Bilan du voyage

Beaucoup de choses à dire sur ce voyage très différent des précédents !

Voilà déjà un aperçu de l’itinéraire… Descente et remontée qui seront modifiées quand on y retournera (voir en bas les projets), comme prévu descente du Maroc par l’est et grande boucle au sud (plus de piste qu’on ne pensait, on y est tellement bien) et remontée par l’est qui n’était pas prévue mais on a adapté à cause de la météo qui amenait des pluies diluviennes à l’ouest, et on n’a pas été déçus en approchant de Tanger…

Quelques chiffres d’abord :

– 25 jours dont 16 au Maroc

– 7855 km dont 3000 km au Maroc

– conso moyenne du Patrol : 10,5 litres / 100 km

– côté Maroc : 7 nuits en camping, 8 nuits en auberges et hôtel

– pour le reste : hôtels, famille et nuit dans la voiture…

– altitude max 3000 m

– 2 amendes à 150 dirhams

– des courses pas chères, surtout les légumes…

Le Patrol

On découvrait le véhicule, avec un aménagement minimal fait juste avant de partir pour ranger notre matériel. Les différents modes de fonctionnement (vitesses longues, vitesses courtes, déverrouillage barre de stabilisation, …) permettent vraiment de s’adapter à beaucoup de situations… Les grandes pentes, en montée ou descente, les dévers, le sable, les cailloux, … Il se débrouille avec « tout »… Et vraiment agréable à conduire dans toutes ces situations !

L’aménagement a très bien fait le travail… Pas de vibrations, une bonne résistance aux terrains accidentés, tout à portée de main pour monter le campement, pour préparer à manger, … Largement assez de place pour tout ce que nous voulions emporter, même si dans le futur on va réfléchir à une tente de toit (avec gestion de notre boule de poil) qui va libérer de la place dans le coffre et simplifier l’installation du bivouac.

Côté consommation de carburant le plus pénalisant est sur 4 voies, quand on est à 110 (on se limite à ça pour limiter la conso et pour ménager l’engin et ne pas le faire aller trop haut dans les tours). Par contre sur piste ou petite route il passe sous les 10 litres… Ça reste élevé mais en rapport à ses capacités et ça reste plus faible que le L200 que nous avions (15 litres avec cellule, 12 litres sans).

Bien sûr pour les différents terrains il aura fallu jouer avec la pression des pneus (BF Goodrich AT KO 2) : 3 bars pour la grande route, 2,5 bars sur les petites routes, 1.8 à 2 pour les chemins solides, 1,2 à 1,5 pour le sable. Et avec ça, on ne force pas… Le compresseur T-Max fait le boulot et ça s’est avéré rapide vu son débit.

Le guidage

Nous avions installé une carte marocaine sur notre Garmin motorrad navigator 5 qui a vu pas mal de voyages, parfait pour aller d’un point à un autre. Nous avions aussi installé osmand sur une tablette, qui donne une superbe visibilité quand on suit une trace (par exemple récupérée comme nous sur wikiloc). Parfois les 2 ne donnaient pas le même itinéraire, parfois un perdait la localisation, … Mais globalement c’est une aide essentielle, surtout dans le désert où on ne croise vraiment pas grand monde…

L’électricité

Le système électrique mis en place rapidement avant de partir s’est basé sur une Ecoflow delta mini reconditionnée. Pour la charger elle était branchée à une prise allume-cigare qui peut donner 100w, mais parfois la batterie démarre une charge plus faible pour une raison que nous n’avons pas compris… Il fallait du coup passer par le logiciel sur le mobile pour modifier le réglage de puissance de charge (6A puis retour à 8A) afin de charger à fond. Un autre système sera à installer (à base de convertisseur 12 24 v pour se faire passer pour un panneau solaire) pour optimiser la charge et permettre un meilleur rendement sur moins d’heures de roulage. À l’arrêt nous avions aussi un panneau solaire souple de 100w qui permet de profiter du bel ensoleillement (quand il n’y a pas de tempête de sable…).

Au niveau consommation électrique nous avions : une glacière à compression kings (très efficace), les appareils photo, lampes et mobiles à charger. Nous n’avons jamais manqué d’énergie mais nous bougeons tous les jours…

Les hébergements

Comme on le voit dans les chiffres nous sommes, sur la période passée au Maroc, sur la moitié de camping et l’autre moitié en auberges. Aucune nuit en camping sauvage car pour le nord c’est très surveillé (on a même eu la visite de la gendarmerie royale à minuit dans un camping) et dans le sud / désert il y avait des grands vents chargés de sable… Sur notre prochain trip au Maroc on espère pouvoir faire des bivouacs au milieu des dunes…

Les campings que nous avons choisi sont pour la majorité dans le guide Gandini 2024. Il y a plusieurs catégories, de « il faut lui donner une chance » où l’accès est correct pour un 4×4 mais inadapté aux camping car, pas d’eau, emplacements sous les hautes herbes… Jusqu’à « très correct » où on peut par contre tomber dans des établissements plus commerciaux où on a beaucoup moins d’échanges, en passant par « en création » où nous avons eu une très bonne surprise. Ils proposent quasi tous des repas, vendent ou offrent le pain le matin, et on y retrouve souvent d’autres voyageurs, ce qui permet de modifier le parcours au fil des échanges et des conseils.

Les auberges ont également été très variables mais clairement nous ne cherchons pas le luxe des beaux riads, plutôt le roots du petit établissement local. Pas de soucis pour les repas, avec un souvenir encore enchanté de la tajine chez Saïd, des petits déjeuners assez proches (thé café jus, pain crêpes marocaines, oeuf dur parfois, vache qui rit toujours 😄). Les literies sont dures, pas de soucis pour nous qui aiment les lits fermes mais là parfois le matelas avait sans doute été oublié… Presque toujours de l’eau (la livraison en pickup de l’eau était en retard près du lac Iriki), pas de chauffage (pas besoin la majorité du temps, frais la nuit quand même parfois), et beaucoup d’attentions, de gentillesse, d’échanges pour nous faire découvrir la culture marocaine.

Preik

Nous avons la chance de pouvoir partager nos petites aventures avec Preik notre golden. Notre loulou est exceptionnel, il voyage avec nous depuis qu’il est tout petit. Je pense sincèrement qu’à partir du moment où il se trouve avec ses compagnons de tous les jours, il vit bien le changement de rythme. Nous veillons sur lui comme il veille sur nous.

Pour ce voyage en 4×4 ou nous avons pratiqué un bon nombre de pistes nous lui avons installé un emplacement juste derrière le siège passager, assez grand pour y mettre sa gamelle anti-débordement de façon qu’il puisse avoir accès à l’eau à tout moment. Nous lui avons aussi pris un coussin à mémoire de forme pour qu’il ne ressente pas trop les secousses. Lorsque les températures sont plus chaudes nous ajoutons un tapis rafraîchissant sur son coussin.Nous avons également investi dans deux petites grilles d’aération que l’on coince au niveau des vitres arrière afin qu’il puisse avoir une ventilation naturelle. Contre toute attente, cela a servi notamment lorsque nous avons pris le bateau à Tanger et qu’on nous a dit que les chiens n’étaient pas acceptés à l’intérieur du bateau. Sur le pont extérieur ok (quand il pleut impossible car non abrité), dans une cage prévue à cet effet (pas envisageable pour nous de plus nous n’avions pas fait le vaccin toux du chenil), dans le véhicule. Nous avons opté pour le véhicule dans son environnement, fenêtres avec les grilles, eau à volonté et son doudou. Parlons doudou … Cela doit en faire sourire certains mais Fred (c’est son ptit nom) a accompagné Preik durant tout ce voyage.

Fred était de sortie à chaque arrêts, ce qui lui permettait de décharger ses émotions dessus en le secouant dans tous les sens et de le balader dans la gueule une fois la journée terminée. Pendant ce trip nous avons passé à Preik de l’eau filtrée car il a eu un petit épisode de type tourista. Régime riz et smecta et tout est rentré en ordre en quelques jours.

Qui dit désert dit aussi sable et potentiellement tempête de sable. Nous avons toujours de l’ocryl pour ses yeux (sur les conseils de son vétérinaire car contient un léger antiseptique) et du sérum physiologique. Nous emmenons toujours un pot d’huile de coco ce qui nous a permis de bien hydrater sa truffe et ses coussinets. Petit aparté, c’est la première fois que mes lèvres se sont aussi desséchées, donc ne pas oublier un baume à lèvres hydratant très intense.

