Cap Nord !

Que dire sur cette étape ? La route est belle, très belle même ! Des virages, des montées, des descentes, des rennes un peu partout si on regarde bien…

La nature qui se manifeste aussi avec un bébé renard qui vient s’asseoir au bord de la route, une baleine qui sort le dos dans l’eau pendant que nous attendons de passer à des travaux. Bref, une journée comme on les aime, rude aussi avec des paysages lunaires, un vent à faire s’envoler Preik qui n’a rien demandé… Surtout une journée que je ne saurais pas aussi bien raconter que ce que vous pourriez ressentir en la vivant.

L’arrivée au Cap Nord : un grand parking plein de camping cars et avec un centre où il faut payer pour avoir le droit d’entrer pour y dépenser des sous… Mais surtout le Cap Nord, bout du monde, dernière terre avant le pôle nord ! (Ok je m’emporte, il y a les Svalbards à mi chemin…)

Les derniers kilomètres, que nous avons parcourus il y a 8 ans et que nous redécouvrons avec émotion, émotion aussi d’être là, tout en haut sur la carte. Bref, pas de mots pour décrire ce que vous pourriez y vivre ! Alors allez voir !

Vers la frontière Russe…

Nuit sous le déluge, tac tac tac, petites gouttes d’eau qui se sont formées juste sous le ventilo. Apparemment notre fuite n’est pas tout à fait résolue. On accroche un chiffon microfibre au plafond et on bourre de papier toilette autour histoire de contenir la fuite. Stef a ajouté la cape de pluie sur lui histoire de ne pas tremper la couette si jamais ça tourne mal.

2 h du matin je vois bien que mon chéri dort mal tracassé et essayant de remettre la cape de pluie dès que celle-ci bouge. Je prends la place et sombre sans soucis ni tracas. Matin chiffon un peu mouillé mais rien de grave. Ces petits tracas disparraissent très vite quand au matin on a la chance de voir la nature se réveiller.

Nous prenons la route vers Grense Jakobselv afin d’aller voir la chapelle du roi Oscar II, le bout du bout de la Norvège du Nord à quelques mètres de la frontière Russe.

Nous passons tout d’abord devant la frontière terrestre pour ensuite prendre une petite route en très mauvais état puis de la piste.

Plusieurs panneaux nous informent de ce que l’on ne peut pas faire : pas de photos de personnel militaire russe, pas de geste offensants vers la Russie et j’en passe. Seule une petite rivière fait office de frontière. C’est impressionnant, des caméras veillent, on sent que l’on est observé.

Petit picnic tout au bout le temps de chercher une géo cache que nous ne trouvons pas, avant d’aller faire un tour à la chapelle. Une fois en haut des marches la gardienne nous dit de faire vite car la saison estivale est terminée et la chapelle ferme au public. On entre le temps de faire quelques photos tout en remerciant de nous avoir permis de la visiter.

En route direction Kirkenes, ville pas très jolie, terminus de l’hurtigruten.

Nous retirons de l’argent Norvégien (10 NOK = 1 €) avant de reprendre la route vers BugØnes ou Stef a repéré un petit bistrot qui sert du King crab…..ça ne sera pas du crabe ce soir mais une omelette car le tarif est élevé : 64,50 € l’assiette pour une personne.

On commence à chercher pour se poser pour la nuit mais les emplacements indiqués par park4night sont tous pris dans le village.

Nous repartons et trouvons un spot sur la route au milieu de rien avec la mer pour toile de fond. Parfait ! Petite balade avec Preik, manger et dodo. Nuit venteuse mais réparatrice.

Lever avec 9 heures de sommeil au compteur parfait !

Nous reprenons la route avec quelques missions logistiques pour commencer : vider les poubelles, faire quelques courses et surtout faire le plein d’eau. Cette dernière tâche est effectuée dans la station service où nous faisons le plein. La caissière nous donne la clé et nous pouvons aller nous servir gratuitement. C’est le bon moment pour remplir les 2 bidons de 20 litres qui nous servent de réserve et pour la douche, le bidon « lifesaver » de 18 litres qui nous filtre l’eau potable et le bidon de 10 litres qui alimente l’évier. Tout est plein, nous avons 4 à 6 jours d’autonomie en fonction du nombre de douches prises.

