Vers Oban

Réveil matinal après une nuit paisible.

Petit tour au parc avec loulou et hop, direction la côte avec une très jolie petite route équipée de cattle grid* à l’entrée et a la sortie de celle-ci (* rouleaux au sol pour éviter que les animaux ne passent).

La route a un petit air de celle qui longe notre beau Mont Saint-Michel avec ses moutons et vaches de prés salés. Des panneaux nous informent que l’eau peut monter à 2 feet de hauteur soit 60 cm lors de forts coefficients de marée.

Pause petit déjeuner et direction le castle dont la barmaid du pub nous a parlé…

A notre arrivée dans la ville de Carlisle nous trouvons tout de suite un parking. Après quelques hésitations sur le mode de paiement nous installons l’application sur le téléphone afin de régler en ligne et ajouter du temps si besoin (4perk car MiPermit n’est pas directement téléchargeable pour les Français).
Petit passage devant le château de Carlisle (pour information nos poilus y sont acceptés).

Puis direction la cathédrale… Elle est faite de brique rouges et son clocher carré à créneaux nous fait penser à un château fort. La cathédrale de Carlisle date de 1133, de style Gothique et Normand. Elle vaut vraiment le déplacement. L’orgue et le plafond peints sont de toute beauté. Des transats ont été installés sous la voute céleste afin de profiter d’un autre point de vue.

Nous terminons la visite sous le soleil et les jardins fleuris de la cathédrale. L’ancien cloitre s’est transformé en coffee shop ou l’on déguste un courgettes cake au citron vert accompagné de lattes (café au lait…).

Nous partons ensuite à la découverte de la ville pour terminer par quelques courses: marmelade, scones aux cheddar et classique, saucisse au garlic et 2 portions de bœuf tandoori.

Quelques kilomètres au nord de Carlisle, nous entrons en Ecosse !

Sur la route qui nous mène au ferry pour Arran nous nous arrêtons au château de Drumlanrig. Le stationnement est de 2,5 livres et nous permet de déjeuner dans un très bel endroit avec vue sur le château. Le vol de drone est soumis à une autorisation préalable que nous n’avons pas, il reste donc rangé.

Le ferry pour Arran (Adrossan vers Brodick) est à 18h, ce qui nous permet de faire quelques courses complémentaires au supermarché avant d’embarquer.

Arrivée sur l’ile d’Arran, où nous découvrons une petite pépite. La côte est magnifique et nous roulons vers le sud où nous avions noté un endroit pour dormir avec vue sur Pladda lighhouse et l’ile en pain de sucre Ailsa Craig.
Le spot est parfait quand on a un chien car c’est un départ de balade avec son petit chemin qui mène vers les hauteurs, bordé de bruyères en fleurs.

Nuit très paisible une fois encore.

Le matin nous longeons la côte et apercevons notre première Highland cow. La route est étroite et nous mène vers le port de Blackwaterfoot. L’endroit est propice à un arrêt pour ceux qui veulent se ravitailler en frais car on y trouve une voiture poissonnerie qui s’ouvre à l’arrière pour découvrir un étalage bien fourni. On ne sait pas si celle-ci passe tous les jours mais nous y étions un mercredi. Dans le village derrière l’hôtel il y a également une mini boulangerie en bois de palette où les gens font la queue pour acheter leur pain, gâteaux.

Nous repartons et apercevons nos premiers phoques qui ont l’air de poser sur leur rocher. Quelques kilomètres plus loin pause café sur la plage d’Imachar, parsemée de rochers à la forme feuilletée.

Preik en profite pour se baigner et se dégourdir les pattes tandis que Stef s’entraine aux ricochets (un concours de renommée mondiale est en train de voir le jour entre les culs salés et les Inzinzacois 😉 )

Dernière ligne droite sur Arran avec un arrêt obligatoire à la distillerie de Lochranza afin d’y acheter notre premier whisky ainsi qu’un petit fromage local.

Embarquement direction Claonaig, la mer est calme et le soleil pointe le bout de son nez.

Nous remontons vers le nord jusqu’à Carnasserie castle. Le parking est grand et va nous permettre d’y passer la nuit. Petite balade jusqu’au château et prises de vue par drone pour Stef. La vue est magnifique depuis les deux tours.

Une petite rivière coule juste aux pieds du fourgon et permet un petit brin de toilette dont un shampoing très vivifiant (je précise que nous avons vidé l’eau utilisée dans notre bidon, pas de rejet dans la nature même si les produits que nous utilisons sont naturels).
Petit jeu « Schotten Totten » (merci Sandrine et Mickaël) accompagné d’un petit wisky (merci nous), elle est pas belle la vie !
Nuit de 11 heures, ça devient notre quotidien.
8 H, en route vers Oban sur les petites routes verdoyantes et ses milliers de moutons (il y en a sans doite plus que d’Ecossais).

Placement dans la file pour l’ile de Mull. On en profite pour vider nos déchets au port qui possède de grands containers. Latte et carotte cake avant l’embarquement, il faut avoir l’estomac plein avant un tour en bateau. Chiens acceptés dans les coffee shop avec toujours un petit bol d’eau à disposition. Sur le port vente et dégustation de crabe, homard et autres réjouissances … après le latte, on passe notre tour.

En route vers l’Ecosse !

Le chargement est fait (vêtements,  matériel photo vidéo, nourriture,  tout pour le chien,  …), l’huile et le liquide de refroidissement vérifiés,  en route…

La première étape se fait vers le nord,  pour une soirée en famille avant le vrai départ le lendemain.  Un peu moins de deux heures de route et nous arrivons à Erquy. Une bonne soirée (merci…),  une très bonne nuit dans le fourgon (test du nouveau setup de lit : matelas ferme + surmatelas moelleux), une belle balade matinale sur la plage pour Preik afin de bien se dégourdir les pattes avant la route et la première journée du trip « Scotland 2023 » démarre.  

Nous pensions initialement partir vers la Roumanie et la Bulgarie,  mais la chaleur annoncée nous a fait reculer,  nous irons découvrir ces pays en dehors de l’été… quand nous avons envisagé de retourner en Ecosse, un soir en regardant des vidéos de voyages,  il a fallu trouver comment traverser. Nous avions eu l’idée après notre premier voyage en Ecosse de le faire via l’Irlande (Roscoff/Dublin, un peu de route puis Belfast/Ecosse), mais le prix en last minute et le fait de mettre Preik en chenil nous ont fait reculer. Il fallait donc rejoindre l’Angleterre pour tout remonter afin de passer en Ecosse. Sur les multiples possibilités (bateau ou tunnel) et en tenant compte des prix,  du calendrier de traversées et des conditions de trajet pour notre boule de poils, nous avons choisi de partir de cherbourg (que nous connaissons bien,  départ d’un périple passé en Irlande avec découverte la veille au soir des dates de péremption dépassées pour les papiers de Stéphane…) vers Poole. Trajet court,  pas de cabine avec animaux disponible mais possibilité de le laisser dans le véhicule en lui rendant une petite visite à la moitié de la traversée,  nickel. 

Nous avons donc fait la route Erquy Cherbourg, en apercevant le Mont St Michel au passage et avec une petite pause café sur une aire, mais bizarrement sans nous sentir encore réellement en voyage, peut-être parce que nous connaissons très bien ce bout de route. Comme dit un voyageur dont nous suivons les aventures,  « la découverte du monde n’attend pas », mais là ce n’était pas encore de la découverte,  passons à la suite… Embarquement sans soucis à Cherbourg dans le Barfleur de la Britany Ferries. Un pré checkin du chien pendant que nous faisons la queue accélère le passage à la guérite avec seulement une lecture de la puce pour vérifier qu’il s’agit bien de Preik. (Il semble même possible d’après la dame du guichet de faire ce pré checkin en ligne mais nous ne le savions pas).