Loulou a dormi la plupart du temps dans l’annexe de la tente mais la venue inopinée d’un scorpion chez nos voisins de camping nous a fait réfléchir sur le fait d’investir dans une tente de toit. Nous avons trouvé un système américain pour faire monter le chien dans la tente de toit. Nous allons nous en inspirer pour en fabriquer un maison.Pour terminer ce chapitre concernant notre loulou au Maroc nous n’avons rencontré aucun problème particulier. Il a été accepté partout bien que nous étions en période de ramadan. Une attention toute particulière est à prendre en compte car il y a beaucoup de chiens errants. Nous en avons croisé un grand nombre surtout dans le nord et les montagnes. La rage est encore très présente dans le pays. Nous n’avons autorisé aucun contact entre Preik et les chiens sur place.

Le ramadan

Nous étions sur la période de ramadan pendant toute la partie marocaine du voyage. Cela explique peut-être le faible nombre de touristes croisés, en plus bien sûr du fait d’éviter les zones de forte affluence… 😉

La principale conséquence de la période de ramadan est la fermeture de tous les cafés et restaurants dans la journée. Ce point ne pose aucun souci en voiture ou camping-car, nous pouvons faire des réserves en faisant les courses le soir, où tout s’anime… Par contre nous pensions aux motards, il ne faut pas compter sur les établissements trouvés le long de la route pour se nourrir ou prendre un café…

Les paysages

Déjà, une surprise a été de trouver un pays aussi montagneux, en tout cas dans les zones visitées. Une fois passé le Rif, on a vraiment 3 barres que forment le moyen Atlas, le Haut Atlas (avec ses sommets enneigés) puis l’anti Atlas, séparés par des plateaux situés dans les 1500 mètres.

La zone de désert est au sud, avec une alternance de sable, cailloux, terre… On y trouve des petits villages et le bitume avance (d’après ceux qui ont connu ça avant…), mais en prenant les pistes situées entre la N12 et la frontière algérienne, on trouve de grandes étendues où on peut rouler et s’arrêter sans personne à l’horizon. Nous n’avons croisé que 2 à 3 véhicules par jour dans ces zones et c’est vraiment agréable d’évoluer avec notre Patrol sur ces pistes variées, avec des paysages qui changent au fil des reliefs qu’on dépasse ou contourne. C’était notre première donc nous avons opté pour les pistes trouvées dans wikiloc en niveau facile ou modéré. Il nous reste beaucoup à découvrir et le simple fait de changer de vallée pour un même itinéraire peut complètement modifier l’expérience.

Nous avons fait le choix d’y aller seuls et sans guide, ce qui n’a pas été un problème sur cet itinéraire, y compris l’oued vers Ramlia où on a pris le temps de chercher un passage correct.

Le Haut Atlas nous a permis également de découvrir de beaux paysages, avec un passage vers 3000m, des vallées superbes et des pistes qui ne le seront plus prochainement (entre la vallée des roses et la vallée du Dadès et entre le Dadès et le Todra, travaux en cours). Il y a là aussi beaucoup à découvrir et nous prendrons le temps d’y revenir, en évitant la période de neige et les pluies qui peuvent vite rendre les itinéraires complexes.

L’eau

Nous disposons de 2 jerrycans de 20 litres qui nous servent de réserve. Nous avons par ailleurs un jerrycan Lifesaver de 18 litres pour filtrer et produire de l’eau potable ainsi que 2 gourdes Oko, toujours pour filtrer mais sur une plus petite quantité (1 litre). Ces quantités, rechargées dans les campings principalement (mais on trouve facilement de l’eau en station service également), ont été largement suffisantes.

Conclusion

Le Maroc, un pays où on s’est laissé engloutir par les émotions, parsemé de rencontres qu’on n’aurait jamais imaginé. Des personnes courageuses, beaucoup de gentillesse et de la résilience. Un accueil chaleureux, des sourires et une envie de partager. Nous suivons quelques youtubeurs qui ont vécu leur propre expérience du Maroc et toutes sont différentes. Se perdre sur les chemins de traverse nous permet de toucher un peu plus du doigt l’âme d’un pays.

Nous ressortons de ce voyage touchés, grandis et apaisés. Derrière chaque regard il y a une histoire à raconter que nous garderons précieusement dans notre cœur et notre mémoire. Ce que nous avons appris depuis qu’on voyage c’est de ne jamais partir avec des idées préconçues, des à priori et de ne surtout rien attendre. Vivre juste le moment présent et accepter les imprévus qui font parti du voyage. Dans tout trip il y a de bonnes et de mauvaises rencontres, de bonnes et de moins bonnes expériences. Votre instinct est précieux et vous guidera dans vos choix. Restez humble et ne jugez pas trop vite. Dites vous que vous avez la chance de voyager et que pour beaucoup de locaux vous faites parti des gens “riches” qui possèdent un véhicule et qui ont la possibilité de voyager. Respectez les gens et leur culture ils seront ravi de la partager avec vous. Nous avons souvent peur de l’inconnu mais quel inconnu ? Les gens ? C’est assez drôle au final car ce qui nous rassemble, nos points communs, quelles que soient nos origines, sont de se nourrir, d’avoir un toit, un travail, et de prendre soin de ses proches. Ce voyage restera un des plus beaux et le plus riche émotionnellement. Nous ne disons pas au revoir au MAROC mais à très bientôt.

Merci à Justin et Bee, Olivia (le p’tit reporter), Raf Cramatte et Camille et Illiès “les artisans de demain” qui nous ont tous donné l’envie d’aller plus loin, d’oser et se dire que c’est possible.

Un blog peut être la petite étincelle pour certains d’oser franchir le cap vers une expérience de voyage et si nous pouvons y contribuer un tout petit peu nous en sommes très heureux.

Traversée et cap au nord !


Nous passons pour une nuit par Tanger en attendant notre bateau prévu à 11h le lendemain matin.

La pluie est impressionnante et le vent n’est pas en reste… Bilan : le bateau est annulé et notre départ initialement prévu depuis Tanger ville est déplacé à 13h depuis Tanger Med. Un peu de route mais rien de grave. Nouveau mail quelques heures plus tard, le 13h est annulé à son tour… Et cette fois le service client, sans doute débordé, ne répond plus… Nous allons donc sur place et nous obtenons nos places sur le 16h après 2h de queue… En route pour Algésiras… Nous passons d’abord aux rayons X comme à l’aller, puis reniflage par le chien auprès duquel, même si c’est un mâle, Preik ne fait pas le malin… C’est un douanier quand même !

Le bateau, que nous trouvons après quelques indications aléatoires sur le port, ne bouge pas trop malgré la météo. Nous traversons avec pas mal d’Espagnols et c’est… très vivant !

La sortie du bateau se fait sans aucune aide du personnel, ça part dans tous les sens, avec des demi tours, des dépassements, c’est un peu chacun pour soi et quelques altercations divertissantes dont nous sommes témoins occupent agréablement la longue attente qui mène à la douane espagnole. Contrôle des papiers, go ! Nous revoilà en Europe…

Comme nous ne savions pas le temps que tout ça allait prendre, nous avons réservé un bungalow à quelques dizaines de km du port. Nous avons prévenu le camping par plusieurs messages de notre arrivée tardive mais sans réseau difficile d’échanger… Après une petite erreur de point gps nous arrivons sur le site où seuls les chiens de garde sont là… Pas de petit message, pas de clé comme on le voit souvent… Et au final un message que nous n’avions pas vu sur l’appli Booking (pour notre séjour prépayé …) : « notre accueil ferme à 21h, désolé pour le dérangement… ». Bref, on part vers le nord et on dort un peu dans le voiture sur une aire de services…

La suite de la remontée passe par Valence avec de beaux bâtiments vus au loin et une belle balade en bord de mer.


On bifurque ensuite vers Andorre avec ses boutiques en tous genres, beaucoup de neige, des stations de ski… Très joli et ça change de paysages…


Petit arrêt en famille près de Montpellier, où un tuktuk se prépare…


Un autre arrêt à Souillac pour voir le showroom de Wallaby store, qui propose du matériel qui viendra améliorer nos bivouac et notre véhicule : tente de toit, duvets, pare-chocs en métal, … C’est tenu par des passionnés que nous reviendrons voir pour explorer les petits chemins de cette belle région !


Et le reste se passe par des routes rapides pour rejoindre la Bretagne et boucler ce beau trip !

Prochain article : le bilan du voyage 😉

Cap au sud !

Tout est prêt, matos chargé, messages d’absence paramétrés au boulot, go go go !