Départ pour le phare de Slettnes. La route est magnifique. Longue pose face a un fjord, balade avec Preik qui se fait une beauté en se roulant dans la crotte de renne et prises de vues drone pour Stef après vérification du droit de vol à cet endroit (une appli donne les zones et permet de voir où sont les aéroports, on ne doit pas voler à moins de 5 km).

Nous reprenons la route. Celle-ci est très minérale et lunaire, tout ce qu’on aime !

J’ai du mal à imaginer que l’on ai pu faire cette même route il y a 5 ans à moto. Ça me paraît complètement fou, cette impression d’être seuls au monde, le froid, le vent et pourtant on l’a bien fait, ça a même donné des idées à nos amis Damien et Karine, qui sont encore en train de redescendre avec des conditions pas toujours top. Bravo à eux.

Nous traversons le petit village de Mehamn puis Gamvik avant d’arriver au phare de Slettnes, le plus septentrional du monde (même latitude que l’Alaska), toujours aussi beau. Du vent, encore du vent et des rennes qui paissent tranquillement. Trop de vent pour un vol de drône, on va attendre que ça se calme. Nous sommes installés pour la nuit juste à côté du phare.

Nous partons pour une grande balade avec Preik pour trouver la geocache déjà débusquée il y a 5 ans, un travel bug vient d’y être déposé d’après le site (géocatching.com). A peine partis nous croisons une procession, un débarquement d’italiens en camping car, ils sont 15 véhicules ! On verra au retour ce que ça donne… La balade nous amène à travers la lande, accompagnés d’un troupeau de rennes…..petite appartée pendant que je tape ce texte une maman renne et son petit s’approche tout doucement en me regardant moment absolument magique …..nous continuons donc notre recherche de cache, nous trouvons quelques mûres arctique sur notre chemin, ça a un goût et une odeur très particuliers. Nous trouvons enfin notre objet voyageur qui vient de France. Nous en déposons 2 autres que nous avions récupéré lors de notre road trip en Australie.

Nous repartons voir ce que donne le campement. Hagrrrrrrr On est tout collé serré, même pas 1 mètre entre notre porte et celle du camping car qui s’est garé juste côte. Tous le monde n’a pas la même conception de l’espace vital. Hop on remonte et partons chercher un spot plus calme. Nous trouvons notre bonheur 500 mètres plus loin avec vue sur le phare, la mer et les rennes. Petit apéro, on mange à l’intérieur et gros dodo.

Levé 7 h, balade dans la lande avec Preik. Petit déj fantastique sous le soleil avec nos amis les rennes qui passent nous faire un petit coucou, une maman et son petit. Deuxième cadeau une tache brune au loin se déplace, je saute sur les jumelles, un renard se déplace à la recherche d’une proie. La journée commence vraiment bien.

Remontée de la Finlande

La seconde nuit à bord a été reposante, petit déjeuner au buffet du ferry puis dernière promenade sur le pont pour Preik, histoire pour nous de voir la terre Finlandaise arriver. Dernières discussions avec ceux que nous retrouverons peut-être plus loin sur la route : la française qui a de la famille en Finlande et voyage avec son mari russe et leur ado de 11 ans, le finlandais qui rentre après 4 semaines en goldwing avec une mini caravane derrière, le français des environs de Toulouse qui part sur une Triumph vers le Nord, Bob et sa femme, anglais en camping car qui vont dans la même direction, … Les affaires sont rangées, nous sommes prêts à débarquer. La voix (pas celle dans notre tête, une qui parle dans le bateau, si si je vous assure) préviens que les conducteurs ayant leur véhicule au pont 5 (les grands véhicules) peuvent s’y rendre. Pont 5, mais c’est nous ça ! Go go go, on rejoint le fourgon bleu qui nous attend sagement, on charge les affaires, le chien, les maîtres… Petite vérification avec l’appli bluetooth de chez Victron, la batterie de service (dédiée à nos besoins pour la partie habitable) est à 43% et la glacière à compression fonctionne toujours, tout est au frais, parfait ! Ready, c’est… ah ben non c’est pas parti, il y a des gens pas réveillés qui bloquent la file… Bref, quelques minutes et quelques manœuvres après, les roues touchent la terre finlandaise. Aucun contrôle de douane, nous sommes rapidement sur la route.

