queue pour acheter leur pain, gâteaux.
Nous repartons et apercevons nos premiers phoques qui ont l’air de poser sur leur rocher. Quelques kilomètres plus loin pause café sur la plage d’Imachar, parsemée de rochers à la forme feuilletée.
Preik en profite pour se baigner et se dégourdir les pattes tandis que Stef s’entraine aux ricochets (un concours de renommée mondiale est en train de voir le jour entre les culs salés et les Inzinzacois 😉 )
Dernière ligne droite sur Arran avec un arrêt obligatoire à la distillerie de Lochranza afin d’y acheter notre premier whisky ainsi qu’un petit fromage local.
Embarquement direction Claonaig, la mer est calme et le soleil pointe le bout de son nez.
Nous remontons vers le nord jusqu’à Carnasserie castle. Le parking est grand et va nous permettre d’y passer la nuit. Petite balade jusqu’au château et prises de vue par drone pour Stef. La vue est magnifique depuis les deux tours.
Une petite rivière coule juste aux pieds du fourgon et permet un petit brin de toilette dont un shampoing très vivifiant (je précise que nous avons vidé l’eau utilisée dans notre bidon, pas de rejet dans la nature même si les produits que nous utilisons sont naturels). Petit jeu « Schotten Totten » (merci Sandrine et Mickaël) accompagné d’un petit wisky (merci nous), elle est pas belle la vie ! Nuit de 11 heures, ça devient notre quotidien. 8 H, en route vers Oban sur les petites routes verdoyantes et ses milliers de moutons (il y en a sans doite plus que d’Ecossais).
Placement dans la file pour l’ile de Mull. On en profite pour vider nos déchets au port qui possède de grands containers. Latte et carotte cake avant l’embarquement, il faut avoir l’estomac plein avant un tour en bateau. Chiens acceptés dans les coffee shop avec toujours un petit bol d’eau à disposition. Sur le port vente et dégustation de crabe, homard et autres réjouissances … après le latte, on passe notre tour.