L’accès au bateau est rapide,  nous laissons notre compagnon à 4 pattes dans le fourgon et nous rejoignons notre cabine pour quelques heures de traversée avec une mer pas tout à fait lisse…

Karine expérimente ses lunettes que nous espérons magiques pour résoudre ses problèmes de mal de mer (de la marque Boarding glasses). C’est sans doute mieux que si c’était pire, mais elle termine quand même allongée dans la cabine…

Nous arrivons à Poole vers 21H45 et après une file d’attente à la douane qui nous rappelle que le Brexit est passé par là, nous trouvons un espace tout proche pour passer la nuit dans notre fourgon, à côté de pas mal d’autres véhicules qui attendent leur départ, avec douches et WC à disposition. Le café tout proche facture normalement 15 livres pour la nuit mais quand nous allons régler le matin l’employée ne fait finalement pas payer.

Réveil à 6H30, nous prenons directement la route et entamons la remontée de la journée avec 600 km au programme pour rejoindre la « frontière » Écossaise.

Les autoroutes anglaises sont conformes à notre souvenir : très chargées, régulièrement des bouchons de plus ou moins grande ampleur et interminables… (d’où l’idée de passer par l’Irlande si nous avions pu)

Première phase de conduite avec le fourgon à gauche assez perturbante… ce n’est pourtant pas la première fois mais c’est un baptême avec ce véhicule. Les habitudes reviennent, on double par la droite, on prend les rond-points dans le sens des aiguilles d’une montre et on respecte les vitesses (48 km/h, 97 km/h ou 113 km/h, mais ça tombe juste en miles par heure…).

Plusieurs petites pauses pour faire bouger Preik qui est comme d’habitude adorable en voyage ! Petit repas McDo le matin (si si le petit dej est très bien…), des scones un peu plus tard (miam) et un casse-croute dans l’après-midi avec nos réserves, on attendra le pub du soir pour du chaud…

Après 500 km le relief commence à s’amplifier et les paysages vallonnés et remplis de moutons font plaisir après la 4 voies le long d’un paysage plat et urbanisé.

Nous sortons de la 4 voies et commençons à expérimenter les petites routes, qui vont encore largement se réduire en continuant vers le nord… Nous arrivons dans un charmant petit pub repéré par Karine, qui accepte les chiens et le fait de passer la nuit avec notre van sur leur parking. « Ils sont vraiment très accueillants, tout le monde me dit bonjour et vient me caresser » dit Preik ! Hé oui, ce golden retriever blanc fait l’unanimité auprès des serveuses et des clients… il reçoit à boire, des gâteaux, … certains viennent le saluer sans même un mot pour nous 🙂

Il est 16H, le PC est rapidement de sortie pour profiter du wifi en sirotant une pinte de John Smith’s (pour Stéphane) et un thé (pour Karine). Le temps de rédiger cet article et il sera sans doute l’heure de commander à manger, ou une autre pinte…

Demain, en route pour l’Écosse !

Preik part sur les terres de ses ancêtres

Me revoilà (Karine) ! Une année est passée entre notre road trip en Scandinavie et notre départ pour l’Écosse, plus précisément les Hébrides extérieures.

Une année compliquée où je n’ai pas réussi à trouver le courage de m’investir dans ce blog, une traversée du désert en quelque sorte mais sans le sable.

Septembre 2022 j’ai laissé en plan la section qui concernait le voyage avec un chien mais ça y est, la vie reprend son cours et un voyage ça m’a toujours boosté.

Voyager avec son chien c’est vraiment génial et on a adoré, la preuve on remet le couvert cette année. Ce sont de chouettes moments de partage avec votre animal, de belles rencontres car oui, avoir un chien ça rapproche des autres humains qui en ont mais également ceux qui apprécient nos 4 pattes. Ça permet également de rester « en forme » : je ne compte pas le nombres de sorties et randos en tout genre. C’est aussi un compagnon bienveillant toujours présent dans les coups de mous, les calins, les séances de jeux bref vous l’aurez compris on aurait du mal a partir sans notre Preik.

Partir en road trip avec son poilu ce sont aussi des contraintes auxquelles il faut penser et s’adapter : un espace réduit dans un fourgon, quoique Monsieur Preik a la moitié de la soute pour lui tout seul. Ce sont aussi des patounes mouillées quand il pleut , le sable quand on revient de la plage et les petits bobos (coupure coussinets, conjonctivite, désagréments intestinaux et j’en passe…).

Je vous propose donc une liste, non exhaustive bien entendu, car nous avons tous nos petites astuces et habitudes concernant nos poilus.

Lorsque nous envisageons une destination la première chose que je fais c’est de consulter le site « AniVetVoyage » où l’on trouve toutes les formalités d’entrée dans les différents pays à travers le monde.

En ce qui nous concerne cette fois-ci : le Royaume Unis. Il nous fallait le passeport pour Preik (fait depuis qu’il était chiot), vaccination antirabique à jour, vermifugation contre les ténias administrée par un vétérinaire minimum 24 h et maximum 120h avant l’entrée sur le territoire du Royaume Unis (1 à 5 jours de battement). Notre véto nous a rempli la validation de bonne santé sur le passeport de loulou. Bref, il suffit de bien se renseigner et ça ne pose pas de soucis en règle générale.

Concernant le ferry qui partira de Cherbourg nous avions le choix entre le chenil ou le fourgon. Nous avons fait le choix du fourgon car la traversée n’est pas très longue (4h30 approximativement) et une visite est autorisée pendant la traversée en étant accompagné d’un membre d’équipage. Nous avons investi dans une gamelle anti-débordement afin qu’il puisse avoir de l’eau à volonté. Le choix que loulou reste dans le fourgon est aussi pour lui éviter un stress supplémentaire. Donc il sera dans son élément : panier, doudou et un tee shirt à moi pour le rassurer. Cela nous (lui) évite également la vaccination contre la toux du chenil.

Petite chose à laquelle penser lorsque vous allez voir votre véto avant le départ, faire vérifier que sa puce électronique fonctionne bien (il peut arriver que celle-ci se déplace dans la jugulaire).

Si vous avez déménagé dernièrement ne pas oublier d’aller sur I-CAD (site de l’identification de votre animal) afin de mettre votre adresse à jour.

Ne pas oublier non plus de lui mettre votre numéro de téléphone portable sur son collier (le +33 utile si on est à l’étranger pour recevoir l’appel sur notre téléphone français). Nous on a opté pour ce genre d’identification extérieure car on peut facilement la mettre sur un harnais et moins de risque de perdre cette plaque alors qu’une médaille c’est plus aléatoire on en a fait l’expérience. Vous trouverez ce genre d’article sur le net.

NB : ce n’est pas Preik sur la photo…

Voyons maintenant les petites choses que l’on amène avec nous pour ce petit Golden…

Pour son confort quotidien

– un matelas pour son dodo et une petite couverture polaire facile à nettoyer que l’on pose sur son dodo quand il est un peu crassou.

– un matelas rafraichissant pour les jours de grand chaud (bon ok on part en Écosse mais avec le changement climatique on peut se poser la question)

– un petit thermomètre connecté a nos portables dans son espace soute afin de vérifier qu’il n’a pas trop chaud de façon à pouvoir mettre en route le ventilateur de toit si besoin…..un vrai petit prince ce Preik

– un doudou

– une petite muselière souple (passage ferrys)

– un peignoir (oui dit comme ça et vu la photo ça peut avoir l’air ridicule et c’est d’ailleurs ce que Preik pense mais franchement quand il est trempé et qu’il se secoue, ben dans un fourgon c’est appréciable)

Bientôt la même avec un kilt ? Vous pensez que ça m’irait bien ?

