Nous repartons du camping La Palmeraie à Foum Sguid après une discussion avec 2 français (Serge et Béa) qui voyagent avec un Defender. Notre discussion nous amène à parler de nos youtubers voyageurs préférés, Justin et Bee, qu’ils ont justement croisé au Maroc il y a 2 ans au tout début de la descente de l’Afrique par le Red Truck…
Une mauvaise météo est annoncée sur le sud avec de grands vents qui vont soulever le sable et réduire la visibilité, nous partons donc vers le nord, les pistes vers Tata et la suite de la vallée du Draa attendront…
Petit arrêt sur la route à « Gas Haven », site de tournage d’une scène de « la colline a des yeux »…



Nous rejoignons Ait Ben Hadou où Karine fait du troc : gâteaux bretons contre boucles d’oreilles, le vendeur est très sympathique.

La vue sur Ait Ben Hadou, de loin et en hauteur, est magnifique. Quand on s’approche on retrouve une masse de touristes, bus, rabatteurs, … Trop de monde, nous fuyons 🙂

L’itinéraire nous fait traverser Ouarzazate où nous apercevons les studios de cinéma mais le vent très fort et la visibilité réduite (sable, poussière) nous font poursuivre notre chemin, vers Skoura où nous apercevons la fameuse palmeraie, que nous irons visiter une autre fois. Nous remontons jusqu’à Toundoute où nous sommes accueillis dans une charmante auberge tenue par une famille adorable, et où nous discutons en particulier avec Jacob qui est en vacances et habite habituellement à Marrakech où il est barman, pas courant ici. Nos échanges nous permettent de voir une autre facette du Maroc, avec les yeux d’un jeune de 25 ans plein d’envies de découvrir le monde.





Les repas sont excellents, la nuit très reposante et nous partons le lendemain pour un très bel itinéraire dans le Haut Atlas. Tout d’abord la vallée des roses qui produit… des roses et tout ce qui se fait avec : eau de rose, crèmes, … De nombreux magasins bordent la route, nous choisissons celui d’une coopérative où ils expliquent comment les produits sont fabriqués, puis propose bien sûr la vente.



Nous découvrons les plantations de roses (sans fleur à cette époque) puis prenons une piste entre Boutharar et Ait Ishaq dans la vallée du Dadès. Cette piste est en travaux et nous arrivons devant des engins et une piste recouverte de roches et de terre. Un petit air de déjà vu nous vient, quand après une longue route sur une île norvégienne l’ouvrier présent était venu nous parler et à la question « quand va ouvrir la route aujourd’hui ? » nous avions reçu un « never »… « Une autre route pour aller prendre le ferry qui est 10km derrière ? »… « No »… Ok, 400 km de détour… Bref, petit air de déjà vu sauf que là l’ouvrier nous a dit, « vous pouvez attendre 5mn ? » … Hum… En même temps pas le choix mais ça s’annonce bien… Et les engins ont dégagé la piste, refait un bout de chemin, compacté tout ça rapido et hop, nous sommes passés…



Petit arrêt un peu plus loin sur la piste pour manger et Karine, ayant eu un petit incident pendant une pause technique, veut se changer… C’est bien sûr à ce moment qu’une série de motos passent avec le 4×4 d’assistance, puis 2 marocains qui s’arrêtent pour discuter, l’un d’eux nous explique qu’il est allé en France en 2010, … Bref, Karine termine dans la tente popup que nous avons avec nous pour les douches ou les toilettes…

Une femme Berbère arrive ensuite sur son cheval, avec des ânes… Elle demande de l’eau puis des médicaments en expliquant par gestes qu’elle a mal à la gorge et à la tête. Karine donne une bouteille d’eau et du Doliprane et reste très émue par cette rencontre décalée et étonnante. C’est ça aussi le Maroc, cette cohabitation de populations qui ont évolué de différentes façons, qui sont d’origines diverses mais qui sont là dans ce même pays.

Nous rejoignons la vallée du Dadès où les paysages s’enchaînent et nous émerveillent : les pattes de singes, les gorges, la fameuse route en lacets, les villages aussi, superbe !






Nous nous arrêtons prendre un thé dans le café en haut des lacets, avec une terrasse qui donne sur la vallée, c’est top et nous y trouvons les autocollants du Maroc que nous cherchions pour venir mettre un peu de souvenirs sur le Patrol !


Une fois au bout de la vallée du Dadès nous prenons une nouvelle piste, en travaux et qui sera sans doute bientôt bitumée , entre Tilli et Agoudal. Ça monte fort (1000m), ça tournicote et surtout on passe 3 cols, un à 2650 et 2 via la piste vers 3000m d’altitude, avec la neige à nos côtés…


C’est beau mais nous sommes heureux d’arriver avant la nuit à notre auberge située à Agoudal, qui s’avère être le village le plus haut du Maroc (2400m). Le lieu est charmant, l’accueil un peu moins même si le thé est là, un bon repas préparé par l’employé très sympathique et un propriétaire qui lui n’est pas bavard, ce qui tranche avec les autres rencontres faites juste là. Le repas est pris avec la télé qui tourne dans la pièce (on découvre) et les hôtes rivés sur leurs téléphones portables… La nuit (fraîche) se passe bien malgré un lit d’une fermeté frôlant le statut de planche… Bref, c’est une expérience 🙂



Les enfants qui se sont précipités le soir pour nous accueillir et voir Preik (qui intrigue toujours, ce n’est pas une race commune au Maroc) sont en train d’attendre le bus pour le collège quand nous repartons. Un jeune vient nous voir avec comme première phrase « donne dirhams », qui lui vaut un sermon par une personne âgée présente dans la rue. La discussion se poursuit et nous essayons de lui expliquer que justement il va à l’école pour apprendre, puis travailler pour gagner les dirhams… Ça se termine par des sourires et une poignée de main, lui en route pour l’école, nous pour la suite du parcours.
Nous redescendons la vallée du Todgha, où nous apercevons des grimpeurs (le site semble top pour çà) dans des gorges impressionnantes. Contrairement au Dadès où on circule en hauteur avec une vue plutôt vers le bas, ici la route est en bas et on mesure la hauteur des parois qui nous entourent.



Nous poursuivons jusqu’à un beau camping en création dans les hauteurs de Kalaat M’Gouna. Très bon accueil de Yacine qui a un bel outils de travail, avec un beau potentiel, des sanitaires top, une vue incroyable depuis tout le camping, une belle salle de restauration. Grand vent ce soir là, nous montons la tente qui en a vu d’autres mais les 16 sardines et 10 cordelettes tendues ne seront pas de trop ! Ça résiste puis le vent se calme, sans casse, merci Lonerider 😉


La météo annoncée pour les jours suivants tourne autour du froid et de la pluie, nous décidons donc de remonter vers le nord sur les jours suivants et de contourner les montagnes par l’est (moins de pluie prévue). Ce trajet se fait avec une véritable tempête de neige et des températures bien fraîches, avec un minimum à -1…

Nous croisons quand même quelques singes au bord et sur la route en arrivant vers Azrou, juste sous Ifrane.


Nous avons décidé d’avancer un petit peu notre bateau, nous verrons côté espagnol si c’est plus clément ! En attendant, Karine teste une spécialité locale : la tourista…