Pour une fois nous mettons le cap au sud, ça nous change des trips en Norvège, Islande ou Écosse… La Première étape nous amène à Angoulins, dans un petit formule 1 rénové et qui nous évite de tout de suite monter la tente. Balade le long de la mer, très joli ce petit coin !

Nous filons le lendemain vers les Pyrénées, le gps nous guide vers les autoroutes pour aller au plus vite mais vers Bayonne on bifurque vers la montagne via St Jean Pied de Port pour voir comment se comporte le gros Patrol dans ces petits virolos qui feraient plaisir aux copains motards… Hé bien ok ce n’est pas un engin de course mais il a beaucoup de couple et ça monte sans hésitation (ce qui n’est pas le cas de notre fourgon, cf les aventures en Norvège en 2022), les virages s’enchaînent sans difficulté et on se retrouve tout à coup en Espagne, sur la route de Compostelle.. Auritz, Erro, Zubiri, ça dépayse déjà ! Un arrêt picnic en montagne puis une petite visite d’Olite qui nous permet de voir de belles pierres et commencer à goûter les tapas.

Nous poursuivons jusqu’à notre camping : le camping des Bardenas, le plus proche des… Bardenas où nous irons le lendemain. Le camping en lui-même est correct, par contre coincé entre une voie ferrée et une route très passante, la première nuit du voyage sous tente est pas mal entrecoupée de réveils plus ou moins longs…

Au matin nous retrouvons notre routine que les voyageurs itinérants connaissent, chacun sait ce qu’il a à faire, ça s’enchaîne et après un petit déjeuner nous prenons la route des fameuses Bardenas Reales. Ce site est vraiment superbe, les formations géologiques sont très intéressantes, par contre c’est vraiment frustrant de devoir rester sur cette piste principale roulante alors que de beaux terrains de jeu se présentent régulièrement, malheureusement réservés aux militaires… En y allant assez tôt nous étions presque seuls, mais on voit que ça se remplit bien vite, surtout aux spots principaux…

Nous entamons ensuite la descente vers Madrid et vers 13h nous sortons de la route pour trouver un spot de picnic. Un beau petit village sur les hauteurs, nous grimpons… Une piste qui se présente pour partir dans la campagne, chouette ! Nous trouvons un espace d’herbe perdu avec une superbe vue, c’est calme, on apprécie le repas ! Nous avons ensuite le choix entre redescendre ou poursuivre la piste jusqu’au prochain village… Oui bien sûr ! 🙂 petites flaques de boue qui permettent de tester les vitesses courtes (ce ne sont pas des bourbiers quand même…), un peu de côte raide, des animaux qui passent… Ça fait du bien !

La suite de l’autoroute nous amène à un Decathlon pour acheter un oreiller oublié par Stéphane, puis on rejoint Pinto où nous avons réservé un hôtel. Les rues sont étroites et au final le parking où nous devions avoir une place (payante mais sécurisée) s’avère être un parking sous terrain… Nous gardons en souvenir le récit  d’un Defender devenu décapotable dans ces conditions et nous préférons donc nous abstenir… Une longue recherche de place plus tard nous devons nous résigner, il va falloir abandonner et poursuivre notre route. Plusieurs hôtels nous refusent parce que nous avons un chien et il nous faut presque 100km pour trouver notre bonheur au Santa Ana : une chambre sympa, avec salle de bain et tapas au bar (pas le choix, il y a des menus sympas mais la cuisine ouvre à 21h30…). On mange et on se couche tôt (21h) pour nous remettre de cette journée pleine de dépaysement …

Le lendemain réveil matinal et départ à 5h30 après un café au bar ouvert 24/24. Il fait 2 degrés et du brouillard dehors en partant, vivement que le soleil se lève. Personne ou presque sur la route, les km défilent jusque vers 7h où la lumière apparaît. Nous nous arrêtons sur une aire de « servicios » où le barman n’est pas très chaud quand Stéphane demande s’il est possible d’entrer avec le « perro » (chien)… Il demande s’il est grand, réponse : un golden retriever… Il est ok 🤣,  petit dej jamón / zumo de najanja / cafe con leche (nb : l’huile d’olive est très bonne ici).

La descente va plus vite que prévu (nous sommes surtout partis tôt) donc un arrêt à l’Alhambra s’impose. Pas de billet dispo pour le jour même (de toute façon pas possible avec un chien) mais le tour par l’extérieur donne de beaux points de vue et nous laisse imaginer la beauté de ce qui s’y trouve, nous y retournerons…

Après de superbes vues sur les montagnes et les coteaux couverts de dizaines (centaines ?) de milliers d’oliviers, la suite de la descente nous permet de découvrir les joies du béton en bord de mer… Idéal pour ceux qui aiment la foule et les immeubles.. (beurk)… on se lasse vite et l’arrivée à notre petit chalet étape tout proche du port de Tarifa fait du bien…

2090 km faits depuis chez nous… Demain matin départ du bateau (Tarifa/Tanger ville) à 9h,embarquement à 7h30, on a hâte de traverser les quelques kilomètres qui séparent l’Espagne du Maroc !

Remerciements (Karine)

Ce voyage a été pour ma part un voyage intérieur, une façon de cultiver le moment présent.

Ces iles sont une parenthèse, presque un univers parallèle. Elles sont rudes et magnifiques, apaisantes et déchainées au gré de la météo. Elles peuvent être accueillantes et austères l’instant d’après. Elles se méritent, elles se respectent, elles se ressentent.

Un grand merci à mon chéri qui a assuré tout au long de ce road trip et nous a ramené à bon port malgré les singles tracks roads et les routes Galloises qui valent leur pesant d’or. Moi qui ne suis pas malade en voiture, il m’a fallut quelques arrêts pour reprendre mon souffle.

Un p’tit Preik incroyable et qui s’est adapté à tout, un vrai golden trotter., chouchoutté tout au long du trip par les Écossais, juste incroyable.

A ma maman à qui je dédie ce voyage. Tu as été présente tout au long de ce périple et je suis certaine que tu aurais adoré ces paysages et cette mer omniprésente.

Je ne sais pas encore où nos pas nous mènerons dans le futur, juste à côté, plus loin, peu importe… nous aurons sans doute encore des tas de choses à vous partager, à vous tous qui prenez de votre temps pour nous lire un grand merci.

 « Voyager vous laisse d’abord sans voix, avant de vous transformer en conteur. » – Citation d’Ibn Battuta

Retour et bilan du voyage

Pour commencer et avant le bilan, quelques mots du retour depuis le dernier épisode. Nous avons passé quelques jours à Arran, belle petite île que nous avions découvert rapidement à l’aller et qui, en plus de nous faire éviter la zone de Glasgow, méritait un peu plus de temps de découverte, et nous n’avons pas été déçus : de beaux paysages, un camping charmant, des cerfs, un petit resto sympa, une distillerie (ok, j’avoue on la connaissait déjà mais on a ramené un petit souvenir aussi au retour…).

On a ensuite rejoint l’Angleterre au niveau de Gretna, pour la quitter à nouveau un peu après Liverpool, pour rejoindre le Pays de Galles. La traversée rapide sur 2 jours de ce 3ème pays de la Grande-Bretagne (composée de l’Écosse, l’Angleterre et donc du Pays de Galles) nous a permis de découvrir des routes un peu plus larges que celles d’Écosse, mais où ils prétendent pouvoir passer à 2 de front, avec des végétaux et des murs ou murets de chaque côté au raz des voies… La passagère a souvent fermé les yeux ou poussé des cris variables suivant la taille de ce qui arrivait.

NB : le volant étant à gauche sur notre véhicule, la position de droite se trouve sur ces petites routes un peu au milieu de la voie… bref, que d’émotions… toutes les chances étaient réunies pour y laisser un rétroviseur mais non, on a plutôt opté pour les griffures de végétaux sur le côté gauche.

En dehors de ces aspects routiers, nous avons découvert des paysages avec beaucoup plus de relief que nous ne le pensions… comme on le dit souvent, ça monte, ça descend, ça tournicote… et on adore ! La côte vers Barmouth est pleine d’espèces de villages vacances où on trouve quelques centaines de mobil-homes. On nous a expliqué plus tard que c’est la côte la plus accessible pour les habitants de Liverpool et Manchester, il y a donc pas mal de monde à cibler ce coin là…

Dès qu’on sort de ces zones balnéaires, on retrouve la campagne, les virolos et les petites routes, qui nous ont amené ensuite à Cardiff, belle et agréable capitale du Pays de Galles.