– une gamelle anti-débordement.

Pour l’hygiène 

– des sacs à crottes +++++ et oui un vrai canard notre golden

– un produit nettoyant intérieur des oreilles (il nage beaucoup donc oreilles à surveiller)

– un produit nettoyant pour les yeux (nous on est très fan d’OCRYL)

– des compresses

– brosse et peigne

– des ciseaux (s’il faut dégager une plaie par exemple)

– un shampoing, on ne sait jamais ça reste un golden et « golden boueux golden heureux »et les maitres doivent supporter l’odeur…..

Pour les ptits tracas d’ordre médical

– des petits chaussons en néoprène (coupures, échauffements….)

– du charbon actif (ça mange n’importe quoi ces goldinous)

– du riz, des probiotiques, des croquettes gastro-intestinale

– de l’EPP (extrait pépin de pamplemousse ) antimicrobien naturel pour les animaux mais aussi pour nous et pleins d’autres bienfaits voir sur le net

– une trousse de secours (pince anti-tiques, thermomètre, pince à épiler, petit scratch a mettre autour de la gueule pour les soins si besoin, bandage, compresses, désinfectant…)

– une petite crème réparatrice pour ses coussinets

Concernant les midges en Écosse ( petits moucherons, gros comme une tête d’épingle mais particulièrement voraces et qui arrivent souvent nombreux…) nous verrons sur place pour un produit local si besoin.

Nous avons fait le choix éclairé de lui donner du Bravecto (tiques et puces).

Voilà ce que l’on amène avec nous pour Preik. Il a son propre sac de voyage afin que tout soit au même endroit ainsi que sa propre pochette pour ses papiers (carnet de santé et son passeport).

J’espère que cet article aura été utile à quelques uns d’entre vous et je le répète liste non exhaustive j’ai certainement oublié des choses et je suis toujours preneuse de vos astuces.

Bon trip à tous ceux qui partent avec leur poilus, profitez-en bien et prenez soin d’eux, ils le méritent.

Une pensée pour nos amis Karine et Damien qui vont affronter les (terrrrrrrrribles) chaleurs Albanaise à moto et en toile de tente. Ça nous rappelle des souvenirs (dèjà 11 ans) avec la même monture.

J-2 avant le départ, chargement presque terminé, on y est presque !

Mécanique, aménagement et prochain trip !

Un petit article pour donner quelques nouvelles et partager nos aventures mécaniques à ceux à qui ça pourrait faire peur…

On va parler de moteur, de lanterneau et de suspensions pneumatiques. 😊

Il y a quelques mois notre bel engin bleu a donné des signes de faiblesse… bruit, fumée, … les symptômes précurseurs de la maladie de ce moteur (le fameux PUMA…) se précisent. Nous avions alors le choix entre attendre la casse, probable mais imprévisible, et qui pouvait arriver au milieu d’un trip préparé et attendu pendant des mois… ou alors anticiper et réparer. Depuis le début de nos trips, à moto puis en pickup et maintenant en fourgon, nous essayons de gérer les risques au mieux… kit de réparation et compresseur pour les pneus, plaques et pelle pour les enlisements, outillage et différents liquides pour les petits appoints moteur et mini réparation si besoin, une médaille de St Christophe pour le reste… bref, on essaye de faire face… mais là on nous parle de casse moteur (description d’un expert dans un forum : « La cause vient d’un défaut d’injecteur; celui-ci se met brutalement à propulser beaucoup de carburant. Il en résulte un emballement du moteur (6000 tr/mn), puis le moteur cale et ne redémarre plus. L’important excès de carburant entraine une chaleur intense qui détruit le piston par surchauffe ; la bielle et la chemise sont également très impactées. »), impossible de traiter pour nous sur le terrain et voyage bloqué si ça arrive loin de chez nous…

Nous avons donc pris la décision d’anticiper et de (faire) changer le moteur. Après discussion avec notre mécanicien préféré (Garage Maillot à Locmiquélic), nous avons compris que c’était une opération lourde, il faut changer l’embrayage, la distribution, les injecteurs et comme nous avions aussi du boulot sur les freins arrière et moyennant quelques surprises pendant le démontage / montage, ça fait une belle ardoise… Nous avons alors regardé les fourgons neufs (beaucoup trop cher et aménagement à refaire), puis les fourgons en occasion (très demandés donc chers et / ou avec des kilométrages qui nous ramènent au même point et avec les mêmes incertitudes…), pour au final constater que malgré son prix, le changement de moteur restait pour nous la meilleure option. C’est donc parti, moteur reconditionné commandé… il arrive tout nu, Willy va devoir tout transférer depuis l’ancien. Une fois enlevé ça fait quand même un gros trou… pour y accéder tout l’avant a été enlevé…

Quelques surprises bien sûr, un guide de boîte de vitesse par ici, un alternateur plein d’huile par là, … mais petit à petit le nouveau moteur se construit et va rejoindre notre fourgon. On a l’impression d’assister (en plus lent) à une greffe de cœur… Et enfin il redémarre… joli son, échappement ok, il va entrer dans une phase de surveillance et de réglage…

Pendant ce temps, pour profiter du pont et avec les conseils de Willy, Stéphane ajoute la suspension pneumatique à l’arrière. L’objectif est de compenser le poids permanent et de mieux stabiliser l’engin. L’ajout des boudins est assez simple (une fois tous les morceaux mis dans le bon sens après montage / démontage / réflexion…), il faut ensuite amener les tuyaux d’air jusqu’aux commandes et jusqu’au compresseur qui seront au niveau du poste de conduite. Le compresseur trouve sa place sous le plastique de la marche côté conducteur, avec un branchement vers la batterie et un aller retour vers les commandes installées après avoir désossé pas mal de choses… ça fait un peu peur mais à chaque hésitation Willy rappelle que « si on a peur, c’est qu’on est un peureux » 😊 donc pas de soucis, on démonte, on dégrippe, on enlève et tout retrouvera bien sa place au final…

Tout a trouvé sa place, le fourgon monte et descend à la demande, le moteur tourne et les freins freinent… 😉

On change également les supports de la porte latérale qui donnent des signes de faiblesse…

Phareweizh est de retour à la maison et nous pouvons reprendre les améliorations d’aménagement. L’électricité, enrichie petit à petit, mérite d’être mise au propre, avec en particulier 2 prises extérieures (220V quand il est dispo et panneaux solaires) qui nous éviteront de passer les câbles par la porte au risque de les abimer… Nous ajoutons aussi des tiroirs, nous créons une seconde assise afin de placer une table entre les 2 (pied Lagun) puis nous allons améliorer les meubles hauts qui n’étaient à ce stade que des cagettes en bois fixées sur les parois (solution rapide avant notre trip en Norvège l’année dernière). Karine va ajouter la touche de peinture et la déco qui rendent tout ça si agréable à vivre…