Direction le nord ouest, un peu en diagonale pour rejoindre la côte mais éviter Vaasa où se tient un grand festival. Nous visons Kokkola pour notre première escale. La route se passe bien et les 520 km sont avalés après quelques petites pauses. Nous découvrons cette partie plutôt agricole de la Finlande et arrivons au bout d’une piste de 7 ou 8 km à un petit port qui va nous accueillir pour la nuit. La vue sur la mer est belle, peu de monde, parfait ! Les moustiques sont quand même assez nombreux mais tenus à distance par le vent. Nous installons quand même les moustiquaires de chez Gifi, quelques euros qui nous séparent de ces bestioles qui ressemblent plus à des seringues qu’à des moustiques. Pas de douche (on a un petit évier quand même hein…) et nous profitons des installations du port : WC sec correct, avec araignées intégrées, nickel ! Petit vol de drone pour immortaliser le moment et hop, au dodo.

L’étape suivante nous mène le long de la côte ouest, où nous découvrons quelques églises, quelques villages ou villes de taille moyenne, et nous arrivons dans l’après-midi un peu au dessus de Kemi, sur un espace en bordure de rivière, équipé là aussi de WC secs et aussi d’une cabane pour faire un feu. Nous installons le matériel pour faire une bonne douche : bidon d’eau, Kampa Geyser (chauffe eau) relié au gaz, à l’électricité pour faire fonctionner la pompe immergée dans le bidon. L’eau est chaude instantanément et nous prenons la douche dans la tente popup prévue pour cet usage. Lecture au calme dans nos fauteuils, repas cuisiné sur le réchaud (riz, chorizo, riste d’aubergines), puis nous nous mettons à l’intérieur pour lire encore un peu et dormir, il est quand même 21h !

Après cette nuit très reposante nous continuons la montée et rejoignons Rovaniemi et plus particulièrement le village du Père Noël. Nous sommes donc au cercle polaire ! Pour ceux qui ne connaissent pas, ce cercle, qu’on ne trouve pas sur le sol sauf à quelques endroits comme ce village, est la ligne au dessus de laquelle il y a au moins une journée dans l’année où le soleil ne se lève pas du tout. Et plus on monte au nord, plus le nombre de jours d’obscurité est important en hiver, et inversement en été où le soleil ne se couche jamais. Bref, on est bien au nord ! Quelques photos, des souvenirs (autocollants, peluche), un bon latte accompagné de son gâteau à la cannelle et hop, en route toujours vers le nord.

Les premiers panneaux « attention, présence de rennes dans la partie nord de la Finlande » apparaissent. Les premiers rennes aussi, un petit sans bois d’abord, puis un groupe de 3 gros sur la route, et ça continue régulièrement, comme pour agrémenter notre voyage. Nous nous arrêtons dans quelques boutiques sami qui vendent des bois de rennes, de l’artisanat (dont un superbe collier pour Preik) et des espèces de crêpes épaisses garnies de saumon, très bon !

La route se poursuit, nous repassons devant le site où on peut trouver de l’or dans la rivière, où nous nous étions arrêté il y a 5 ans, puis nous rejoignons Inari. La station service où nous avions retrouvé un autostoppeur allemand qui allait vers le cap nord a changé de place, une nouvelle a été construite plus loin. Nous faisons le plein (gasoil à 2€20, ça monte mais ça reste acceptable, d’autant que nous sommes à 7,8 litres aux 100, moins que prévu pour un fourgon chargé et équipé) et repartons en direction du nord du lac d’Inari, 40km plus loin (ce lac est immense…). Nous trouvons un site proche du lac mais en pleine forêt. Nous sommes totalement autonomes donc pas de soucis pour s’arrêter où bon nous semble : nous avons de l’eau en réserve, des WC secs et l’électricité se recharge pendant que nous roulons grâce à un chargeur DC DC de chez Victron relié à l’alternateur du véhicule. Quand nous arrivons aux étapes la batterie est pleine et nous pouvons recharger nos équipements. Nous avons aussi la possibilité de recharger sur le 220v quand il y en a (ce qui n’est pas le cas au milieu de la forêt) ou avec un panneau solaire pliable que nous installons si nous restons plusieurs jours au même endroit. Il pleut donc le TARP de chez Decathlon est installé sur le côté du fourgon, nous pouvons gérer le repas et écrire en étant à l’abri.