Le séjour dans ce pays au dragon rouge (sur le drapeau) aura été court mais nous donne envie d’y revenir pour découvrir en particulier les pointes sud ouest et nord ouest (avec Anglesey), que nous n’avions pas le temps de visiter cette fois-ci, mais le trajet aura été beaucoup agréable que de l’autoroute…

Pour finir nous avons rejoint Poole en faisant toute une boucle jusqu’à Studland puis en prenant le tout petit ferry qui permet de traverser la sortie du port de Poole et rejoindre la ville.

Passons au bilan de ce voyage… merci tout d’abord à ceux qui ont répondu au petit questionnaire… merci pour ce que vous avez apprécié, désolé pour ce que vous avez moins aimé (sur certains aspects ça dépend des goûts, des trucs techniques plaisent aux uns et moins aux autres par exemple…) et on a essayé de tenir compte de vos attentes pour ce qui suit.

Quelques chiffres d’abord :

  • 28 jours de voyage
  • 4853 km (ce qui fait un peu plus de 3000 miles) dont 1566 dans les Hébrides, environ 96 heures de conduite
  • 3 pays visités (Angleterre, Ecosse et Pays de Galles, je passe sur la Normandie que certains tentent de faire passer pour un pays…)
  • 14 ferries pour un total d’environ 24 heures, très pratiques et bien organisés, faciles à réserver et modifier en ligne, ponctuels, pas chers (environ 20 euros pour 2 personnes et un fourgon pour les traversées d’une heure), toujours à manger à bord (sauf 1 qui était en remplacement d’un autre en panne)
  • 11 îles visitées (Arran, Mull, Vatersay, Barra, Eriskay, South Uist, North Uist, Berneray, Lewis & Harris, Skye, Scalpay) et on en oublie peut-être…
  • 16517 caresses pour Preik
  • Environ 56 gâteaux ou scones et autant de Lattes (café au lait)
  • Une dizaine de douches
  • 1 lessive en laverie, mais on ne va pas revenir sur cet épisode…
  • 6 nuits en camping, 5 nuits en spot avec honesty box et 16 nuits dans la nature

Sur le fourgon :

  • Beaucoup de plaisir à le conduire sur les petites routes, on apprécie d’avoir un L2 (5m41) et pas un L3 ou L4…
  • Les derniers aménagements apportent un confort évident (tiroirs placards et lumières dont une avec usb) et la table top 
  • La gestion de l’eau a été facile (2 bidons de réserve, 1 bidon d’évier et un bidon d’eau potable), on a consommé peu et trouvé assez facilement
  • Gestion électrique facile, même avec des tout petits kilométrages la charge en roulant a été suffisante et les petits plus au panneau solaire ont donné de la marge en plus (Batterie yellow 75 Ah avec chargeur dcdc victron 18A + solaire 100w suffisant pour pc, drone, 2 appareils photo, téléphones , frigo, ventilation, lampes, pompe à eau, charge la plus basse le matin avant de rouler 75%, il y a de la marge)
  • Le frigo (Glacière KINGS 35L) est très bien dimensionné pour 2, consomme peu et fait peu de bruit
  • On apprécie beaucoup notre lanterneau / ventilateur (MAXXAIR Maxxfan Deluxe) qui nous permet de faire entrer ou sortir de l’air, à différentes vitesses et qui peut rester ouvert quand on roule et quand il pleut…
  • Conso 8,7 litres aux 100km, mieux que le pickup avec cellule (15l) ou sans cellule avec tente de toit (12l)
  • Pneus Michelin crossclimate nickel, faible usure, solides
  • Moteur très bien, ça se comporte mieux qu’en allant en Norvège (normal, on l’a changé…)
  • Wc boxio à séparation très bien 
  • Auvent super en fin d’après-midi et soirée pour se protéger du soleil ou des petites gouttes de pluie (Fiamma F80S + kit tempête pour fixation au sol)
  • Conso gaz ridicule, bouteille gpl qu’on peut remplir mais on a encore sans doute 80% de remplissage
  • Parfois des midges mais système de moustiquaire fait maison assez efficace 

Plus globalement :

  • Plutôt bien mangé, préparations sur la plancha, dans le wok, dans le four Omnia
  • Écosse et Pays de Galles top avec un chien, Karine reviendra sur ce sujet
  • Ils prennent la carte partout mais besoin de monnaie pour honnesty boxes et douches dans certains camping
  • Écossais très agréables, beaucoup d’échanges
  • Globalement facile de trouver en camping sauvage, aucun soucis dans les Hébrides extérieures, plus difficile à Skye à cause du monde, parfois avec un peu d’aide sur Park4Night, parfois sans…
  • Pas mal d’animaux vus : phoques, cerfs, fous de bassan, dauphins, baleine, hiboux, highland cows, moutons++, écureuil, chiens ++, oies++, midges
  • Whiskies sympas et variés, ça mérite de tester et savoir ce qu’on aime
  • Beaucoup de sortes de chedar
  • Très beaux châteaux
  • Des plages de sable blanc incroyables (Hebrides extérieures)
  • Un drone idéal au niveau voyage, superbes images et facile à mettre en œuvre, quand il fonctionne 
  • Météo : aucun vrai jour pourri, comme toujours il fait beau plusieurs fois par jour, pas de grosse chaleur mais jamais froid (sans chauffage et avec juste une couette simple + petite couverture laine)
  • On a de la chance d’avoir un passeport français, facile de voyager et de passer les frontières, pour les anglais maintenant c’est 3 mois maxi en dehors de leur pays, retour pour au moins 3 mois avant de repartir… les règles pour les chiens sont plus difficiles pour les anglais depuis le Brexit (bilan de santé de 14 pages et 200 livres à payer au moins à chaque sortie du territoire)

Vous l’avez demandé, voilà le budget :

  • 840 euros de carburant
  • 1000 euros de nourriture (en comptant tout : les courses, les lattes/gâteaux, les Scottish breakfast et autres fish and chips, sandwich au homard ou au crabe, salade de crevettes, … bref, en se faisant plaisir…)
  • 211 euros d’hébergement (6 campings à 25/30 euros et 5 honesty boxes à 5 ou 10 livres)
  • Pas de chiffre précis pour les souvenirs et activités, ça dépend de ce que vous faites…
  • On ne chiffre pas ici non plus bien sûr ce qui a été fait sur le fourgon avant le voyage et ce qui est à faire après (vidange)

On a beaucoup aimé ce voyage et en particulier la beauté et le calme des Hébrides extérieures. Les plutôt faibles kilométrages ont permis de se poser assez tôt et de se balader avec notre loulou, ou de le faire très souvent en journée. Les contacts provoqués par la présence d’un chien ont été très nombreux, tout comme les échanges avec d’autres voyageurs.

A faire dans un prochain voyage en Écosse :

  • Retourner à Arran et dans les Hebrides extérieures 🙂
  • Voir quelques Hébrides par encore visitées : Jura, Islay, Rum, Canna, Coll, Tiree, voir le site Unesco de St Kilda ?
  • Retourner aux Orkneys
  • Découvrir les Shetlands
  • Refaire la route 500 qui fait tout le nord de l’Écosse
  • Hors Écosse mais proche : l’île de Man

Et d’autres aventures en réflexion pour 2024… mais c’est une autre histoire…

Ile de Skye

Nous voilà maintenant sur l’île de Skye, où nous avions fait un passage il y a 7 ans avant de fuir à cause d’une grosse tempête.

Vous voyez bien après les épisodes précédents notre quotidien de vadrouilleurs en fourgon aménagé, avec les diverses actions logistiques et nos nombreuses pauses latte / gâteau… on va donc se concentrer ici sur les points visités sur Skye.

La première impression, en arrivant à Uig et en cherchant un emplacement pour dormir, c’est le choc de la foule qu’on trouve ici. On longe la côte d’abord vers le nord, puis on commence à redescendre, tous les sites sont pris d’assaut, avec plusieurs véhicules serrés dès que c’est décemment possible… On trouve une bande d’herbe assez large pour notre véhicule, le long de la route, dans un coin sans vue mer mais avec une belle vue sur la montagne. La proximité de la route ne pose pas de problème, aucune circulation durant la nuit.

Le lendemain nous passons devant le « old man of store », série de pics rocheux qu’il faut aller voir à pied pour bien profiter du panorama. Là c’est vraiment un choc pour nous. Nous avions vu ce site presque vide, avec un petit parking en bas et nous étions peu de monde sur le site. Il y a maintenant de grands parkings, y compris pour les bus, un bâtiment et on apperçoit la procession qui monte admirer le site comme des petites fourmis qui se suivent… beaucoup trop de monde pour nous qui arrivont des hébrides extérieures où nous étions souvent seuls au monde sur des spots incroyables. Bref, le « old man of store » c’est à voir mais allez-y tôt le matin, là il était 8H30 environ et tout était rempli… donc disons trèèès tôt… ou hors saison…

Petit arrêt au camping de Portree où nous avions encaissé une belle tempête il y a 7 ans. Pas de place malheureusement pour nous accueillir, nous faisons le plein d’eau et poursuivons la route, mais ça rappelle beaucoup de souvenirs… y compris la gamelle de Stéphane à moto en arrivant après une bonne journée de roulage.