Ah oui, on devait parler lanterneau aussi… LE cauchemar pour Stéphane… ce petit écoulement léger, presque un goutte à goutte digne d’une torture chinoise, mais qui résiste malgré les pâtés de Sika mis pour faire et refaire l’étanchéité… Des cartouches de Sika oui… mais, comment dire… peut-être une légère dyslexie numérique, ou un manque d’attention lors du visionnage des nombreuses vidéos tutos… en tout cas ne croyez pas que le Sika 225, 252, 522 ou 552 font la même chose… non non non… et quand on prend une colle pour plaques pour essayer de faire des joints d’étanchéité, fatalement ça ne fait pas le job… 😊 Et comme cette fichue colle, elle, est de bonne qualité, impossible de l’enlever du plastique donc commande d’un nouveau cadre de lanterneau en pièces détachées. Karine, avec beaucoup de patience, enlève les traces sur la carrosserie puis nous posons à nouveau le tout, mais avec le bon Sika cette fois-ci ou plutôt les bons Sikas : Sikalastomer 831 E (en bande facile à travailler) + Sika 521 UV pour les joints périphériques. Pose méticuleuse, séchage, puis tests sous une grosse pluie : tout bon ! (pour l’instant…)

Quelques sorties prévues d’ici là mais le trip de l’été est décidé… après avoir imaginé un itinéraire sympa vers la Roumanie, la Bulgarie et Istanbul, la chaleur nous fait repousser ce projet à plus tard, quand nous pourrons le faire en dehors de l’été. Nous allons donc retourner découvrir l’Ecosse, que nous avions visité à moto, avec une tente et avec surtout une belle tempête qui nous avait fait quitter l’Ile de Skye et nous avait fait abandonner la visite des Hébrides extérieures. Les bateaux sont réservés, départ et retour depuis Cherbourg afin de pouvoir laisser notre boule de poils dans le fourgon et pas dans une cage, le trajet étant assez court (pas de possibilité de l’avoir avec nous en cabine malheureusement… mais nous pourrons passer le voir 1 fois pendant la traversée qui fait un peu plus de 4 heures). A nous la panse de brebis farcie, les single track roads, les kilts et les midges !

Bref, on prépare le fourgon, l’itinéraire, l’anti-moustiques et on compte les jours 😉

Pologne, Allemagne, Belgique et France…

Après 18 heures de ferry nous sommes arrivés à Gdansk, superbe ville visitée en 2015 lors d’un grand tour des capitales européennes. Nous nous reconnectons, « Bienvenue en Pologne, 5G… », et nous jetons un œil aux messages arrivés depuis notre départ de Suède… Un invité surprise vient perturber l’organisation de la fin du voyage : l’ami COVID ! Pour des raisons d’organisation familiale, nous décidons donc de rentrer « tout schuss » vers chez nous. Alors, ok, tout schuss, mais on est loin quand même… nous sommes lundi 29 août à 14h et nous arriverons mercredi 31 août à 14H30 après 2147 km en Pologne, Allemagne, Belgique puis France. Vu notre timing le trajet se fait très majoritairement sur les autoroutes, ce qui ne permet pas tellement de profiter des paysages… Trajet rapide en Pologne, trajet très encombré d’un nombre incroyable de camions en Allemagne, … bref, de l’autoroute…

Nous en sommes donc au rangement du fourgon (on vide tout), aux lessives, au rasage de la barbe de voyageur (pour monsieur), et au bilan de voyage…

Au niveau des chiffres :

  • 33 jours de voyage
  • 10382 km effectués
  • Coût moyen des 3 repas par jour pour 2 : 27 euros
  • 13 nuitées en camping ou aire de camping car
  • 16 nuitées en camping plus ou moins sauvage
  • 3 nuitées en ferry

Au niveau du fourgon :

  • très bon fonctionnement général
  • consommation plus faible que nous pensions : 7,5 litres/100 km en moyenne, 7,2 sur la portion Finlande / Norvège
  • le chauffage/clim est tombé en panne la première semaine
  • aucune autre panne à signaler
  • les montées à plus de 20% sont quand même un peu dures, il faut y aller en douceur…
  • les pneus Michelin Agilis Crossclimate sont parfaits pour les pistes et les chemins de pierres
  • pas de consommation d’huile
  • petite consommation de liquide de refroidissement, appoint fait dans un garage (gratuit)

La gestion de l’électricité :

  • charge de la batterie accessoire (yellow optima) très majoritairement faite via le chargeur DC DC Victron connecté à l’alternateur : moins de 20 A consommés à l’arrêt (frigo, ventilation, recharges) et charge à 18A donc un peu plus d’une heure… hors nous bougions beaucoup plus chaque jour
  • quelques charges avec le panneau solaire pliant quand nous sommes restés un peu plus immobiles
  • une charge avec le secteur mais on aurait pu faire sans
  • en bref : aucun soucis, aucune coupure, des recharges téléphones, lampes, PC, drone, appareils photo, à volonté… donc rien à modifier

La gestion de l’eau :

  • les réserves : évier 10 litres, eau potable filtrée 18 litres, réserve 2 x 20 litres
  • l’évier est facile à utiliser et à recharger en eau, en général en passant de l’eau d’une des réserves de 20 litres vers le bidon de l’évier
  • le bidon de l’évier pourrait être agrandi pour limiter les opérations de recharge
  • l’eau potable n’a jamais manqué
  • la principale source de consommation est la douche, donc nous l’avons limité 🙂
  • il a toujours été très facile de refaire le plein d’eau en Finlande et en Norvège, souvent dans les stations services, parfois dans les campings, toujours gratuitement

Le gaz :

  • nous disposons d’une bouteille GPL de 12 litres (laboutiquedugaz.fr)
  • un remplissage a été fait à mi voyage, mais il ne manquait que 3 litres, notre consommation est plus faible que nous pensions (eau chaude, réchaud 2 feux)
  • pas de soucis pour faire un remplissage en Norvège

L’essence :

  • comme dit plus haut, consommation plus faible que prévu, tant mieux
  • autonomie avec le fourgon : environ 1100 km
  • des tarifs très variables d’une station à l’autre, d’une ville à l’autre : 2,10 à 2,45 / litre
  • vu l’autonomie importante nous avons toujours regardé à partir de mi réservoir et attendu de trouver un tarif raisonnable (2,10 ou 2,20)
  • en Suède c’était globalement haut (2,30) donc nous avons attendu d’arriver en Pologne pour refaire le plein (1,65)
  • en Allemagne et France tarifs d’environ 1,90 hors autoroute

Un grand merci à tous ceux qui nous ont suivi pendant ce périple et à ceux qui liront par la suite les différents articles. On espère vous donner envie d’y aller, de vous lancer, que ce soit le fourgon pour lequel on ne connaissait rien il y a quelques mois ou la Norvège et la Finlande qui sont pour nous depuis longtemps des coups de cœur… Vous pouvez nous contacter si vous souhaitez échanger pour préparer un voyage, prendre des idées pour l’aménagement d’un fourgon ou toute autre question que vous auriez… welcome…

Les idées ne manquent pas pour la suite, un peu de repos, quelques améliorations du fourgon et… à suivre… allez, un indice…

Traversée de la Suède

Depuis le grand élan, nous avons poursuivi la route en Suède.

Tout d’abord un arrêt dans un petit camping près de la frontière, pour faire la lessive et se reposer un peu, nous et le chien qui commence à être un peu perdu avec ces changements perpétuels de lieu de vie. La maison sur roues est là, heureusement, pour donner un socle fixe, mais sinon tout change à chaque fois… ville, forêt, lacs, mer, montagne… la truffe sature un peu… bref, repos, soleil, séchage…

La route nous amène ensuite jusqu’à Uppsala, très jolie ville étudiante. Le camping (difficile de se mettre sur un lieu gratuit et on veut profiter des douches et de la sécurité) est situé à 1km800 du centre, très facile d’accès à pied en longeant la rivière.

Les emplacements sont grands, verts, très agréables. Il y a de l’animation en journée (beach volley, mini golf, …) mais ça se calme vite le soir, aucun soucis pour dormir.