La fraîcheur du nord se fait sentir, la condensation est visible quand on souffle… Au menu pour se réchauffer (même si le froid ressenti en voyageant en fourgon, même sans chauffage, n’a aucun rapport avec celui de nos amis qui font le même trajet avec quelques semaines d’avance, à moto et sous la tente, on connaît bien, bravo !) : nouilles chinoises et compote de pommes. Nous installons ensuite le Kampa Geyser pour la douche chaude au milieu des bois et finissons de tout ranger sous une pluie qui devient soutenue, les choses sérieuses commencent…

L’écriture se termine dans le fourgon, à côté des serviettes qui sèchent, avec le chien endormi dans sa niche et Karine qui profite de son roman à défaut de pouvoir geeker car nous n’avons pas accès à internet ici.

Demain, en route pour la Norvège et plus particulièrement Kirkenes…

La croisière s’amuse…

Appareil photo prêt pour immortaliser l’entrée de phareweizh dans le ferry. On attend patiemment notre tour…. On y est presque quand soudain un wouaf nous parvient de l’arrière. Preik exprime son mécontentement, il est presque 1 heure du matin. Je passe derrière avec lui et là go go go monsieur carotte (le gars qui enlève les plots devant chaque file d’attente afin que les voitures s’engagent sur le ferry) nous libère enfin. Pour la photo ça ne sera pas pour cette fois.

On suit la voiture gyro jusqu’au pont 5, là où sont parqués les véhicules ayant un plus gros gabarit (caravanes, campings car, bus etc..) ce sont ceux qui entrent en dernier et les motos en premier.

On descend du fourgon et Preik commence à nous faire la danse du ferry qui consiste à aboyer en sautant sur place, ce qui décroche des petits sourires du personnel navigant.

Hop un coup d’ascenseur jusqu’au pont 7 et nous voilà dans notre « pet cabine ». Dépose des sacs a dos et petit tour sur le pont réservé aux chiens. Là trône un grand bac à litière où un semblant d’arbre sert aux levés de pattes.

Loulou a compris du premier coup et s’attelle à cet exercice périlleux.

Extinction des yeux il est presque 2 h. Réouverture des yeux, nouveaux bruits, grognements de l’ours (je parle de Preik bien sûr), redodo… wouaf wouaf les moteurs vrombissent à plein régime, on est partis. 3 h du mat Morphée m’attend, Stef n’a pas attendu pour tomber dans ses bras.

5 h ouverture des paupières on n’a pas fermé les rideaux il fait jour et le soleil est en train de se lever.

J’ ai la dalle. Le p’tit déj est servi à 9h30 ça va être long et même pas un p’tit truc à grailler ça craint, va falloir être forte. Je dévore mon bouquin. Ma petite troupe émerge enfin. On patiente jusqu’à 9h10 et là on craque et nous filons à grands pas au resto…c’est déjà ouvert !!! C’était 9h30 ils sont en avance, sans doute pressés par la foule affamée. 

Nous avons pris la formule brunch (on peut entrer 2 fois dans le resto de 9h30 à 13h. Du coup ça nous fait le p’tit déj et le repas du midi. Comme dans nos souvenirs le buffet est gargantuesque. On repart repus en se fixant 12h pour y retourner.

11h on est cool, allongés sur des chaises longues au soleil a siroter un latte.

Ding Dong annonce au haut parleur il ne reste qu’une heure avant la fermeture du brunch…..c’est quoi ce bazar ce matin ouverture avant et maintenant fermeture plus tôt…on se précipite et passons devant une horloge et là il est déjà midi….on a zappé le décalage horaire + 1 h tout s’explique.

La journée se passe : lecture, bières, « balade » sur les 2 ponts réservés aux chiens et les discussions avec un couple, elle française d’origine Finlandaise et son mari qui est russe. Preik s’amuse avec Gakko leur berger créole.

19 h repas du soir, on a du bol la table qui nous a été attribué pour la traversée de trouve juste face à la mer. 

Coucher de bonne heure demain matin arrivée prévue à 9 h à Helsinki.