Parlons maintenant de Portree, ce charmant petit port aux maisons colorées… tiens, au loin un bateau qui semble faire des aller retour… on avance vers la ville (on est garés un peu en dehors) et… on découvre un gros bateau de croisière… les aller-retour amènent un flot de visiteurs, très bénéfiques pour le tourisme local, un peu moins pour l’authenticité des lieux. On ne sait pas si c’est tous les jours comme ça mais Portree rejoint pour nous la liste des lieux à éviter si on veut être au calme. Mais c’est mignon, c’est pour ça qu’ils viennent tous et nous aussi 🙂

Autre site dont Karine a lu beaucoup de commentaires sur les réseaux sociaux et sur lequel nous craignons la foule : le phare de Neist Point. Au final la route, annoncée compliquée avec les véhicules à croiser sur des petites single track road, se passe sans encombre (avec quelques manoeuvres quand même, mais pas de soucis) et nous profitons du lieu magnifique. La vue est très belle en se décalant assez loin sur la droite, en haut des falaises. La marche jusqu’au phare est assez physique car avec beaucoup de relief. Au bout il y a un champ de cairns qui rappelle celui du passage du cercle polaire en Norvège. Un promontoire permet aussi de dominer le site.

Nous allons ensuite sur une petite route qui passe devant le château de Dunvegan, prévu pour le lendemain, et amène à Coral Beach. Beaucoup de monde sur cette petite route et surtout tout au bout. On met un certain temps à y accéder puis à faire demi-tour pour en repartir sans aucune chance d’y séjourner. On trouve au retour un spot sympa qui donne sur le loch qui borde le château un peu plus loin.

Le lendemain nous visitons le château de Dunvegan comme prévu. En arrivant pour l’ouverture nous trouvons une grande file d’attente déjà formée mais ils sont bien organisés et ça passe vite. Beaucoup de visiteurs viennent uniquement pour le château lui-même, nous bifurquons vers les jardins, qui à eux seuls valent le détour. Des espaces dans les bois, en dehors, en rond ou dans les murs, tout est fait avec soin et les végétaux sont superbes. La serre est aussi un petit bijou.

On termine par le château qui est en bon état, avec des pièces meublées et de nombreux tableaux aux murs qui retracent la lignée des Mac Leod.

Avant de quitter Skye nous passons par la distillerie Talisker pour compléter notre chemin du whisky. C’est la plus vieille de Skye, on ne pouvait pas passer à côté (on repère au passage une bouteille qui ne viendra pas rejoindre notre collection…).

Nous passons le pont qui relie Skye à la partie principale de l’Écosse pour un passage au château d’Eilean Donan, où Karine avait perdu un bonnet du cap nord 7 ans avant… les objets trouvés partent dans une asso de charité au bout d’un an, il n’est donc pas là… mais le château est toujours aussi beau !

Retour à Skye par le pont pour rejoindre la distillerie de Torabhaig, qui est la plus jeune de Skye, on ne pouvait pas passer à côté 🙂

Nous rejoignons le terminal ferry d’Armadale et enchaînons vers Malaig directement, par chance il y a de la place et notre billet peut être modifié.

La recherche de spot est par contre compliquée une fois arrivés à Malaig. Nous avons repéré une plage proche avec des possibilités pour la nuit. Au final nous ne sommes pas du tout du tout les seuls à avoir eu cette idée donc aucun moyen de s’y arrêter, en sauvage ou dans les 3 campings croisés, tous complets… On continue donc vers Glenfinnan et son fameux viaduc bien connu pour les fans d’Harry Potter ! On le trouve dans plusieurs scène des films et le Poudlar express est en fait le Jacobite, un train à vapeur qui relie Fort William à Malaig (fait il y a 7 ans, superbes vues et belle expérience, prévoir les billets bien à l’avance…).

Un grand parking est disponible à Glenfinnan, mais interdit la nuit (ils ferment le site), on continue donc… les kilomètres s’enchaînent, la fatigue et la nuit arrivent… les quelques zones en bordure de voie express ne nous rassurent pas, nous arrivons donc à Fort William où le parking proche du lidl permet de se garer pour la nuit moyennant quelques livres. Aucun service mais pratique et très calme malgré l’affluence.

On termine le lendemain la descente via Oban (arrêt petit dej) jusqu’à Claonaig où nous anticipons à nouveau le bateau et rejoignons Arran où nous allons nous poser quelques jours. La mer est très agitée suite à un fort coup de vent. On ne voit pas comment le bateau va pouvoir accoster et pourtant il finit par arriver… il s’installe et on nous fait signe de monter, sur une passerelle qui monte et descend avec les vagues… Karine chausse ses lunettes anti mal de mer et se réfugie dans le lit du fourgon (avec l’accord du gars du bateau, en général on doit descendre…). Stéphane profite du spectacle, les belles vagues qui viennent se fracasser contre le bateau, Le bord qui s’éloigne et Arran qui approche…

La boucle des Hébrides intérieures (Mull et Skye) et extérieures (Barra, South Uist, North Uist, Lewis & Harris) est bouclée, on va se poser un peu, digérer tout ça et continuer la descente qui nous mènera à Poole pour rejoindre Cherbourg et notre camp de base à Riantec.

Un petit bilan de tout ça dans le prochain épisode…

Lewis and Harris (suite et fin)

Pour commencer, un détail sur Lewis & Harris : il s’agit d’une seule île, mais séparée en 2. Nous avons trouvé un plan qui donne la limite, globalement Lewis au nord est composée de plaines et de tourbières tandis qu’Harris au sud est montagneuse et escarpée.

Le réveil est très matinal (5 h 30), hop, une petite balade pour Preik afin d’éviter les midges… Départ à 6h30 sans p’tit déj, on verra sur la route. Comme nous ne pouvons pas repousser le bateau (tout est complet), on va essayer de profiter au maximum de cette île.
Après quelques kilomètres, on se range sur le bord de la petite route pour aller voir les Mangersta Sea Stacks. Une balade par la plage semble possible également.

On remonte ensuite vers le nord et on enchaîne, toujours de bon matin, avec un des cercles de pierres dressées (Callanish stones circle).
Un droniste est sur place, avec un superbe mavic 3 pro ciné, petite machine incroyable, très silencieux, avec un capteur d’une excellente qualité… mais ça se paye… une fois le drone parti nous profitons également du site vide pour faire quelques photos…

Sur la suite de la remontée nous arrivons à un magasin installé dans une ancienne école. C’est à la fois une épicerie, un coffee shop et un magasin de souvenirs/ galerie d’art… p’tit dej entouré de fauteuils en tweed que Karine ramènerait bien a la maison (pas la place…) et de tableaux dont un avec trois vaches qu’on ramènerait bien aussi (pas le budget… ça doit être fait par un descendant de Matisse ou Picasso (pour le prix, pas pour le style). On trouve notre bonheur avec quelques souvenirs locaux.

Toujours plus au nord, une fois passée la route un peu longue et monotone, nous arrivons à un phare imposant sur une côte découpée, le Butt of Lewis lighthouse. Très jolie promenade à faire.

A quelques kilomètres, le petit port de Ness est un enchantement, avec un petit air de Bretagne, de Groix même dirait Karine. Très protégé, on sent que les vagues doivent être violentes… Le petit restaurant nous sert un superbe fish and chips (à noter qu’ici il faut toujours commander et payer au comptoir, puis ils amènent la nourriture quand elle est prête).

Nous prenons le café et un dessert dans un improbable coffee shop tellement dog friendly qu’on se demande si ce n’est pas Preik qui promène ses humains… (distributeur à croquettes sur la droite…)

Un autre arrêt en sortie de ville pour quelques courses dans une épicerie spécialisée dans la viande et le black pudding (boudin noir, en grosse tranche).

La route se poursuit, dans un paysage plat et sans intérêt majeur…

On passe Stornoway (on y retourne le lendemain) et on va directement au phare de Tiumpan Head, qui s’avère être un site d’observation de dauphins et baleines.

Nous cuisinons l’excellente viande achetée plus tôt puis la nuit un peu en retrait du phare est très calme.