La ville elle-même est en pleine effervescence de rentrée universitaire. On voit en se promenant des groupe déguisés qui nous font penser clairement à des journées d’intégration. En creusant un peu on apprend que les étudiants peuvent rejoindre des organisations étudiantes nommées « nations ». Chacune a ses activités, ses valeurs, et ils organisent des journées de découverte en début d’année. Des fêtes aussi… la musique sort de plusieurs QG de ces organisations, il y a de l’ambiance.

Beaucoup de vélos, les voies sont très bien définies et se partagent avec les piétons. Le vélo semble quand même prioritaire, attention…

Nous tournons un peu dans la ville à la découverte des monuments (cathédrale, château, …) et dans les rues du centre ville, pleines de boutiques, restaurants, bars, ça tranche avec toute la zone nord où nous étions ces dernières semaines ! Les prix redeviennent similaires à ce que nous connaissons, voir un peu en dessous.

Un détail étonnant : le centre-ville est chauffé par le sol ! La ville possède des unités de production de chaleur (déchets et biomasse) qui permettent d’éviter l’enneigement en hiver pour les piétons et qui chauffent 95% des habitants de la commune (commune assez large, plutôt communauté de communes pour nous…).

On profite aussi de la cuisine pas du tout locale.

Un petit passage vers Gamla Uppsala (le vieux Uppsala) avant de partir… Vieille église, monts qui abritent les tombes de Thor, Odin et Freyr, ça vaut une promenade…

L’idée ensuite est d’aller visiter Stockholm, que nous n’avons pas encore vu dans nos différents voyages dans cette zone. Le vendredi soir s’avère un choix hasardeux… beaucoup de voitures sur le dédale de routes et de tunnels… Nous tentons 2 sites assez centraux où on peut se poser avec un fourgon, tout est complet, et nous ne sommes pas les seuls à chercher… On décide de reporter la visite de ce qui semble être une très belle ville d’après ce que nous avons aperçu. Nous le ferons avec un vol direct, plutôt en hiver pour profiter de la neige et de la glace.

Nous descendons donc jusqu’à Nynashamn et nous trouvons sur Park4night un grand parking près d’une pointe assez sauvage, au sud de la ville. Le parking est grand mais se rempli petit à petit en soirée. Les groupes sortent des voitures, préparent leur matériel de camping, leurs provisions… visiblement les Suédois profitent beaucoup de la nature et nous sommes sur un point de départ pour rejoindre la forêt et les plages.

Une fois le flux calmé, nous pensons profiter d’une nuit paisible, tout comme quelques autres véhicules qui ont opté pour le même site, Pas du tout… nous n’aurons pas tous les détails mais une voiture avec un gros moteur (si on se fie aux « vroum vroum » dont il nous gratifie) et une grosse sono (cette fois je fais référence surtout aux énoooormes basses qui font vibrer le fourgon), fait plusieurs passage et nous empêche de dormir. Nous craignons surtout que ça dégénère, on entend des voix, des allers venues… Première expérience de nuit dans un milieu moins accueillant que les autres… La nuit est longue…

Le lendemain, en route pour le camping de Nynashamn, très bien équipé, en bord de plage. Il y a des promenades à faire de chaque côté de la plage ou vers la ville toute proche. C’est vivant mais très sympathique. Nous y attendons tranquillement le ferry qui va nous mener vers Gdansk en Pologne.

C’est la fin de notre boucle scandinave, une belle virée de 6852km entre Finlande, Norvège et Suède. La suite se passera entre Pologne, Allemagne et France… c’est le chemin du retour…

Trollstigen, altitude et grand élan

Nous repartons du camping situé en bas de la Trollstigen (pas le dernier qui a de superbes Troll à moto ou à 3 têtes mais qui fait payer la douche 30 NOK, celui d’avant où la douche est dans le prix…), et la suite se situe à nouveau en montagne, avec des virages, des montées et des descentes…

La Trollstigen tout d’abord. Oui, elle est vraiment belle ! La particularité du site est la vision globale qu’on peut avoir depuis le bas et depuis le haut sur l’ensemble. C’est impressionnant ! Nous avons attendu le beau temps, c’est parti ! Quelques motos qui attendent en bas, un bus qui monte, du trafic dans les 2 sens, ça se croise… et nous on regarde partout… les virolos, la cascade, le vide… superbe on vous dit !

Pas d’arrêt au point de vue, trop de monde déjà sur la passerelle et un bus s’arrête juste devant nous… on file… on a déjà toutes les photos dans les archives…

Archive 2014…

Un petit ferry nous donne l’occasion d’une pause…

On enchaîne un peu plus loin par l’incontournable Geiranger fjord. On commence par une arrivée par en haut, avec un point de vue auquel on ne résiste pas malgré l’affluence. Affluence qui ne nous met pas encore la puce à l’oreille… mais en bas on aperçoit un bateau de croisière. La vue est belle, clic clac, on enchaîne.

La route se poursuit en descente, un coup à droite, un coup à gauche, hop hop hop…

Et nous arrivons à Geiranger, jolie petite ville dans notre souvenir. Alors oui, c’est très joli, mais beaucoup de gens sont au courant… Il y a un village d’animation tout en bas, des cars, des cars, des cars… il faut bien promener les croisiéristes un peu partout dans la région… un loueur de voiturettes électriques (il y en a bien une vingtaine…), des vélos, des piétons… bref, le choc ! Aucune envie de s’arrêter, nous profitons de la beauté des vues mais continuons notre chemin.

La montée après Geiranger est tout aussi encombrée, des cars, des piétons, des vélos, ça bouchonne… On arrive dans les montagnes et cela nous donne l’occasion d’une petite pause café et d’aller toucher la neige avec notre petite boule de poils.

Rien de vraiment acté pour la suite, nous décidons de prendre la direction de la route 55, la Sognefjell Road, avec un objectif spécifique : la station de ski d’été « Galdhopiggen sommerskisenter ». Nous voulons prendre un peu d’altitude pour les vues tout d’abord, puis pour voir comment se comporte notre fourgon à la fois pour monter et pour dormir en situation de froid.

Pour la montée, nous ne sommes pas déçus… on passe d’environ 500 mètres d’altitude à 1852 mètres en 13 kilomètres soit un pourcentage moyen d’environ 10,4 % et comme il y a des zones plates, d’autres sont plutôt à 20%… Autant en général notre Peugeot Boxer monte bien, autant là on ne veut pas faire forcer la mécanique, une bonne partie de la montée se fait donc en seconde, à 2000 tours/mn, tranquillement.

On arrive en haut avec au passage sur la route des vues sur les montagnes et les glaciers environnants, puis dans une cuvette lunaire où se trouvent la station de ski d’été et un hébergement / resto.

Nous nous installons près du refuge / hôtel / boutique (beaux pulls…) et partons toucher la neige au pied des remontées mécaniques à l’arrêt, la saison est terminée.

Les autres véhicules partent petit à petit, nous laissant presque seuls sur notre emplacement. Le ciel est dégagé, synonyme de froid pour la nuit… Nous prenons un petit apéro avec la bière locale achetée à la boutique, il faut bien se réconforter un peu . Nous surveillons tous les ¼ d’heure l’évolution de la température, impatients et en même temps un peu inquiets de voir ce que notre isolation va donner. Les 2 autres véhicules présents ont le chauffage, pas de ça chez nous, pas eu le temps de se pencher sur la question dans les 2 mois ½ d’aménagement du fourgon.