Riantec – Travemunde

Le début de note périple se décompose en 4 étapes pour un total de 1607 km. Nous avons décidé de prendre notre temps pour rejoindre le port de Travemunde…

La première étape nous amène à Erquy pour une soirée familiale. Merci à nos hôtes pour l’emplacement pour le fourgon et pour la très bonne soirée avant de partir. Merci aussi à ceux qui se sont testés et qui ont eu raison de la faire et ne sont donc pas venus… on espère que tout le monde va bien…

Pour la suite nous sommes autonomes mais pour gagner du temps et ne pas risquer d’avoir pendant la nuit un « hello, Polizei, forbiden here for the night ! », nous avons décidé de réserver des emplacements en utilisant le site homecamper. Il s’agit d’un site qui permet de réserver chez des particuliers, moins cher qu’un camping et surtout très sympathique car nous rencontrons (presque) toujours les hôtes, ce qui permet de discuter de leur région, du voyage en cours, …

Nous allons donc jusqu’à Marcheville où Catherine met à disposition les pâtures de ses cheveaux. Elle nous a prévenu dans la journée qu’elle ne pourra pas nous accueillir à cause d’un impératif professionnel, nous nous installons et profitons du calme de ce lieu. Karine part explorer et s’approche d’une cabane en bois qui est dans un coin de la prairie, proche de la clôture qui nous sépare d’un cheval. Elle tombe nez à nez avec l’autre cheval, qui se trouve en fait avec nous et dont Preik va apprendre à apprécier la présence… Douche et dîner sont gérés puis nous partons faire un tour dans la forêt toute proche.

Une bonne nuit et un bon petit déjeuner, nous sommes prêts à avancer ! Un bref passage en Belgique nous permet de retrouver la gestion étonnante de la propreté dans les aires d’autoroute (pour le dire clairement, le restaurateur de l’aire met un panneau pour s’excuser de l’inaction des autorités en charge de la propreté du lieu…le résultat est.. immonde), mais aussi de goûter les frites belges, avec mayo !

Nous continuons via les Pays-Bas puis entrons en Allemagne où, après quelques bouchons, nous rejoignons l’espace mis à disposition par Markus à Rees. L’espace est très agréable, il y a quelques arbres, de l’eau à disposition et possibilité de faire de belles promenades juste à côté, ce que nous faisons dès en arrivant pour dégourdir les pattes de notre Golden, si sage pendant les longues étapes ! Quelques moutons, une cigogne puis la découverte bucolique se transforme en découverte de la pluie locale, qui mouille tout autant que la nôtre ! Nous rentrons donc trempés au fourgon et apprenons à gérer cette météo capricieuse qui sera sans doute notre lot quotidien une fois dans le nord.

Repas, douche, installation des toilettes, la routine du campeur se met doucement en place. Coucher très tôt, lever pas si tôt, nous récupérons de bonnes heures de sommeil dans un lit très confortable (sommier de 140×190 à lattes, matelas mousse classique, le tout installé en largeur dans le fourgon, ce qui laisse 193 cm, parfait pour les 183 cm de Stéphane).

Nous repartons bien reposés le lendemain matin et commençons la journée et croisant un élan, hum non, pas réveillés, et pas assez au nord encore… ça doit être une biche ou un chevreuil…

Nous continuons la route par l’A1, qui passe près de Hambourg puis bifurque vers Travemunde. Les bouchons ou ralentissements sont nombreux, la journée passe doucement et nous arrivons vers 18H30 chez Frauke à Kasseedorf, tout près au nord de Travemunde. L’espace mis à disposition (1 des 2 coins plats du grand terrain) est proche de beaux arbres et nous avons une belle vue sur la campagne, les poules et la belle maison. Nous installons comme les autres jours nos toilettes sèches dans une tente pop up et nous profitons de notre plaque à gaz Cadac, qui se transforme en plancha/grill, pour préparer un bon dîner.

Très bonne nuit et notre hôte nous vend des oeufs et du bon pain pour le petit-déjeuner. Nous prenons notre temps car le quai d’embarquement est tout proche, quelques dizaines de kilomètres. Nous nous renseignons auprès d’un autre couple de campeurs et auprès de Frauke pour savoir où aller passer la journée. Les côtes toutes proches semblent très touristiques, elle nous oriente vers Eutin, petite ville au bord d’un superbe lac au bord duquel se trouve un beau parc. La boule de poils et ses maîtres profitent du lieu, belle marche, belles vues, petit repas (Buritos de falafel que les allemands font très bien) puis sieste sur les hamacs au bord du lac.

Nous parvenons ensuite à trouver des poubelles pour nos déchets quotidiens, puis nous prenons la direction de la côte qui est touristique mais superbe et nous arrivons tôt au « Skandinaviankai » que ceux qui ont pris ce bateau connaissent bien. Des lignes, des guichets fermés, un magasin duty free au bout de la passerelle, rien n’a changé depuis 2017 où nous avions pris ce bateau avec notre BMW 1200 GSA pour nous diriger vers le nord jusqu’à Hamninberg.