Au matin, Karine, toujours malade, arrive quand même à voir une grosse bête qui tape de la queue et saute. Probablement une baleine à bosse d’après la forme et d’autres personnes en avaient vu la veille au soir.

Nous revenons vers Stornoway, très agréable port et ville la plus grande que nous ayons vu sur les Hébrides.

Nous profitons des douches du port puis nous allons dans quelques boutiques incroyablement dog friendly. On se précipite pour câliner le fier golden retriever blanc… parfois on lui donne une friandise… il arrive même qu’on prenne le temps de saluer l’humain qui est à côté 😀

Ok, bien sûr, un port donc un café avec un gâteau… miam… et toujours très accueillant pour les boules de poils…

Quelques courses à la coop puis on poursuit la descente pour aller à un dernier lieu avant de quitter Lewis & Harris… toute petite route (encore une) puis marche de 2km et nous arrivons au phare « Eilean Glas Lighthouse ». On ne va plus avoir droit à ces adjectifs à force de les utiliser, comment dire… superbe !

Une dame plutôt âgée tient un coffee shop dans le bâtiment qui est en cours de réfection. Voyage dans le temps… mais oui, on ne résiste pas aux gâteaux… on a marché pour venir… si si…

Cette pépite va clôturer notre tour de la plus grande île des Hébrides extérieures. Nous rejoignons Tarbert pour nous mettre dans la file d’attente pour prendre le ferry qui va nous amener à Uig, sur l’île de Skye.

Petit tour à la distillerie située sur le port en attendant… ils ne font actuellement que du Gin, leur Whisky sera lancé le 23 septembre… pas moyen d’en avoir une bouteille en avant première, ils gardent le secret jalousement, il faudra le commander pour y goûter…

Hop, le bateau arrive, 9eme épreuve du voyage pour Karine… et on vient d’en ajouter 3 pour la descente… à suivre…

De Benbecula à Berneray via North Uist

Nous traversons Benbecula afin de rejoindre North Uist dont on nous a vanté les paysages.

Petit pause au Coffee shop musée (Ceann na h-Airigh, post office, coffee, shop, boat museum) où nous finissons par rester manger. L’endroit est calme avec son petit coin canapés poêle et ses quelques tables qui attendent qu’on y déguste le plat du jour. Pour nous ce sera quiche maison à la fêta, poivrons et piment. Nous conseillons ce petit arrêt fort sympathique et accueillant y compris pour les chiens qui y sont les bienvenus.

Peu de kilomètres aujourd’hui on rejoint le point dodo que Karine a trouvé sur Park for night. L’emplacement vraiment chouette face à l’océan mais on se rend vite compte que le vent est intense. Des gerbes de sables se soulèvent et viennent nous picoter les jambes quand on s’y balade. Preik en prend plein les yeux. Le vent s’intensifie et on imagine bien que ce soir y dormir sera un peu compliqué.

On cède volontiers notre place à un couple d’allemands en fourgon qui arrive. Stef trouve un emplacement de l’autre côté de l’ile, sans doute moins venteux. Un petit parking gravillonné avec une honesty box (10 livres) tout au bout d’une petite route en cul de sac près de Lochmaddy nous attend. L’endroit est vraiment très joli et nous avons la chance de récupérer l’emplacement qui se trouve face à la mer.

Petite rando et traversée d’un très joli pont « Sponish suspension bridge » à la solidité douteuse qui amène a un petit abris rond tout en pierre du nom « hut of the shadows ». L’architecture intérieure de cette petite hutte est en forme d’escargot avant d’y atteindre son centre. Une fois dans la petite salle principale il faut s’asseoir et observer le mur. Un système de camera obscura permet d’y voir se refléter la mer comme un tableau.

Nous continuons notre balade cette fois-ci en nous dirigeant vers le port où un ferry vient d’accoster. Nous cherchons une nouvelle géocache qui nous amène a un maquereau en mosaïque dans les 2 mètres de long échoué sur les rochers.

Retour sous le soleil. Et si on tentait une douche. Ni une ni deux Stef prépare le campa geyser. Personne à l’horizon. Chacun son tour on fait le guet. La flemme de sortir la cabine pour la douche surtout avec ce vent. La toilette est vivifiante mais l’eau est chaude. L’expérience nous rappelle qu’il faut entourer le campa geyser du parre-vent métallique qui sert en général pour les plaques. L’année dernière on s’était fait avoir, Karine avait commencé une douche et le Kampa s’était mis en sécurité. Plus d’eau chaude. Ben quand il fait 10 degrés à peine qu’il y a du vent et que tu as commencé ton shampooing et que l’eau devient glacée, ça peut t’amener à quelques jurons. Donc s’il y a du vent soit on sort pas le Kampa soit on le protège (ne pas l’utiliser en intérieur car il y a les gaz de combustion).

Douche, apéro sur la table à pique nique, différents appels téléphoniques aux proches, bon petit repas au wok bref une soirée comme on les aime.

Ce matin grand beau et un levé un peu tardif suite à une nuit très agitée, le vent a soufflé très fort.
Ce sera un Scottish breakfast maison pour se réveiller et partir faire le tour de l’île de North Uist via les singles tracks.

Nous découvrons les lochs entourés d’abers. Le temps est très changeant et nous prenons un gros grain sur le coin du nez. Ces variations de météo nous offrent une luminosité toute particulière qui rend encore plus fabuleux les paysages.

Petite pause latte au « the wee cottage kitchen », petit food truck au nord ouest de l’ile face a une magnifique anse de sable blanc. Quelques chaumières longent la baie aux eaux turquoises avec leurs toits de chaumes où de grosses pierres sont attachées les unes aux autres afin de lester les toitures. Changement de décor en à peine quelques kilomètres c’est impressionnant.

North Uist est une île vraiment superbe avec de multiples facettes, plages, Land, collines, abers, lochs, Highland cow, moutons.

Nous terminons la journée tout au nord: l’ile de Berneray, très agricole et protégée. De grandes étendues de pâtures bien vertes. Si vous décidez d’y faire un saut ce ne sera que pour y prendre le ferry vers Harris et Lewis. Des panneaux nous indiquent presque partout l’interdiction de camper pour la nuit. Nous discuterons avec une habitante qui trouve cela dommage mais un privé aurait fait l’acquisition de pas mal de parcelles et en interdit l’accès. Autre version d’un habitant c’est qu’après le confinement il y a eu beaucoup de vans à venir et beaucoup d’abus.

Nous finissons par retourner sur North Uist où nous trouvons un petit coin à l’abri du vent près d’une cale pour la nuit. Les grandes marées sont pour bientôt, ce qui explique en partie ce changement de temps.

Ce matin réveil sous le déluge, petit dej express et nous allons directement au ferry en espérant y trouver un coffee shop pour pouvoir avancer un peu sur notre récit.

Rien de rien, nous repartons bredouille et trouvons le seul coffee shop de Bernerey où les chiens ne sont pas acceptés. Une première pour nous durant ce périple. Berneray fourgons pas acceptés pour la nuit, chiens pas acceptés dans le coffee shop donc demi tour. Nos rejoindrons finalement notre chouette food truck « the wee cottage kitchen » pour une grande balade sous le soleil. Midi arrive à grands pas et nous en profitons pour un sandwich au crabe pour Karine et au homard pour Stéphane accompagné de la soupe du jour au butternut et chili. Décidément ce petit endroit nous réserve de belles surprise.

La pluie pointe à nouveau le bout de son nez, je termine mon article tranquillou avant de partir vers le ferry qui va nous amener à Harris et Lewis pour de nouvelles aventures.

Pour ceux qui sont allés jusqu’au bout, une question à laquelle vous pouvez répondre en commentaire : combien de kilomètres avons-nous parcouru depuis le départ de Riantec jusqu’à la traversée de Berneray vers Haris & Lewis ?

En route pour les Hébrides extérieures

(Nous avions fait une tentative en 2016 pour atteindre les Hébrides extérieures mais une tempête nous avait stoppé dans notre périple. Tous les ferries étaient à quai et notre nuit en camping fût titanesque. Cette tempête avait même envoyé à la côte une plateforme pétrolière : lien)

Ce matin départ du camping Pennygown direction le ferry. Superbe temps et petit Scottish breakfast au soleil face à la mer. Très belle Traversée sur une mer d’huile avec le brouillard qui s’enroule autour des montagnes environnantes.

A notre arrivée à Oban nous n’avons qu’une heure avant le prochain départ pour Barra, juste le temps de s’arrêter déjeuner sur le port : salade de crevettes fraiches pour Karine et fish and chips de haddock pour Stef.