La nuit, très agréable, nous permet de constater que malgré les -2,13 °C mesurés, notre ressenti en tenue très légère sous la couette et la couverture mérinos est parfait. Aucune sensation de froid. Bien sûr l’intérieur du fourgon est descendu à 6°C, mais l’absence de vent et d’humidité à l’intérieur permettent de se sentir comme dans un petit cocon. Donc, on valide ! Pour faire la Norvège en hiver il faudra quand même réfléchir pour le chauffage… Gasoil sans doute…

Une fois en haut il faut bien redescendre… toujours petite vitesse, on ne freine pas tout le temps pour ne pas faire chauffer, on fait de petites pauses… tout se passe bien. Willy notre garagiste préféré pourra quand même sans doute changer les plaquettes au retour…

La route se poursuit à travers des paysages qui prennent déjà la couleur de l’automne, avec des touches de couleur qui laissent penser que la nature, sachant que la période clémente est courte, donne tout ce qu’elle a à donner en peu de temps… # envolées bucoliques de Karine

Nous traversons ensuite le très joli village de Lom, où se trouve une église en bois debout du 12ème siècle et une boulangerie du 21ème siècle qui dégage une odeur traîtresse dans la rue, parfait petit dej.

Dernier point notable de cette étape : la grand élan. Il s’agit d’un élan en acier inoxydable poli de plus de 10 mètres de haut. Il domine sur une aire de la route 3, prévenant les automobilistes de la présence de ces grands animaux dans la zone où ils arrivent. Plus beau qu’un panneau, on a beaucoup aimé.

La suite se passe à travers des hauts plateaux, des vallées ensoleillées, au bord de lacs, en attendant de prendre la direction de… à suivre…

De Lofoten à Trollstigen

Dans le dernier article nous sortions des Lofoten. Toujours un très bel endroit mais après autant de mouvement depuis l’arrivée en Finlande, autant de belles vues, de rencontres, de kilomètres, nous étions un peu « blasés ». On a un peu honte d’utiliser ce mot, nous avons une chance folle d’être ici avec un véhicule préparé en 2 mois ½, qui répond à toutes nos attentes. Nous avons de la chance aussi avec le temps, variable mais plutôt clément. Malgré tout l’enchaînement nous faisait nous poser la question : « et maintenant ? ». On a pris un moment pour réfléchir à ce que nous voulions vraiment faire avec le temps restant sur ce périple. Nous pouvions suivre les traces des copains et refaire ce que nous avions fait il y a quelques années, la FV17, la côte, les ferries. Très chouette mais déjà fait, nous cherchions de la nouveauté après avoir terminé notre objectif de découverte du nord. Nous avons envisagé une diagonale depuis Mo I Rana vers Umea en Suède pour traverser vers Vaasa en Finlande puis rejoindre Tallinn depuis Helsinki afin de découvrir Estonie, Lettonie et Lituanie comme nos copains Titi et Vincent il y a quelques mois dans l’autre sens. Un peu court quand même pour cette option et assurément beaucoup de monde. Nous avons donc décidé de descendre rapidement vers Trondheim et ensuite de… vous verrez bien…

La descente se fait donc depuis Narvik par la E6. C’est la route principale mais il ne faut pas imaginer une autoroute pour autant. Il y a des portions à 90, à 60, à 80, à 30, à 50, à 60, bref ça change tout le temps. Des traversées de villages, des montagnes autours, des forêts, les paysages sont très beaux. Nous longeons une grosse rivière, un espèce de torrent qui débite très fort. Des passerelles en bois permettent de passer d’un côté à l’autre pour aller faire sans doute des randonnées dans les hauteurs.

La phase de descente nous amène à un lieu qui nous avait beaucoup plu il y a 9 ans : le centre du cercle polaire. C’est l’endroit matérialisé sur la route où on passe ce fameux cercle dont nous avions parlé à la montée en Finlande. Le lieu comporte divers « totems » qui nous permettent d’immortaliser le moment, un magasin de souvenirs pour trouver quelques babioles et autocollants, et des montagnes tout autours.

Nous partons en vadrouille dans les hauteurs pour profiter du temps magnifique. Petite rando, belles vues puis retour au fourgon pour la nuit sur le parking de ce lieu où pas mal d’autres véhicules de toutes sortes passent ou s’arrêtent.

Nous poursuivons par une journée « tout schuss » vers Trondheim. Plus de 500 km, ça nous semble assez faisable. Dans les faits c’est très longs vu les variations de vitesse évoquées plus haut. La route est belle, les paysages aussi.

La route défile, plus ou moins lentement, les lignes droites, les virages, la forêt, un autre virage et… freinage !!!! en sortie de virage dans une zone à 80, maman élan et son petit son là, au beau milieu de la route. Nous stoppons le véhicule à une dizaine de mètres et profitons du spectacle. Ils ne sont pas effrayés, ils traversent doucement. L’instant est magique, voir ces gros animaux de si près est une chance énorme, que nous n’avions pas encore eu dans nos précédents voyages. On parle de 300 à 400 kilos pour la maman, 2m au garrot… un grand cheval paraît chétif à côté de ce mastodonte que nous ne voudrions pas croiser au milieu des bois en situation de défense de son petit… Ils traversent donc et comme nous sommes en sortie de virage… nous repartons rapidement… les yeux encore écarquillés par cette rencontre étonnante.

Nous faisons une pause un peu plus loin pour nous remettre… C’est l’été après tout, une petite glace sera la bienvenue. On ne peut que vous conseiller d’utiliser la fonction traduction de google (ou autre pour les fans d’apple…) avant de passer à la caisse et pas après comme je le fais… Une glace trois chocolats, nickel… l’autre, « lakris », ça parle de sel, ça doit être du caramel… hé bien pas du tout… la glace au réglisse avec une pointe de sel, ça existe ! Et à part si on est fan de réglisse, c’est pas top !

La descente vers Trondheim se poursuit, longue… et le climat semble changer petit à petit, ce qui n’est pas étonnant sur le principe, ça revient à descendre de la latitude de Lille à celle de la Rochelle… Nous nous posons le soir un peu avant Trondheim, dans la montagne, près d’une cascade. Nous y retrouvons un bus de 4 suisses déjà croisés pas loin du Cap Nord. Petite balade dans la forêt pour aller voir la cascade, en guettant s’il n’y a pas d’élan en embuscade vu que nous savons maintenant qu’ils existent et que ce n’est pas un mythe pour touriste ou une opération du lobby des vendeurs de panneaux « attention traversée d’élan ».

Une bonne nuit durant laquelle Karine entant un cri qui après analyse pourrait être celui de ce fameux animal… ou celui d’un suisse qui se coince le pied en allant aux toilettes dans son bus, les avis restent partagés.

Pour la suite, Karine a repéré une vallée décrite sur le site d’un photographe. La description et les photos nous ont donné envie d’y aller, c’est donc l’itinéraire du jour. Le GPS Garmin Navigator 5 (que nous avions sur la moto) mis en mode « au plus court » et sans interdire les routes non bitumées, ça donne un passage par de toutes petites routes, en forêt, sans bitume, bref, tout ce qu’on aime. On va tranquillement pour ménager la mécanique, nous sommes avec un Peugeot Boxer, pas avec notre 4×4…

Nous rejoignons le début de la trace identifiée par Karine. Ça commence bien, voilà un péage… on doit être soit dans un parc d’attraction, soit sur une autoroute… bref, on verra…

Et on voit vite… petite route, virages, montées, descentes, paysages à couper le souffle… une très belle route. Une cascade fait sa belle au passage… Une portion nous rappelle la célèbre Trollstigen par ses virolos, mais version gravel road et plus étroite… Nous sommes sous le charme… Puis nous arrivons sur une portion qui commence par une barrière avec un message « route fermée de décembre à mai », ce sont des hauts plateaux sans doute très hostiles durant l’hiver.