Une longue attente commence, ponctuée de discussions avec les autres personnes de la file, de petits tours au duty free, d’écriture et de sauvegarde de photos.

Vers 21h/22h, le bateau arrive et se met en place pour laisser sortir les passager qui arrivent d’Helsinki, hop hop hop, laissez nous la place ! Dans quelques heures tout aura été nettoyé, les cabines seront à nouveau prêtes pour les suivants dont nous faisons partie, dans une cabine où les chiens sont autorisés. Le sauna sera ouvert jusqu’à 4h du matin et pendant la traversée nous pourrons profiter du pont de promenade pour animaux et ensuite des divers buffets de petit dej, brunch et dîner.

Vous pouvez suivre le bateau ici, nous, on sera dedans !

https://www.vesselfinder.com/fr/?imo=9319466

A bientôt pour la suite des aventures, en Finlande…

D-Day

Enfin le grand jour. Ça fait deux ans que j’attends moi…depuis le temps que mes maîtres m’en parlent de la Norvège et oui ils m’ont même appelé Preik référence au Preikestolen, la classe quand même.

Bref suis épuisé…. ça fait deux mois que je me tape le bal des livreurs, tantôt pour l’isolation du fourgon, tantôt pour des autocollants alors je vous dis pas les allers retours au portail histoire de rien louper c’est pas rien. Et puis les après midi entiers au cul du fourgon à vérifier que mes maîtres bossent correctement sur ma niche, faut toujours tout surveiller.

Cette nuit a été bof bof, j’ai dormi en bas dans le garage comme un pauvre malheureux au pied des sacs… ben oui on ne sait jamais : voleurs, les maîtres qui m’oublient, tout peut arriver ! Donc dans le doute j’ai gardé un œil ouvert.

Ce matin 7 heures tapantes suis allé les chercher, ça faisait un moment que je les entendais blablater… bon c’est pas le tout mais moi j’ai mal dormi donc hop un p’tit saut dans leur lit discretos, comme je suis tout blanc je me confonds avec la couette ni vu ni connu…. je dois avoir un effet soporifique car une fois blotti contre eux tout le monde s’est rendormi, bon j’ai quand même gardé ma patounne sur le bras de maîtresse des fois qu’elle se lèverait en traître.

Maître bosse aujourd’hui et Maîtresse termine de remplir Phareweizh. Je supervise l’ensemble de très prêt. Faut rien oublier, surtout mes croquettes, 14 kgs faudrait pas que je meurs de faim là bas.

Mon panier est installé dans ma niche sur roue, mon gros coussin recouvert de ma couverture réfrigérante histoire que je n’ai pas trop chaud. Il y a même un thermomètre connecté qui donne la température de mon dodo, un vrai coq en pâte ou devrais-je dire un golden en pâte.

J’attends !

J’attends le top départ planté devant le fourgon suis ready, passeport à jour, vaccins ok, vermifuge ok !

Go Go Go………….

Préparation du fourgon

Nouveau projet après la moto + tente et le 4×4 avec tente de toit : le fourgon aménagé. Enfin, on devrait dire aménageable dans un premier temps… Nous avons récupéré ce Peugeot Boxer H2L2 bleu dans son jus… au niveau visuel et au niveau olfactif ! Il y avait du boulot !

Première étape : on vide tout, grand nettoyage, on enlève tout ce qui est inutile et on commence à s’approprier l’espace…

Ensuite, isolation avec de l’Armaflex 32mm sur toutes les parois et le sol, en attendant des couches plus fines sur les montants pour éviter les ponts thermiques.

On continue avec l’installation d’un lanterneau / ventilateur…

Reste ensuite à aménager l’intérieur, en prévoyant une belle place pour le transport de Preik (notre Golden Retriever), un lit qui sera validé en transversal après calculs et essais, des tiroirs issus de notre ex aménagement de 4×4, idem pour l’électricité ( chargeur Victron DC DC 12v pour charger quand on roule, chargeur 220V au cas où et chargeur solaire pour les étapes statiques).

Et pour finir, de la déco intérieure et extérieure… (on vous fera la visite du fourgon chargé et opérationnel dans un autre article…)

Départ pour la Norvège dans 4 jours, après 2 ans d’attente…