Il est déjà temps d’embarquer et un petit stress monte pour Karine à l’idée des 4h50 de traversée, même si les lunettes magiques sont dans le sac à dos.

Les 2 premières heures nous longeons des îles et apercevons un rorqual.

Les deux heures restantes nous sommes pleine mer et Karine termine allongée par terre à côté de Preik.

Pas malade mais allongée c’est encore mieux… 15 min avant l’arrivée hop direction le pont et là quel émerveillement. Barra et Mull étaient des pépites et là on monte encore d’un cran.

Dès notre sortie du ferry nous serpentons sur une petite route pour rejoindre l’île de Vatersay qui est rattachée à Barra par une digue. Une sensation de bout du monde, eau transparente et sable blanc, on se croirait presque en Polynésie, les palmiers et les degrés en moins. Nous trouvons un petit parking déjà bien rempli indiqué par Park for night (si vous ne connaissez pas : le lien). Nous nous y installons faute de mieux, bon ok on devient difficile parce que l’endroit est magnifique, coincé entre deux plages de sable blanc. Petit tour à pieds au bout de la route où une petite cabane rose attend qu’on vienne y acheter un gâteau ce que nous faisons bien entendu.

Nous partons ensuite découvrir la première plage afin que Preik se dégourdisse les pattounes et Stef en profite pour y faire un survol avec le drone.

Nous retournons tranquillement vers le fourgon lorsque l’on s’aperçoit que le parking juste avant le notre s’est libéré. Et hop on part s’y installer nous serons 3 vans avec de l’espace entre chaque tout ce qu’il nous faut.

Une fois bien installés nous allons déposer le montant (10 livres) pour avoir accès à ce spot qui est équipé d’une douche (1 livre la minute un peu cher quand même) et des sanitaires. Un espace restauration est sur place ce qui facilite la vie des nombreux cyclotouristes qui ont leur tente plantée à deux pas dans la lande.

Au passage nous sympathisons avec un couple de Nantais en 4×4 tente de toit. Ils sont en réflexion pour un van 4×4 et nous leur proposons de venir voir notre installation c’est toujours mieux de voir en réel ça donne du grain à moudre.

Petit verre installés tous les 4 dans Phareweizh et discussions sur les voyages car eux aussi ont pas mal baroudé et c’est toujours chouette d’apprendre des autres. Petit hello de notre voisin de van qui arrive avec une assiette de noix de St Jacques qu’il a lui même pêché et cuisiné. Elles sont énormes et succulentes on se régale. Le grand luxe whisky noix de st jacques, ça n’arrive pas tous les jours. Welcome to Bara ça commence bien.

Après le repas on décide d’aller faire un tour sur l’autre plage en allant encore une fois remercier nos voisins pêcheur. Après quelques minutes de discussion celui-ci nous indique où se trouve le lieu où les pêcher mais chut, cela restera secret .

Arrivée sur l’autre plage, c’est la cerise sur le gâteau sable blanc et fin, eau transparente et phoque qui s’amuse dans l’eau. Wouahhhhh. Baignade pour Preik et hop retour au fourgon des paysages plein la tête une bonne nuit s’annonce…

Petit réveil matinal et balade sur la plage pour loulou, le kiff total pour pépère.

Bon c’est pas le tout mais le frigo se vide et la COOP n’est pas très loin, un petit plein s’impose (haggis, black pudding fruits et légumes) et départ vers le nord de Barra. Kilométrage prévu aujourd’hui 27 km…

Sur notre route nous passons devant « le seul aéroport au monde à lignes régulières où les avions atterrissent sur la plage »

Nous poussons jusqu’au bout de l’ile pour y découvrir un super camping où nous décidons de nous poser face à la mer et aux iles avoisinantes. Nous sortons le canapé gonflable… bref, elle est pas belle la vie ?

Ce sera du Haggis ce midi et franchement c’est pas mal du tout (on vous passera le détail des ingrédients).

Le soleil étant au rendez-vous on en profite pour faire une longue balade de plus de deux heures, rien qu’en empruntant la plage. Si il y a un paradis pour les chiens, c’est ici qu’il se trouve !

Retour bien fatigués au campement après cette belle marche quasi les pieds dans l’eau et avec une petite géocache en prime (333ème cache, avec dépôt d’un travel bug).

Rinçage de Preik à l’eau douce et petite séance de jeu avec ses deux nouvelles copines Flat coat retriever.

Ding ding, c’est l’heure du  » tea Time » : scone et marmelade de gingembre, on s’adapte comme on peut. Dodo de bon heure et demain est un autre jour.

Nous avions programmé le réveil pour 9h en prévision du ferry mais dès 7h toute la petite troupe est réveillée bon forcement quand on se couche tôt et ben après on se lève tôt. Petite balade dans les collines qui bordent le camping dans la lande Écossaise, avec ses trous, ses bruyères en fleurs bref ça réveille le bonhomme comme on dit mais ça ouvre aussi l’appétit.

Un petit-dej et hop, en route vers la découverte de nouvelle îles…

Quelques jours sur Mull

Nous voilà donc à Oban, joli port où nous allons passer 2 fois : une en partant ce jeudi vers Mull, puis au retour de Mull pour enchaîner sur un ferry vers Barra.

Après avoir observé un superbe voilier qui arrive, nous grimpons à bord du Loch Frisa pour cette traversée d’une heure vers Craignure, sur l’île de Mull. Le trajet permet d’apercevoir l’île de Kerrera à bâbord et Lismore à tribord, puis nous avançons vers Mull en passant le phare de Lismore, perché sur un îlot. Une fois passé le Duart Castle sur bâbord, qui nous accueille sur Mull, nous rejoignons le petit port de Craignure.

Une courte pause pour que notre boule de poils se remette de la traversée (ça va il supporte bien mais est parfois énervé par les bruits) et des multiples rencontres canines (il y a des chiens partout ici, et donc dans les bateaux aussi, installés dans les salons ou dehors).

Nous n’avons pas repéré de points spécifiques donc nous partons longer la côte sud de Mull, un peu au hasard mais avec un itinéraire créé sur notre fidèle garmin (qui a connu les trips moto en Albanie, Norvège et aussi 4×4 en Islande.. ) avec pour objectif de sortir rapidement des routes principales. 

La route principale, parlons-en… elle devient rapidement single track road, large quand même pour sa catégorie mais single quand même, parsemée de passing places permettant de croiser les quelques véhicules ayant l’idée bizarre d’aller dans l’autre sens… il y a du relief, des virolos, très sympa… 

Nous faisons quelques kilomètres puis tournons à gauche à Ardura, puis à gauche encore un peu plus loin direction Croggan. Je donne les noms comme s’il s’agissait de ville mais il y a tout au plus quelques habitations. La route est maintenant vraiment single track et il faut vraiment se mettre sur le bas côté des zones de croisement pour éviter de toucher les autres. Ça monte, ça descend, ça virevolte avec des paysages superbes pour nous accueillir ! Ce sont en tout cas les paysages que nous venons chercher dans ces endroits perdus : la mer, la côte découpée, rocheuse, des animaux partout (des oies, des moutons, des vaches, quelques cerfs, …), très peu de monde, avec une température qui reste sous les 20 degrés et un niveau d’humidité élevé, le paradis on vous dit !

La route se termine à une ferme où nous faisons connaissance avec les superbes vaches (il y a un monsieur aussi dans le troupeau…).

Ensuite, demi tour direction Lochbuie où nous tombons sur une zone de camping très agréable en bordure de la mer, avec un café tout proche où se trouve l’honesty box permettant de laisser une donation pour notre passage. Nous décidons de nous poser à cet endroit pour notre première nuit à Mull. Il est 14h, nous déjeunons puis prenons le temps de gérer quelques actions de logistique (renouveler les copeaux du wc sec, remplir les bidons d’eau, installer le panneau solaire…infos plus techniques en fin d’article) avant d’écrire l’article du blog concernant la remontée jusqu’à Oban (Karine). Une éclaircie (oui, il pleuvait un peu en arrivant…), vite, on en profite pour un petit vol de drone. Petite balade pour découvrir les alentours : le petit café, la box pour y déposer 5 livres, des ruines de château, quelques moutons, dans l’eau un phoque qui pêche…

Le repas du soir est cuisiné sur notre réchaud 2 feux dont un est pour l’occasion mis en plancha, super pratique. 

Le mer est montée et se trouve à quelques mètres du fourgon quand nous mangeons. 

Très bonne nuit, nous nous réveillons bercés par la marée haute suivante et avec les bêlements de moutons qui se baladent autour de notre spot.