De petites cabanes sont disséminées par ci par là… il y a quelques voitures de propriétaires ou des locataires d’un soir peut-être. Les vues sont magnifiques.

Un premier barrage coupe la vallée, avec une retenue d’eau limpide qui s’écoule sur le côté.

Nous commençons à chercher un emplacement où nous poser pour la nuit. Hors de question de foncer et de ressortir de là, nous voulons profiter de la liberté donnée par notre fourgon aménagé pour apprécier les lieux en douceur. Nous sommes sur une petite « gravel road », mais un embranchement se présente avec une autre, encore un peu plus petite, vers la gauche. Une rapide vérification sur le GPS, ça mène à un parking 3km plus loin. Boxer, à l’attaque ! Nous montons en évitant gros trous et pierres de toutes tailles. Clairement il ne faudrait pas croiser quelqu’un, il n’y a aucune possibilité de se croiser, on passe tout juste… Nous arrivons tout en haut et découvrons le fameux parking, déjà utilisé par quelques randonneurs qui y ont laissé leur véhicule. Nous procédons à un demi tour qui nous fait apprécier d’être en fourgon L2 et pas L3 ou L4… Karine donne les directives de l’extérieur avec un des talkies prévus justement pour ce genre d’exercice… « encore un peu, attention, grosse pierre… vas-y ». La rivière toute proche est étonnante, elle sort d’un énorme trou dans la roche… on craint d’être trop près en cas de montée des eaux, on va plus loin.

Nous nous installons un peu plus haut que les voitures des randonneurs, un endroit superbe où on ne voit autour que de la montagne… ah non, peut-être aussi… arg… des hordes d’énormes moustiques assoiffés de sang ! Petite hésitation vu la beauté du paysage, puis nous capitulons et plions bagages pour trouver une terre moins hostile.

La descente se fait par la même petit chemin… (oui j’ai arrêté de parler de route…) Il ne faut vraiment pas croiser…. par exemple une voiture comme celle qui arrive… tout le monde s’immobilise, une discussion s’engage et la conclusion est sans appel, la conductrice va devoir retourner en bas en marche arrière, plus facile de ce côté là que de remonter pour le fourgon. Nous ressortons de là un peu plus tard, de retour sur la piste principale que nous continuons de parcourir jusqu’à un point situé à 860m d’altitude, un parking proche d’un chalet de montagne. Il fait encore chaud dehors (plus de 20°C) et dedans, nous sommes heureux de la découverte de cette route.

Nous apprécions au matin l’isolation faite sur le fourgon avec de l’Armaflex 32 mm… le capteur de température nous indique un minimum à 3,9 dans la nuit… et nous avons encore 14 à l’intérieur, nous avons bien dormi, rien senti sous notre couette douillette.

Nous repartons en passant un second barrage puis la route part dans les hauteurs… toujours pas très large, toujours en version gravel. Nous passons un chalet qui indique « airbnb », pas d’eau courant (il y a un lac), pas d’élec, 108 euros la nuit, mais quel environnement… Nous sommes en haut, il va falloir redescendre… là aussi une trèèèès belle route, digne de recevoir les roues cramponnées de belles GSA, qu’elles soient rouges ou pas (les autres, Indian par exemple, sont les bienvenues aussi, si elles osent…). Ça descend… ils ont renoncé à donner le pourcentage et ils ont sans doute raison… virolos, virolos, virolos… superbe… petite suée de temps en temps mais superbe… tiens, le GPS indique un drôle de lacet à venir, il y a une boucle avant le tronçon suivant… c’est un fait un tunnel… ou plutôt une caverne, taillée dans la roche, le sol en terre, pas éclairé… on a l’impression de s’enfoncer dans le centre de la terre… ça descend, ça touuuuurne… et hop on ressort… pour les lacets suivants… ça continue… frein moteur, au maximum pour ne pas faire chauffer les freins… ça tourne, ça retourne… et nous arrivons (enfin ?) en bas, près d’un lac que nous allons longer un moment après avoir fait une pause café petit dej près d’une belle cascade. Un troupeau de vaches en liberté sort de la forêt pour nous bloquer un moment le passage.

La fin de la vallée est proche, nous sommes heureux de cette belle découverte qui reste un peu exigeante en terme de route, et nous avons eu la chance de la faire par très beau temps.

Nous avançons ensuite pour rejoindre Andalsne et nous diriger vers la suite de l’itinéraire. Une petite sieste en bord de fjord puis nous arrivons en bas de la Trollstigen. De la pluie est prévue pour la fin d’après-midi et la nuit, nous préférons rester en bas dans un petit camping charmant, entouré de montagnes (pas le dernier avant la côte, trop de monde…). Pas cher, douche gratuite et à volonté, on profite pour une petite lessive et un peu de repos avant d’attaquer nouveau la montagne et aller vers… on verra où…

Et toujours avec nous, notre adorable Preik qui suit le mouvement, s’adapte, découvre des lieux, des odeurs, des animaux… et parfois ne veut pas repartir…

Les îles Lofoten

Après Senja et Andenes nous nous réveillons à Maurnes avec un objectif : les Lofoten. Nous passons devant le pont d’accès vers Langoya sans le prendre, nous avions bien exploré cette île lors d’un précédent voyage, avec un coup de cœur pour Nyksund, ancien village de pêcheurs abandonné et réinvesti par des artistes. Très joli, bout du monde, sentiment de plénitude, mais ça date d’il y a 9 ans, il faudrait voir comment ça a évolué, en attendant on garde l’image idyllique en tête et on va directement vers la route 822 et le petit ferry qui va nous conduire à Hanoy, aux portes des Lofoten.

Le quai est là mais le tout petit ferry n’y est pas… il n’y a qu’une courte ligne d’attente (contre 4 ou 5 pour d’autres) et une fois décrypté le tableau des horaires nous comprenons que les passages sont rares et surtout que le prochain arrivera dans beaucoup plus de temps qu’il ne nous en faut pour faire le tour. Nous revenons donc sur nos pas (très joli paysage…), retrouvons quelques points qui avaient attiré l’œil en passant, en particulier une canalisation pour l’eau qui doit produire de l’électricité.

Nous rejoignons donc la E10 et le début officiel de la route touristique des Lofoten. Nous avons décidé de faire l’aller et le retour, les vues ne sont pas les mêmes et surtout à l’aller nous cherchons un maximum de petites routes annexes, alors qu’au retour nous prendrons la route principale.

Nous entamons le tour d’Austvagoya par la route nommée « Midnattsolveien » qui veut dire « le solstice de minuit ». Première étape, un « trésor » laissé par Sandrine, Mickaël, Clémence et Noémie lors de leur passage ici en période plus neigeuse il y a quelques mois. Après avoir décodé les indications, nous trouvons la cache, derrière un mystérieux pilier. Merci à eux pour ce petit jeu à distance 🙂

Nous continuons cette belle route par un temps superbe et découvrons des petites plages, une eau limpide, le tout entouré comme partout dans les Lofoten de montagnes imposantes. Nous voyons plusieurs fourgons installés et j’avoue que nous les envions un peu, mais toutes les places sont prises… Toutes ? Non ! Un emplacement résiste encore et toujours à l’envahisseur, grâce à son chemin peu accueillant. Pas de potion magique pour nous mais des pneus Michelin Agilis CrossClimate, dont nous sommes ravis depuis le début du voyage et par toutes sortes de terrains. Nous n’avons pas pu équiper le fourgon de pneus BF Goodrich comme le 4×4 car il faut une réhausse des amortisseurs pour changer de dimension (si j’ai bien compris, pas eu le temps de trop regarder). Bref, les crampons de nos Agilis nous amènent sur ce petit bout de côte libre, avec sa plage, la vue, le soleil qui ferait presque mentir d’autres amis passés par là peu de temps avant et qui prétendent avoir eu un temps froid et humide. Vu les conditions l’itinéraire du jour s’arrête là, nous nous installons et profitons de la vue, du soleil, de l’eau aussi mais jusqu’aux genoux, elle est quand même froide… Preik lui se baigne sans hésitation et semblle apprécier le moment. C’est aussi l’occasion pour Karine de tester son cadeau d’anniversaire, un fauteuil gonflable qui a trouvé sa place dans la soute et n’en était pas encore sorti. On passe du mode « voyage » au mode « vacances » et ça fait du bien ! On sort même le panneau solai re pliant pour la première fois !