Nous reprenons la petite route de la veille en sens inverse, toujours aussi étroite et avec des travaux de fauchage, ça passe juste une fois chacun bien serré dans un coin adapté.

La route principale (single track quand même) qui va vers l’ouest est superbe. On enchaîne bord de mer, petite montagne et lochs… un premier arrêt drone s’impose pour capter ces points de vue avec un peu de hauteur.

Nous continuons notre trajet vers l’ouest et arrivons sur un blocage de la route : un bus et un semi remorque ne peuvent pas se croiser, un certain temps sera nécessaire pour faire reculer d’un côté, se ranger où c’est possible, se serrer tant bien que mal et finalement ouf, le semi passe et tout le monde est libéré.

Nous rejoignons le port de Fionnphort où se trouve le ferry vers l’Île de iona juste en face. Nous n’avons pas prévu de traverser mais nous profitons de la vue et de 2 latte. Il y a une très belle plage avec des rochers qui font penser à la côte de granite rose.

Nouveau vol de drone pour quelques photos aériennes… Le DJI mini 3 pro est vraiment rapide à mettre en œuvre, surtout si on utilise la télécommande avec écran intégré. On enlève le cache, on allume le tout et 1mn après il peut décoller, souvent sans le poser au sol, depuis la main. Idem pour le récupérer, on le place à proximité, assez bas pour l’attraper dessous mais sans l’avoir à hauteur de yeux et hop, on le prend, on l’incline et les moteurs se coupent. Avant de repartir on met la batterie du drone à charger pour éviter d’avoir à le faire à l’arrêt, on profite du coup de l’alternateur… (NB : nous avons fait les démarches d’autorisation de vol au Royaume Uni avant de partir, le drone est étiqueté conformément à la règle et on vérifie avant chaque vol sur le site dronesafetymap.com s’il n’y a pas d’interdiction)

On continue la remontée ouest de Mull par une scenic road qu’un panneau indique. Le souvenir des autres s’estompe et on apprécie la découverte, mais c’est sans doute une des plus belles route que nous ayons fait, des paysages superbes à chaque virage, ça tournicote, ça monte et descend fort, parfois ça tournicote en montant pas longtemps mais fort… Le tout avec un très beau temps !

Nous faisons une courte halte à une box boulangerie, dans un hameau. C’est une boîte en bois avec des denrées à l’intérieur et l’argent des ventes précédentes. Il n’y a plus de pain mais il reste un cinemon roll, bien apprécié un peu plus tard. 

Au détour d’un virage nous tombons sous le charme d’une vue magnifique, arrêt pour le 3eme vol de drone de la journée.

Nous arrivons ensuite à la plage de Calgary, au nord de Mull. Il y a un peu de monde à se baigner et quelques vans sur l’espace où il est autorisé de se poser (si on a un véhicule pas trop gros… le passage est très étroit, on passe en Peugeot Boxer H2L2 en pliant un rétro).

Des chiens partout, notre loulou est énervé… mais la balade sur la plage lui fait du bien : baignade et course dans tous les sens au programme ! Nous installons le fourgon et Karine teste pour la première fois le four Omnia. Improvisation avec les ingrédients dont nous disposons, le résultat est un genre de quiche aux peperonni, excellent !

Nous jouons un peu (Schotten Toten et Welcome to the moon) mais assez vite la fatigue de fait ressentir, il est quand même 20h 😀

Plus sérieusement nous ressentons une certaine fatigue liée aux changements permanents de lieux, à la conduite sur route un peu exigeante et globalement au rythme d’une journée très active qui nous détend totalement. 

Bref, chacun se pose un peu pendant que le soleil se couche : écriture pour Stéphane, lecture pour Karine et repos blotti au fond de son espace pour Preik. 

Lever en pleine forme à 6h, nous allons sur la plage pour que loulou se défoule avant la journée.

Départ 7h, nous voilà sur les single track road du nord de Mull, quasi seuls à cette heure là (pas foule non plus en journée ceci dit). Nous apercevons quelques spots occupés par un ou 2 vans, mais pas la « foule » que nous avons connu à notre dernière virée aux Lofoten…

Arrêt petit dej avant d’arriver à Tobermory, céréales et Ricorée, faudra tester le Scottich breakfast un de ces jours 😀

Bon, finalement nous trainons un peu une fois arrivés à Tobermory. C’est un port animé, avec de belles maisons colorées, une distillerie (hop, un souvenir) et des magasins tout le long du quai. Nous ne résistons pas au coffee shop installé dans une ancienne église. Ce n’est plus un petit déjeuner mais le Scotich Breakfast est là (oeuf, bacon, boudin noir en grosse tranche, saucisse carrée, galette de pomme de terre), accompagné de son café latte.

Quelques petites courses à l’épicerie, quelques souvenirs complémentaires pour Karine et en route vers Craignure, au sud est de Mull, où nous sommes arrivés il y a 2 jours.

Nous voulons être proche du ferry pour le lendemain matin donc nous essayons le camping qui se trouve sur le port de Craignure. 31 livres pour l’emplacement van avec électricité, ok ce sera pratique et c’est notre premier camping payant. Une fois le auvent installé, la personne de l’accueil vient nous voir en expliquant que c’est plus cher (nous ne connaissions pas ce détail tarifaire…) et que nous ne pouvons pas être sur cet emplacement car cela va cacher la vue (???). Bref, nous rangeons tout, bougeons et commençons à nous installer à nouveau au nouvel emplacement indiqué, dans un angle du camping. Nouveau contre ordre, l’emplacement vient juste d’être loué mais la personne ne le savait pas… il faut bouger à nouveau… Preik en a marre et dit avec son meilleur anglais qu’on peut nous rembourser, nous allons voir ailleurs si on ne gêne pas… d’autant que durant ces épisodes nous avons constaté qu’être sur le port veut aussi dire avoir le va et vient des ferries avec les sirènes, les annonces et autres cris…

Un peu plus loin (15km) au nord nous revenons à un charmant petit camping au bord de la plage (Pennygown), tarif identique sans supplément pour le auvent et bien organisé. (NB : les douches sont gratuites ici contrairement aux camping Norvégiens, nous avions prévu de la monnaie au cas où…

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Il y a même quelques vaches à côté de notre emplacement !

Il n’est pas tard, nous profitons de l’après-midi pour ranger, nettoyer, se doucher, remplir les réserves d’eau et charger tout ce qui se charge (drone, appareils photo, lampes, téléphones, …), faire la lessive…

Nous avons fait un très beau tour de Mull. Nous sommes vraiment tombés sous le charme de cette île.

Dimanche matin nous reprenons le ferry vers Oban avant d’enchaîner avec un long trajet (4h45) vers l’île de Barra, première Hebride Extérieure que nous allons visiter.

Fin de l’article pour ceux que l’aspect électricité n’intéresse pas… avec Preik nous sommes prêts à nous mettre en route !

Petite complément / rappel (pour ceux qui ont lu les vieux articles) concernant l’équipement électrique :

Le matériel :

Batterie OPTIMA YELLOW TOP YTS 5.5 de 75 Ah (moins chère qu’une batterie au lithium, performance très proche, capacité à accepter une décharge forte ce qui donne 50 ou 60 Ah disponibles contre 20 maxi sur une 100 Ah au plomb…, de plus ce modèle accepte les vibrations, nous l’avions pris pour ça pour le 4×4 et peut aussi servir en décharge rapide pour démarrer le véhicule par exemple) + Victron smart shunt pour connaître l’état de la batterie en bluetooth

Boîtiers Victron x 3 : Orion smart 12V 12V 18A (pour charger avec l’alternateur quand on roule) + Blue smart (chargeur 220v quand on est branchés par exemple dans un camping) + Smartsolar MPTT 75 15 (contrôleur panneaux solaires quand on reste sans 220V et sans bouger plusieurs jours)

Tout de la même marque et connectés entre eux pour avoir le voltage et la température de la batterie, ce qui permet d’optimiser. L’appli Victron donne accès à tous les équipements et paramètres associés, très pratique.

Panneau solaire 100 w pliant (pas de fixe pour le moment, nous bougeons beaucoup et si on s’arrête dans un pays où il y a vraiment du soleil, on va à l’ombre… donc le pliant qu’on place en fonction de la position du soleil est top)

En gros si on roule 2h par jour la batterie est chargée à 100%. Si nous nous arrêtons tôt (vers 13 ou 14h), le panneau solaire doit prendre le relais pour compenser la consommation du frigo. On essaye de charger au maximum en roulant (PC, drone, …).