Le lendemain nous repartons et découvrons le reste des Lofoten par un temps un peu plus variable. Un choc par rapport à notre voyage d’il y a 9 ans : le monde ! Il y a des fourgons et des campings car, voir des voitures dans chaque petit emplacement disponible… on a l’impression d’être dans un jeu de chaises musicales où une fois le petit dej passé tout le monde se met en mouvement et avant la fin de la journée, quand la musique s’arrêtera, chacun doit trouver où se poser, si possible en dehors des campings d’ailleurs pas très remplis.

Nos petites routes nous font traverser des zones agricoles (culture et élevage) actives en cette saison, puis nous rejoignons Unstad par un enchaînement de tunnels et de petites routes. Le camping est toujours là avec sa boîte pour payer directement, nous nous souvenions d’une plage qui sont en fait des galets, et par contre l’école de surf est toujours là. Un panneau attire notre attention « meilleurs gâteaux à la cannelle du monde ». Soit ils se vantent vraiment, soit ils sont top… Stéphane, qui résiste comme d’habitude à tout sauf à la tentation, stoppe le fourgon et saute en chercher 2. OK, ils sont énormes, ils sont un peu chers… mais une fois posés un peu plus loin le midi et passés à la dégustation nous découvrons que nous avons en fait devant nous le croisement d’un kouign-amann et d’un gâteau à la cannelle. Dé-li-cieux ! Nous votons à la fois pour les reconnaître « meilleurs du monde » et pour les inscrire au patrimoine de l’Unesco.

Une fois remis et après une courte sieste digestive, nous rejoignons le bout des Lofoten. Ce sont quand même les dernières dizaines de kilomètres qui sont incroyables. Les petites maisons rouges (ou jaunes…) sur pilotis, les petits village à visiter comme Nusfjord, superbe.

Nous stoppons à A pour une balade au bout du bout puis démarrons le retour tranquillement mais sous une pluie battante. Les paysages sont très différents de l’aller, les nuages entourent les sommets, forment un plafond très bas dans lequel on n’a pas envie de se fondre. Petit arrêt le long de la E10, un peu avant Slovaer, où nous sommes tout à fait au calme pour la nuit puis nous terminons le chemin vers Narvik en découvrant que ce qui était indiqué comme un ferry est en fait un très beau (et payant) pont. Fin des Lofoten, nous avons vraiment le sentiment de connaître cette région maintenant.

Nous sommes également à la moitié de notre voyage, 6000 km parcourus, le Nord qui n’a plus trop de secrets en ayant écumé pas mal de petits recoins depuis la frontière Russe (Grense Jakobselv) jusqu’au bout des Lofoten. C’était l’objectif majeur de notre voyage, il va maintenant falloir choisir ce que nous voulons faire de la suite de notre périple, à suivre…

Senja

Nous revoilà sur un ferry de Brensholmen à Botnhamn. Preik nous a rejoint exceptionnellement dans la cabine du fourgon et est tout fier de cette nouvelle place que nous lui accordons.

Arrivée sur l’ile de Senja, on découvre un joyau dans un écrin de verdure. De la montagne verte et escarpée, on aurait pu y jouer les scènes du film le seigneur des anneaux.

Cette année il y a de gros travaux dans le tunnel principal ce qui nous oblige à faire des allers retours mais ça en vaut vraiment la peine.

Nous entamons donc notre périple vers Husoy, l’arrivée est spectaculaire avec une vue exceptionnelle sur la ville qui se trouve sur une petite île reliée par une digue.

On sort le pique nique et Stef trouve un spot pour faire décoller le drone afin de faire des prises de vues. Tout se passe bien quand le drone décide tout à coup de retourner à l’état sauvage, de partir en forêt, seul… OK, globalement, fausse manip du pilote, pente de la montagne et éloignement, le drone a sans doute percuté un arbre… On connaît ses dernières coordonnées, mais après de longues hésitations et quelques essais la conclusion est sans appel : trop dangereux. Nous repartons donc sans ce superbe outil de prise de vue, qui nous a donné de belles images entre autres en Islande et depuis ce voyage en Norvège (cf. article sur le Cap Nord). Les dernières images sont sauvegardées sur le téléphone qui sert d’écran lors du pilotage et heureusement une sauvegarde complète avait été faite après le dernier vol.

RIP le drone, pas facile à ce moment du voyage d’autant plus que nous espérions faire de belles prises de vues des Lofotens. Tant pis pour cette fois ci nous serons obligés d’y revenir 🙂

Nous reprenons la route après ce fâcheux incident, jolie route et tunnels, beaucoup de tunnels de plus en plus petits. Au virage qui mène à Fjordard Stef aperçoit un panneau qui indique « fish and chips », mon pécher mignon. Je suis persuadé qu’il m’a fait une blague et là surprise un petit resto nous attend près du port. Il est 16h pas grave faut bien se réconforter de la perte du drone. Petit fish and chips à partager en take away. Parfait, le sourire revient. Un des meilleurs que j’ai eu l’occasion de déguster .

Nous reprenons la route en passant par Steinfjord à cause du tunnel en travaux et découvrons une magnifique plage de sable blanc à Sersford standa. Nickel pour dégourdir les pattes de loulous. Preik se lâche ça fait 15 jours qu’il est en longe. Après une grande cavalcade, nous décidons de nous poser face à la plage avec ses sanitaires tip top, sol chauffé et plafond en verre certainement pour observer les aurores boréales, incroyable. La nuit sera venteuse et pluvieuse.

Lever aux aurores en direction de Mefjorvaer, charmant village où nous trouvons une géocache qui se trouve au niveau des sanitaires encore très chouettes, à croire qu’en Norvège ils ont des architectes spécialistes des toilettes.

Senja nous laisse une très bonne impression et mérite vraiment qu’on s’y attarde.

Vue l’heure on décide d’aller attraper le ferry de Gryllefjord qui nous emmènera vers Andenes.

1H40 de traversé houleuse pour ma part.

Arrivée à Andenes où mon adorable mari me prépare un thé brulant et des nouilles chinoise pour que je puisse me réchauffer. Toute la traversée allongée sur une banquette en plein vent ça n’aide pas. Le phare est très beau, comme la vue sur la mer depuis le port d’Andenes. Ce site est idéal semble-t-il pour aller voir des baleines (« whales safari »).

Nous traversons Andoya par la face Nord Ouest et nous nous installons dans un petit port, face à l’eau bien sûr et avec une vue sur le pont qui mène à Langoya d’un côté, que nous ne prendrons pas car nous connaissons déjà, en particulier Niksund. De l’autre côté se trouve le pont en direction des Lofoten, que nous prendrons demain…